FortMcMurray ou Apocalyse now

6 mai 2016

FortMcMurray – Une vision d’apocalypse. Des images tournées par Michel Chamberland, qui tente de fuir les lieux. http://snpy.tv/1ruHYYr

http://www.snappytv.com/tc/1860144/895328

Et si demain la Terre se prenait à prendre feu un peu partout ?


Sapiens 2016 ou Argent, Science, Croissance

30 avril 2016

 

La deuxieme partie de « Sapiens » de Yuval Noah Harari se ramène à notre époque celle de l’argent, de la croissance et de la science.

“La monnaie est le seul système de confiance créé par l’homme qui puisse enjamber n’importe quel fossé culturel et qui ne fasse aucune discrimination sur la base de la religion, du genre, de la race, de l’âge ou de l’orientation sexuelle. Grâce à l’argent, même des gens qui ne se connaissent pas et ne se font pas confiance peuvent tout de même coopérer efficacement.”

“Même aujourd’hui, les pièces et les billets de banque sont une forme d’argent rare. La quantité totale de monnaie dans le monde tourne autour de 60 billions de dollars, mais la somme totale de pièces et de billets est inférieure à 6 billions. Plus de 90 % de la monnaie – soit plus de 50 billions de dollars figurant sur nos comptes – n’existent que sur les terminaux d’ordinateurs.”
“Pourtant, si l’on veut comprendre l’histoire économique moderne, il n’y a en vérité qu’un seul mot à comprendre. Et ce mot, c’est « croissance ». Pour le meilleur ou pour le pire, malade ou en bonne santé, l’économie moderne a crû tel un adolescent gavé d’hormones. Elle avale tout ce qu’elle trouve et pousse sans même qu’on s’en rende compte.

“En 2015, le monde reste politiquement fragmenté, mais les États perdent vite leur indépendance. Pas un seul n’est réellement en mesure de mener une politique économique indépendante, de déclarer et de livrer des guerres à sa guise ou même de diriger ses affaires intérieures comme il l’entend. Les États sont de plus en plus exposés aux machinations des marchés mondiaux, aux ingérences des entreprises et des ONG mondiales ainsi qu’à la surveillance de l’opinion publique mondiale et du système judiciaire international. Les États sont obligés de se conformer à des normes internationales en matière de finances, de politique de l’environnement et de justice. Des mouvements terriblement puissants de capitaux, de main-d’œuvre et d’information font le tour du monde et le façonnent, avec un mépris croissant des frontières et des opinions des États.”

La science n’est pas une entreprise qui se situe sur quelque plan moral ou spirituel supérieur, au-dessus du reste de l’activité humaine. Comme toutes les autres parties de notre culture, elle est façonnée par des intérêts économiques, politiques et religieux

“Dans les cercles universitaires, beaucoup sont naïfs au point de croire à la science pure. Ils croient l’État et les entreprises assez altruistes pour leur donner de quoi poursuivre leurs projets de recherche au gré de leur fantaisie. Or, la réalité du financement de la science est bien différente.
La plupart des études scientifiques sont financées parce que quelqu’un estime qu’elles peuvent aider à atteindre quelque but politique, économique ou religieux

“Au cours des toutes dernières années, banques et États ont frénétiquement fait tourner la planche à billets. Tout le monde est terrifié à l’idée que la crise économique actuelle puisse arrêter la croissance. Aussi créent-ils de toutes pièces des billions de dollars, d’euros et de yens, injectant dans le système du crédit bon marché, tout en espérant qu’hommes de sciences, techniciens et ingénieurs parviendront à trouver quelque chose de vraiment géant avant que la bulle n’explose. Tout dépend des gens dans les labos.”     “Si les labos ne répondent pas à ces attentes avant que la bulle n’explose, nous allons au-devant de temps très rudes

Science sans conscience n’est que ruine de l’ame disait Rabelais il y a 500 ans
Science sans croissance c’est la ruine disent les capitalistes aujourd’hui.

Nous pouvons conclure que notre époque est au seuil du ciel et de l’enfer, passant nerveusement de la porte de l’un à l’antichambre de l’autre. L’histoire n’a pas encore décidé où elle finira, et une ribambelle de coïncidences pourrait encore nous propulser dans l’une ou l’autre direction.

 

 


Sapiens

29 avril 2016

J’ai lu ou plutot j’ai parcou-lu Sapiens de Yuval Noah Harari, 1480 pages c’est long mais un peu court pour « Une brève histoire de l’humanité« , un best-seller et je n’aime pas les best-sellers, bref on se demande si c’est de l’histoire, de la geographie, de la biologie, de l’anthropologie ou une vision èconomique de notre monde. Beaucoup de speculations, de la pure fantaisie sur l’origine de notre propre espèce, que nous avons immodestement baptisée du nom d’Homo sapiens, « homme sage ».

Sur ce qui n’est pas speculation je dirais:
“Les biologistes classent les organismes en espèces. On dit d’animaux qu’ils appartiennent à la même espèce s’ils ont tendance à s’accoupler l’un avec l’autre, donnant “naissance à des rejetons féconds »

“Les espèces issues d’un ancêtre commun sont réunies sous le vocable de « genre » (en latin genus, ou genera au pluriel). Lions, tigres, léopards et jaguars sont des espèces différentes du genre Panthera.”

“Les genres sont à leur tour regroupés en familles : ainsi des chats (lions, guépards, chats domestiques), des chiens (loups, renards, chacals)”

 

homo-sapiens

Et l’homo sapiens dans tout cela:

“De fait, en comparaison d’autres animaux, les humains naissent prématurés, alors que nombre de leurs systèmes vitaux sont encore sous-développés. Un poulain peut trottiner peu après sa naissance, un chaton de quelques semaines quitte sa mère pour explorer le monde tout seul. Les bébés d’homme sont démunis, tributaires durant de longues années de leurs aînés qui assurent leur nourriture, leur protection et leur éducation.”

Fragile oui, mais manipulateur de son prochain:

“Une bonne partie de l’histoire tourne autour de cette question : comment convaincre des millions de gens de croire des histoires particulières sur les dieux, les nations ou les sociétés anonymes à responsabilité limitée ? Quand ça marche, pourtant, cela donne au Sapiens un pouvoir immense,”

“Dieu n’existe pas, disait Voltaire, mais ne le dites pas à mon valet, il me truciderait dans la nuit ! »”

Bien tout cela est de l’histoire passée, sur le présent et l’avenir peu radieux des Sapiens dans le prochain article.


Le Corbeau et le Renard version 2016

26 avril 2016

Les compliments d’Obama à Merkel et à l’Europe pour les faire tomber dans le panier américain grâce au traité de libre-échange transatlantique me rappellent les compliments du Renard au Corbeau des fables de La Fontaine, ce n’était pas si lointain mais toujours d’actualité.

Maître Corbeau Angela Merkel, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard Obama, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.  »
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.


Me and Mrs Jones

25 avril 2016

Billy Paul, connu surtout pour son titre Me and Mrs. Jones, est décédé. Quelle voix! quel dommage !

Romantisme et sensualité des années 1972, une belle époque avant l’épopée du baril de pétrole.


Jim Harrison et ses “légendes d’automne”

24 avril 2016

 

Jim Harrison m’était un inconnu, je l’ai connu et lu qu’à la suite de l’annonce de sa mort.
‘Légendes d’automne » est devenu un classique du roman américain et qui mieux que S.L (qui est ce S.L ??? qui préface le livre ) nous explique pourquoi:
La littérature américaine de ces dernières années présente des personnages très vivants mais souvent trop civilisés. Harrison brise ce vernis ; « notre monde n’a de civilisé que ses apparences. Le reste n’est que massacre et compromission.”
“Les personnages de Jim Harrison sont des héros, au sens propre du terme. Ils sont d’autant plus fascinants que notre temps semble avoir relégué l’héroïsme au magasin des accessoires.”

Ces trois légendes traitent essentiellement de vengeance, de doute et de rédemption.
« Les hommes qui méritent vraiment de mourir sont finalement assez rares. » Par voie de conséquence, si la vengeance demeure une nécessité vitale, elle est aussi une nécessité maudite.
Beaucoup de doutes chez les heros de Jim Harrison, IL (le heros) est contraint d’admettre, incapable de modifier, a recu une education, comprend confusement, ect, ect…. beaucoup de « IL », beaucoup de doutes, beaucoup d’idées et de philosophie sur la vie et le hasard: “Ce monde ne vit que de manière fortuite”.

“Il avait pourtant traversé assez de batailles pour savoir que l’amour était presque une maladie, une notion issue des temps anciens, d’une époque où le monde était à la fois plus jeune et plus sage.”
“il fut contraint d’admettre qu’il s’était « convaincu » d’entrer dans cette aventure dans le seul but d’échapper à un ennui qu’il refusait de reconnaître”

“il était incapable de modifier son attitude, trop absorbé par son propre tourment pour prendre conscience de la souffrance des autres”

“Il avait reçu une éducation qui l’obligeait à ne jamais s’avouer vaincu par quoi que ce soit ; cela, ajouté au refus d’admettre sa propre stupidité, le contraignit à demeurer dans le cours”

“Il se disait qu’il est préférable de mourir lorsque les choses vont bien plutôt que mal”

.” “il comprit confusément que la vie n’était rien d’autre qu’une accumulation d’actes quotidiens et sans cesse répétés”

Il s’inquiétait surtout de la manière dont la structure démocratique commençait à avilir les êtres plutôt que de les stimuler vers un certain altruisme. La structure ne tenait plus compte des objectifs pour lesquels elle avait été créée et cela était dû en partie – selon Nordstrom – au fait que tous les politiciens et tous les bureaucrates portaient des costumes”

il n’était susceptible de commettre aucune de ces erreurs de jugement que les gens construisent sur leurs préjugés.”

Il était arrivé à un âge où sa perception généralement sentimentale des choses était maintenant remplacée par une vision ironique du monde et de ses occupants ; le passé devenait un marécage épais d’où il se sentait incapable d’extraire la moindre conclusion.”

legendes-d-automne-380

La valeur n’attend pas pas le nombres des années, heros on l’est à 19 ans, puis on veut changer sa vie, c’est frustant et plus tard on s’apercoit que même les journaux ne reflètent plus le monde que l’on perçoit.

“La prospérité acquise ne l’empêchait pas de se sentir victime de ces rêves bâtis à dix-neuf ans, à l’âge où chacun d’entre nous atteint son zénith de sottise idéaliste. Dix-neuf ans est l’âge du parfait fantassin qui acceptera de mourir sans un murmure, le cœur brûlant de patriotisme. C’est également l’âge auquel l’imagination naissante du poète s’élève à des hauteurs vertigineuses et où il subit avec une douleur heureuse les assauts de ce qui est le Dieu, en lui. C’est encore l’âge auquel une jeune femme a le plus de chances de se marier réellement par amour. Et ainsi de suite. Les rêves sont des chasseurs d’âmes”

“Pour un homme désireux de changer sa vie, rien n’est plus frustrant que l’improbabilité du changement réel.”

“Après avoir scrupuleusement consulté les journaux pendant plus de vingt ans, je m’aperçois que je deviens incapable de les lire. Pourquoi ? Probablement parce qu’ils ne reflètent plus le monde que je perçois”

3 courtes nouvelles, chacune est un roman, c’est la force de Jim Harrison de nous donner en concentré avec force et concision une vue d’un monde pas civilisé comme on se complait de croire.

Note 7/10 sur l’echelle RG 


Pourquoi le petit prince a peur d’Obama

24 avril 2016

 

« Tu représentes le big pharma, les grands capitalistes, ceux qui polluent notre air, empoisonnent nos aliments, manipulent les bourses et detruisent notre avenir nous la jeune et nouvelle generation. Tu me fais peur ! »


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