«Une activité physique adaptée est plus efficace qu’un médicament»

22 février 2019

L’Inserm (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale) a étudié l’impact de l’activité physique sur 12 maladies chroniques. Conclusion : une activité physique adaptée peut faire mieux qu’un médicament.

image
L’activité physique adaptée, c’est comme un médicament à prendre à vie, et contrairement aux médicaments pas d’effets secondaires mais un effet moral et physique positif.
Zut! où sont mes baskets ?


Les gilets racistes ou que reste-t’il des gilets jaunes ?

21 février 2019

Du mouvement sympathique et justifié des gilets jaunes du depart il y a plus de 3 mois, il ne reste aujourd’hui qu’un mouvement désorganisé, sans leadership et sans direction pour l’avenir.
Des opposants violents au régime se sont intégrés à la popularité des manifestations afin de renforcer leur position. Ce sont des extremistes – islamo-gauchistes ou salafistes de droite, – violents, racistes, antisemites.
Des gilets jaunes nous voilá aux gilets racistes et antisemites. Terrible !

1.6957369.3409355046


Qu’y a-t-il derrière ce qu’on appelle « intelligence artificielle » ?

17 février 2019

L’intelligence a longtemps été considérée comme un trait distinctif de l’homme. Au XVIIe siècle, le mot était employé, nous dit le Robert, pour désigner un « être humain en tant qu’être pensant, capable de réflexion ». Avec l’intelligence artificielle, la machine est supposée acquérir cette capacité humaine.

Or l’intelligence artificielle relève pour l’instant du mythe.
Les machines « savent » bien sûr  battre les hommes les plus forts du monde au jeu de go ou à « Jeopardy! ». Mais il s’agit de compétences extrêmement étroites, dévorant des quantités d’énergie infiniment supérieures à celle d’un cerveau humain. Les machines les plus puissantes au monde font penser à ces génies des mathématiques incapables d’aborder quelqu’un dans la rue pour demander leur chemin.

« Statistique + informatique »
Qu’y a-t-il donc derrière ce qui est commodément baptisé « intelligence artificielle » ? La réalité est prosaïque : c’est tout simplement… l’association de l’ordinateur et d’Internet ! L’ordinateur, avec une capacité de traitement de l’information qui a augmenté depuis un demi-siècle à un rythme extravagant . L’Internet, avec une capacité colossale de collecte et de transmission de données.
« Intelligence artificielle = statistique + informatique »

Juste et lapidaire, cette équation mérite tout de même d’être complétée d’un point. La puissance de calcul et les montagnes de données permettent des formes d’apprentissage automatique (« machine learning » puis « deep learning »). C’est ainsi que les chercheurs ont pu faire des pas de géant depuis une bonne décennie en matière de reconnaissance visuelle et vocale. Ils vont sûrement réaliser d’autres progrès spectaculaires dans les années à venir.

ob_611cf0_2-2

Ce qu’on appelle « l’intelligence artificielle » ne reste cependant qu’un outil. Un outil fantastiquement puissant, mais seulement un outil. Une « plate-forme technologique », qui « peut être déployée pour ne pas faire seulement de l’automatisation, mais aussi pour réorganiser la production de manière à créer de nouvelles tâches humaines hautement productives ». Là aussi, l’intelligence artificielle fera ce que décide l’intelligence humaine.


« Idiss » ou l’horreur pétainiste alliée des nazis

15 février 2019

« Idiss » est un livre historique, trés pénible, tragique qui met en relief l’horreur pétainiste alliée des nazis. Oui la France a trahi ses citoyens Juifs.

Idiss, c’est la grand-mère juive de Roger Badinter, née en 1863 dans le Yiddishland, à la frontière occidentale de l’Empire russe où un antisémitisme virulent trouvait dans ces régions frontalières un foyer constamment prêt à s’allumer.

Idiss c’est ses deux fils Avroum (23 ans) et Naftoul (21 ans) qui quittent la Russie pour Paris. Ils deviennent des « citoyens français de confession israélite ».

Ce terme « israélite » montrait qu’ils étaient des Français, juifs seulement par leur religion, comme d’autres étaient catholiques ou protestants. La France était leur patrie, le judaïsme leur religion. La République laïque consacrait ces principes. Tout était clair pour ces Israélites français, ardents patriotes et républicains convaincus.

Idiss et sa famille c’est le grand amour pour Paris et la France mais …

Cet amour n’était pas toujours payé de retour. Les Français, en majorité catholiques et ruraux, ne connaissaient souvent des juifs que les clichés hostiles ou méprisants, répétés inlassablement à leur sujet : ils étaient riches, avares et étrangers à la « vraie » France, celle des villages et des églises dont les clochers se dressaient dans le ciel.

Mais bien des Français ne les considéraient pas comme de « vrais » Français, même s’ils l’étaient depuis des siècles. Pour eux, les juifs avaient beau donner tous les gages du patriotisme, ils n’en demeuraient pas moins des étrangers sur la terre de France, plus hospitalière dans ses lois que dans les cœurs.

Pour l’auteur, Robert Badinter, petit fils d’Idiss l’enfance prend fin le 10 mai 1940, lorsque les armées allemandes se ruèrent sur la Hollande et la Belgique et comme pour beaucoup d’immigrés naturalisés, la question se posait toujours : les Français d’origine me considèrent-ils comme un des leurs ?
C’est l’époque des grandes rafles. La population juive étrangère de Paris est plongée dans la terreur. Les juifs naturalisés français découvrent l’abîme qui s’ouvre devant eux.

Dès le mois de juillet 1940, alors que la nation connaissait le pire désastre militaire de son histoire, que le pays tout entier n’était plus qu’un corps blessé, à quoi en effet se consacrait en priorité à Vichy l’entourage du maréchal Pétain, chef de l’État français ? À rédiger des lois contre les naturalisés, les immigrés et les juifs.

Simon Badinter – père de l’auteur – fut arrêté à Lyon, le 9 février 1943, sur ordre de Klaus Barbie, et déporté au camp d’extermination de Sobibor, en Pologne, par le convoi no 53 du 25 mars 1943. Il n’est pas revenu
Naftoul Rosenberg – oncle de l’auteur- fut arrêté à Paris sur dénonciation, et déporté au camp d’Auschwitz-Birkenau par le convoi no 12 du 29 juillet 1942. Il n’est pas revenu.

Souvent, je me suis interrogé : que pensait-il lorsque, à Drancy, en mars 1943, il montait dans le train qui le conduirait au camp d’extermination de Sobibor, en Pologne ? Arrêté à Lyon par Klaus Barbie, et déporté sur son ordre, c’était aux nazis qu’il devait sa fin atroce, à quarante-huit ans. Mais au camp de Pithiviers ou de Drancy, qui le gardait, sinon des gardes mobiles français ? Tel que je l’ai connu, aimant si profondément la France, a-t-il jusqu’au bout conservé sa foi en elle ? On ne fait pas parler les morts. Mais cette question-là, si cruelle, n’a jamais cessé de me hanter.

Ce recit « Idiss » a valeur d’avertissement, 2019 peut reproduire 1939, il suffit de voir cette nouvelle vague antisémite dans les contours des Gilets Jaunes, les tags antisémites sur un magasin de bagels, la représentation de Simone Weil dégradée par des croix gammées, ect..ect. Paris fait peur mais en 2019 contrairement à 1939 il y a un refuge pour les Juifs, Israel.

PS: ajoutons et c’est terrible
Insultes antisémites contre Alain Finkielkraut en marge de la manifestation des « gilets jaunes » à Paris ce samedi.
« Barre-toi, sale sioniste de merde », « grosse merde sioniste », « nous sommes le peuple », « la France elle est à nous », ont crié plusieurs manifestants qui défilaient boulevard du Montparnasse, et qui venaient d’apercevoir l’académicien. Oui, encore une fois Paris fait peur!

Note: un livre historique pénible et tragique, on ne peut noter un tel livre sur l’échelle RG.


Oh rage! Oh désespoir! Oh richesse ennemie!

20 janvier 2019

L’équation qui crie à l’explosion des inégalités:

26 milliardaires = la moitié de l’humanité

Les 26 plus riches détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité

Le fossé qui s’agrandit entre les riches et les pauvres pénalise la lutte contre la pauvreté, fait du tort à l’économie et alimente la colère dans le monde.

La richesse de l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d’Amazon, a atteint 112 milliards de dollars l’an dernier.

Résultat les gilets jaunes, le brexit, la guerre civile autour de Trump,…. les 3 puissances occidentales sont en faillite et Jeff Bezos et ces 25 autres énergumèness en sont la source.

A l’autre bout du monde …. la misère.
Il y a AmaZone et l’autre Zone !

afp-b49eabfe9f6c5cc2bc95e7d1ccc96d8b0d11cdb7


Où va la France ?

14 janvier 2019

Avec 30 questions proposées par Macron
et 60 millions de français
soit 1800 millions de réponses
on peut vraiment se demander où va la France ?

 
41824182-1


L’évangile d’après Judas Iscariote d’Amos Oz

14 janvier 2019

En version française le roman se nomme Judas, mais le titre original est L’évangile d’après Judas homme des Krayot

Un roman simple mais grandiose.
L’écriture d’Amos Oz retransmet en toute simplicité la beauté des choses, de la nature, de Jerusalem, que je regrette de n’avoir pas lu le roman en version originale.

L’histoire se déroule en hiver, entre fin 1959 et début 1960. On y parle d’une erreur, de désir,d’un amour malheureux et d’une question théologique inexpliquée.
Trois personnages au total, l’étudiant Shmuel , Wald le vieillard et Atalia la femme

Shmuel
« Il était âgé d’environ vingt-cinq ans, corpulent, barbu, timide, émotif, socialiste, asthmatique, cyclothymique, les épaules massives, un cou de taureau, des doigts courts et boudinés : on aurait dit qu’il leur manquait une phalange. Des poils crépus, comme de la paille de fer, lui poussaient par tous les pores des joues et cou. Sa barbe fusionnait avec sa tignasse frisée et rejoignait les boucles de sa toison. Hiver comme été, il avait l’air survolté, en sueur. « 

Wald
« Un vieil homme, une couverture jetée sur les épaules, tel un châle de prière, était assis derrière le halo lumineux, entre deux chariots métalliques bourrés de livres, de dossiers, de classeurs et de cahiers volumineux. Il parlait au téléphone. Il était laid, de haute taille, les épaules larges, difforme, bossu, le nez acéré comme le bec d’un oiseau assoiffé, le menton pareil àune faux. Une belle chevelure grise, presque féminine »

Atalia
« La belle femme distante au regard perçant et ironique dont la voix chaude au timbre lent et sensuel démentait les sarcasmes »

Un huis clos à premiére vue mais au premier plan le tragique du vécu des personnages, les relations humaines entre l’étudiant et la femme belle et veuve de guerre, sur fond de décor de la Jerusalem partagée d’avant 1967, l’analyse du pour ou contre la création d’un Etat, de la guerre, la force des armes, et surtout le retour sur l’histoire judéo-chretienne et le role que l’Eglise a donné à Judas devenu symbole du traitre puis du Juif.

Amos Oz nous raconte Jésus dans la tradition juive à travers les âges, Jésus et Judas. Jésus et les Juifs.

Jésus était l’unique mortel dont « on peut dire sans exagérer que sa mort a eu plus d’importance que sa vie »

Que de discriminations, de persécutions, de souffrances et de sang innocent versé par nos ennemis au nom de Cet Homme!

Jésus était un Juif pieux qui n’entendait absolument pas fonder une nouvelle religion ni se prendre pour Dieu, et ce n’est qu’après sa mort que la chrétienté aurait dénaturé,le personnage pour les besoins de la cause en lui octroyant une dimension divine.

Jésus n’était pas chrétien. Il est né et il est mort juif. Il n’a jamais eu l’intention de fonder une nouvelle religion. C’est Paul, Saül de Tarse, qui a inventé le christianisme. Jésus lui-même dit explicitement : “Je ne suis pas venu abolir la Loi.” Si les Juifs l’avaient reconnu, l’histoire aurait été différente. L’Église n’aurait pas existé. Et peut-être que l’Europe aurait adopté une version plus souple et épurée du judaïsme. Nous aurions évité l’exil, les persécutions, les pogroms, l’Inquisition, les massacres, les discriminations, sans parler de la Shoah

Ces religions, en particulier celles nées au cours des siècles derniers et qui continuent à séduire les croyants, étaient censées nous apporter le salut, mais elles se sont empressées de verser notre sang.

Quelle ironie, nota Shmuel dans son cahier, que le premier et dernier Chrétien, le seul Chrétien qui ne quitta pas Jésus d’une semelle ni ne le trahit, le seul Chrétien à avoir cru en la nature divine de Jésus jusqu’à son dernier souffle sur la croix, le seul Chrétien persuadé jusqu’à la fin que Jésus descendrait de la croix au vu et au su de tous à Jérusalem et dans le monde entier, le seul Chrétien qui ne lui survécut pas, le seul qui fut anéanti par sa mort, ait été considéré par des centaines de millions d’êtres humains sur cinq continents pendant des milliers d’années comme l’archétype du Juif, le plus haïssable, le plus méprisable de tous. L’incarnation de la traîtrise, l’incarnation du judaïsme, l’incarnation du lien entre ces deux concepts

Amos Oz reussit içi une oeuvre magistrale faites de strates qui s’imbriquent, les personnages présents, la guerre d’indépendance , et enfin la vision sur Judas et Jésus.

La vie est comme une ombre qui passe, décréta Gershom Wald. La mort aussi. Seule la douleur demeure. Elle n’en finit pas. Jamais. 

J’ai comparé cela aux 3 personnages. Wald c’est la mort (il a perdu son unique fils à la guerre), l’etudiant Shmuel bien que passif c’est la vie , Atalia c’est la douleur (veuve de guerre).

Parlons donc de guerre, de haine et d’amour….

Toute la puissance du monde ne suffirait pas à transformer la haine en amour. On peut changer un adversaire en esclave, mais pas en ami.

Ai-je dit que la puissance militaire était inutile ? Le ciel nous en préserve ! Une telle ineptie ne me serait jamais venue à l’idée.
Je sais comme vous que c’est la force, notre puissance militaire, qui s’interpose entre nous et la mort, à tout moment, même maintenant, pendant que nous parlons. En attendant, user de la force peut nous éviter d’être exterminés, à condition que nous nous rappelions toujours, à chaque instant, qu’elle n’est qu’un moyen de dissuasion. Elle ne réglera ni ne résoudra rien. Elle ne pourra que différer provisoirement la catastrophe.

Mon cher ami, je ne crois pas en l’amour universel. L’amour est limité par nature. On peut aimer cinq personnes, peut-être dix, très rarement quinze.
Mais ne venez pas me dire que vous aimez le tiers-monde tout entier, ou l’Amérique latine, ou le beau sexe. Ce n’est pas de l’amour, c’est de la rhétorique. Des paroles en l’air. Des slogans. Nous ne sommes pas nés pour aimer plus qu’un petit nombre d’êtres humains. L’amour est une affaire intime, étrange et pleine de contradictions.
On peut aimer quelqu’un parce qu’on s’aime soi-même, par égoïsme, convoitise, par désir ou par besoin de dominer l’ objet de cet amour, le soumettre ou, à l’inverse, se livrer à lui. Au fond, l’amour est pareil à la haine, encore plus qu’on le croit. Ainsi, par exemple, qu’on aime ou qu’on déteste quelqu’un, on cherche toujours à savoir où il se trouve, avec qui, s’il va bien ou non, ce qu’il fait, à quoi il pense ou s’il a peur de quelque chose. “Rien n’est plus trompeur que le cœur humain. On ne peut rien y comprendre”, dit le prophète Jérémie. Thomas Mann a écrit quelque part que la haine n’est autre que l’amour affecté du signe “moins”. La jalousie est la preuve que l’amour est semblable à la haine car dans la jalousie, amour et haine se confondent. Le Cantique nous dit dans le même verset : “L’amour est fort comme la mort, la jalousie inflexible comme l’enfer. »

Tout le monde ou presque traverse l’existence, de la naissance à la mort, les yeux fermés. Vous et moi, mon cher Shmuel, ne faisons pas exception. Les yeux fermés.
Si on les ouvrait une fraction de seconde, on pousserait des hurlements effroyables sans jamais s’arrêter. Sinon, cela voudrait dire que nous avons toujours les yeux fermés

L’évangile d’après Judas homme des Krayot d’Amos Oz est un chef d’oeuvre litteraire, de style, de caractères, d’analyse des personnages, de points de vue historique sur la creation de l’Etat d’Israel et sur la conception de Judas et Jesus vu à travers le prisme de ses concitoyens les Juifs. Un must dont je recommande la lecture surtout à une époque où les grands ecrivains du XX éme siècle ont tous disparus et le XXI éme n’est pas encore au niveau.

Note 9/10 sur l’échelle RG, un must à lire