Justice à la libyenne

29 juillet 2015

 

Seif Al-Islam, le fils de Kadhafi a été condamné à mort par un tribunal siégeant à Tripoli alors que lui est détenu par une brigade à Zintan, ville située à 160 kilomètres au sud-ouest de la capitale. La guerre civile qui oppose les Libyens a pris le dessus sur le déroulement de ce procès. En fait la Libye n’existe plus. Bravo Sarko!! qui aura tout détruit à des fins personnelles et voici pourquoi il ne reste qu’à espérer un nouveau dictateur dans ce pays.


Cosby et les femmes, crime et chatiment

27 juillet 2015

35 femmes qui accusent Bill Cosby d’agression sexuelle font la une du New York Magazine, accompagnée des dates de leur aggression.

A default de ne pouvoir le faire passer en jugement et en prison, c’est le meilleur chatiment espéré.
A propos la 36eme chaise est libre en attendant celles qui se cachent encore ou ont peur de parler. A moins que ce ne soit la chaise électrique qui attend Cosby.


Lectures d’été avec Mirage de Douglas Kennedy (2)

24 juillet 2015

Amour, argent, les gens raisonnables, les projections, la réalité ou plutot notre vision de la réalité, la culpabilité, les idées préconçues, l’espoir ou l’échec ou l’espoir,
Ses citations sont un bréviaire de philosophie, à lire en été et à méditer/appliquer dès la rentrée.

Amour:
Car c’est ici que survient la grande question : comment, et pourquoi, tombons-nous amoureux ? Qu’est-ce qui fait qu’à un moment on se dit : C’est lui, l’homme de ma vie ? Jusqu’à ce que, quelques semaines ou mois plus tard, la réalité de l’autre vous rattrape et vous pousse à vous interroger sur les désirs et les attentes que vous aviez projetés sur lui, vous poussant à vous demander si c’est vraiment l’amour qui vous a égaré à ce point.

Argent:
L’argent est la faille le long de laquelle nous avançons en équilibristes. Montrez-moi le bilan en chiffres d’un individu et je pourrai vous dresser son portrait avec une précision de romancière, un tableau qui reflétera son immense complexité : ses rêves et ses ambitions, ses démons et ses peurs.

Avion:
Pas de place pour étendre les jambes dans cette prison volante et malodorante

Raisonnable:
Les gens raisonnables sont ceux qui survivent, et tu vas voir que la vie, c’est d’abord et surtout une question de survie.

Projection:
à moins que ce n’ait été ma propre préoccupation que j’aie projetée sur cette jeune femme si attentive.

Interpretation:
mais aussi la virtuosité avec laquelle ils rappelaient qu’il n’y a jamais une seule vision de la réalité, que le regard est profondément subjectif, que nous avons tous notre façon particulière de considérer les objets, les espaces, la vie.
Que tout est, par essence, interprétation.

Couple:
Le problème quand on est en couple, c’est que l’on est aussi soumis aux appréhensions et tourments de son partenaire, les moments où l’on parvient à se délester en même temps de toutes ces choses qui nous encombrent sont donc assez rares.

Culpabilité:
Le problème avec la culpabilité, surtout quand elle vous suit depuis l’enfance, c’est qu’il est impossible de l’ignorer lorsqu’elle referme sa main sur vous

Idèes préconcues:
Nous avons tous des idées préconçues… même si nous nous répétons que nous sommes au-dessus de ça.

Echec et Espoir:
D’expérience, le plus grave échec, c’est de perdre l’espoir, croyez-moi

Réalité:
Même si je me suis souvent posé la question, depuis : est-ce qu’on voit la réalité, ou seulement ce qu’on veut voir ? »

Quête d’amour:
La quête d’amour, surtout quand elle a pour objet un père ou une mère qui semble ne l’accorder qu’au compte-gouttes, a d’étranges effets.

Ennemi:
il avait été l’incarnation de l’une des grandes contradictions de la condition humaine : être son pire ennemi.

Le dernier mot:
Il fallait qu’il ait le dernier mot, toujours, et c’était la grosse artillerie. Et ceux qui se mettaient en travers de son chemin étaient impitoyablement punis.

Mirage, un livre, un bon livre pour l’été surtout si vous aimez joindre la psychologie aux aléas de la vie. Douglas Kennedy un philosophe de la vie,  pour comprendre que la vie est un mélange de choses merveilleuses et de moments durs. Le tout est d’avoir une vie intéressante, c’est déjà pas mal, et n’oublions pas que dans la vie nous ne voyons que ce que nous voulons bien voir et que tout est, par essence, interprétation.

Note 8/10 sur l’échelle RG

A LIRE OU A RELIRE SUR LE MEME THEME:
– Douglas Kennedy, lectures d’été


Lectures d’été avec Mirage de Douglas Kennedy (1)

23 juillet 2015

Le dernier roman de Douglas Kennedy est surprenant, il y a des rebondissements inattendus  et son livre m’a rappelé en bien des points le film d’Alfred Hitchkok « L’homme qui en savait trop ».

Je ne serais guère étonné que ce livre devienne un film hollywoodien, on dirait que Douglas l’a ecrit dans cette optique, faisant le paralléle Douglas/Hitchkock,  Paul/James Stewart, ou Robyn la narratrice/Doris Day, avec comme fond le désert marocain. Tout semble identique.

Deuxieme point, c’est l’authenticité de l’esprit marocain que Douglas Kennedy a reussi à retransmettre dans son livre, depuis le berbère du fin fond de l’Atlas jusqu’àu policier au service de Sa Majesté.

Enfin et comme toujours on retrouve le coté psychologie et philosophie de la vie dans les livres de Douglas Kennedy même  si dans une interview dans la Presse de Montreal sur son livre Kennedy se dit ni prêtre, ni psychologue (hic).

Dans Mirage, tout bascule. Notre vie peut-elle basculer à tout moment ?

Je le cite:

Mirage, c’est la vie d’un couple qui vit une crise dans un pays exotique, le Maroc. Il y a plusieurs mirages dans ce roman. Il y a celui du désert, celui dans la tête de Robyn, mais aussi, le plus grand mirage est peut-être celui de son mariage. Le mirage c’est aussi soi-même, et c’est également l’amour. Le roman pose une question immense qui reste sans réponse parce que je ne suis ni prêtre ni psychologue : est-il vraiment possible de connaître la personne avec qui l’on vit ? Est-il possible de vraiment se connaître soi-même ? 

On se dit : « Ah, je peux le changer », mais franchement, c’est toujours une catastrophe de dire ça ! C’est faux, on ne change pas les gens. En amour, on ne voit bien que ce qu’on veut voir.

« Nous projetons sur autrui ce dont nous avons besoin et dont nous manquons à un moment précis de notre existence. »

Je vois avec une certaine clarté le sujet de la condition humaine. Il y a toujours des tensions dans un couple. Créer une vie avec quelqu’un d’autre, c’est un des plus grands défis d’une vie… et rester en couple avec cette même personne aussi, c’est un immense défi.

On vit dans un monde de l’instantané avec l’internet. On est connectés en permanence, mais à l’inverse, nous sommes aussi déconnectés. Le fait que rien n’est stable maintenant est une réelle inquiétude. Les métiers que nous pratiquons sont instables, les problèmes d’argent sont multiples, on craint toujours d’en manquer, les gens luttent tout le temps… la classe moyenne encore plus.

Comprendre que la vie est un mélange de choses merveilleuses et de moments durs. Le tout est d’avoir une vie intéressante, c’est déjà pas mal.

Jusque là la vision ou analyse directe de l’auteur,  dans un prochain article je citerai ses visions  à travers le roman, sur l’ Amour, l’Argent, les gens raisonnables, les projections, la réalité ou plutot notre vision de la réalité, la culpabilité, les idées preconcues,  l’échec ou l’espoir. Douglas  dit qu’il n’est  pas un psychologue mais  il ne fait aucun doute qu’il est  un fin analyste de l’homme, de la vie et des  aléas de l’existence.


Circulez, il n’y a rien à voir

16 juillet 2015

Commémoration de la Rafle du Vel d’Hiv : une « faute collective » déclare l’ambassadeur de France en Israel.

« Il a fallu beaucoup de temps, beaucoup trop de temps, pour que la France reconnaisse sa responsabilité dans ces crimes «

Oui beaucoup trop de temps, la devise de l’époque étant « Circulez, il n’y a rien à voir ».
L’occasion de citer Jerome Clement dans son livre « Plus tard tu comprendras » sur l’état d’esprit qui régnait en France à la fin de la guerre vers 1945.


La question juive n’a pas existé. Il y a eu la guerre, les camps d’exterminations. Des resistants qui, avec le général de Gaulle, les Anglais et les Américains ont libéré le territoire.
On ne parle pas dans les années 50 – ou peu- des collaborateurs, sinon pour stigmatiser les brebis galeuses: Brasillach est fusillé, Petain jugé et, dans les attendus du procès, il n’y a pratiquement rien sur la responsabilité dans la deportation des Juifs. Les Bousquet, les Papon reprennent assez vite du service et sont recyclés par la IVe République. 
La France se reconstruct dans l’oubli  de ces épisodes avec la complicité active des « Israelites » assimilés, tous d’accord pour ne pas se singulariser.
Mieux vaut l’ignorance et l’oubli que l’identification, source de réparations peut-être, mais surtout d’ennuis sérieux presents ou à venir.
L’éducation scolaire ou les circulaires administratives disent la même chose: « Circulez, il n’y a rien à voir »

Le temps d’une génération le silence s’est imposé. Il faudra attendre le procés d’Eichmann en 1961 et Shoah de Claude Lanzmann. Il y avait tant de complicité, d’attitudes indignes ou lâches….. L’antisemitisme tu, mais toujours présent. Il aura fallu l’arrivée d’une nouvelle génération pour qu’à partir des années 70 ( Paxton, le Chagrin et la Pitié) pour que l’on souléve un coin de voile.


Mission Plutot Pluton accomplie

16 juillet 2015

Mission  Plutot Pluton accomplie.

Après un voyage de 5 milliards de kilomètres qui lui a pris plus de neuf ans, la sonde New Horizons est parvenue à approcher Pluton à une distance  de 12 400 kilomètres. Une  grande victoire pour l’humanité mais un infime pas dans l’univers infini.

En musique et en humor Pluto donne plutot

http://youtube.be/gFo4u_ADiw4


Tragédie grecque

4 juillet 2015

Giorgos Chatzifotiadis est devenu le symbole de cette tragedie en Grèce en proie à une trés grave crise économique.
Les établissement banquaires sont presque tous fermés vu les risques de fuite des capitaux et en consequent de l’éffondrement du systeme bancaire.

En  larmes,   à l’extérieur d’une agence de la Banque nationale, assis à même le sol, son livret d’épargne et sa carte d’identité par terre.

 Lorsqu’à la quatrième banque, ouverte celle-là, « on m’a dit que je ne pouvais obtenir l’argent, je me suis effondré »


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