Lectures d’étè avec « Qui es-tu Alaska » de John Green

25 juillet 2017

En lisant « Qui es-tu Alaska ? », on a l’impression de retrouver une histoire de jeunesse et d’amitiés du genre « le nouveau nom » d ‘Elena Ferrante ou encore, aprés le mysterieux accident d’Alaska de retrouver Laura Kaschiche avec « les revenants ». Mais il n’en est rien, ce roman n’emprunte à aucun des deux car il a étè écrit bien avant.

La première partie jusqu’au jour zero est interessante, agréable à lire, la vie, la vraie vie, celle de l’adolescence, des amis, du collège, des relations entre les sexes.
La seconde partie à la recherche de la verité est plutot lassante. John Green cite Faulkner « c’est la verité qui m’intéresse pas les détails« . Mais ces details ne menent à rien sinon au labyrinte de la vie, et à mon avis la « verité » n’existe pas dans les choses de la vie, elle n’existe qu’en sciences naturelles ou mathematiques.

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Mais revenons à Alaska, cette jeune et belle fille combative, rebelle et insaisissable : « Je ne suis pas d’humeur à repondre à des questions commençant par « comment », « quand », « où », « pourquoi », ou « quest-ce que ». Remarquable non ?

Mais son humeur a un prix chez les garçons:

j’en avais marre de ses sautes d’humeur, un jour glacial, l’autre délicieuse, le troisième dragueuse envoutante et le quatriéme odieuse desenvoutante.

Alaska c’est la vie, mais, la vie c’est aussi la souffrance et toute la question de John Green à travers « qui es-tu Alaska? » est comment sortir du labyrinthe de la souffrance.

Fuir par le suicide ou « faire comme si le labyrinthe n’existait pas, de se construire un petit monde autonome dans des recoins du dédale sans fin et de prétendre ne pas être perdu, mais chez soi ». La est tout le dilemne de ce roman.

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Precision Pessah 2017, Marine le Pen Peine perdue!

10 avril 2017

Pour repondre à Marine Le Pen, oui la France est responsable de la rafle du Vél d’Hiv

L’Etat français a accepté de mettre sa police au service des nazis. Il en a résulté les 16 et 17 juillet la plus grosse arrestation jamais réalisée en France : 13 000 personnes, beaucoup beaucoup d’enfants!!

A Pessah, c’est la soirèe souvenir qui rappelle qu’à chaque gèneration on veut eliminer le peuple Juif, cette année c’est Marine le Pen, Peine Perdue! Marine le Pen veut utiliser les Juifs comme épée dans son combat contre l’islam. Peine Perdue! Cette phrase mècreante et antisémite de la fille à son père va peut être faire èchouer le FN au premier tour. Esperons le.

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Le mot du jour: « Chez nous, à Québec ? Oui, oui… chez nous à Québec ! »

30 janvier 2017

«Chez nous, à Québec ? Oui, oui… chez nous à Québec ! »
Le monde est devenu fou, fou fou, plus de protection nulle part, on ne peut que se souvenir et de regretter ce monde en 1967, il y a 50 ans à peine, tout paraissait possible positivement, aujourd’hui tout est possible négativement.

Tout à commencé un jour, un 11 septembre, en 2001, et depuis c’est un tsunami sur terre. Citez moi un pays qui n’a pas connu le terrorisme.
Mais la nouveauté avec Quebec c’est que des musulmans sont victimes en terre chretienne alors que jusqu’à present nous étions témoins de victimes juives ou chretiennes en terre chretienne.

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« L’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante tome 2, « le nouveau nom »

16 décembre 2016

Aprés la saga du premier roman, je me suis mis à lire la suite. Encore et toujours perdu par tous ces personnages du roman en O, Enzo, Stefano, Antonio, Alfonso, ect.. mais c’est le triangle Elena la narratrice avec son amie d’enfance Lina et son amour secret d’enfance Rino qui sont au centre du roman.

Par frigidité affective, Elena cache son amour et laisse se developper un roman entre Lina , qui à 16 ans est dejà marié et Rino. Relations à l’italienne, mode Napolitaine au début des années 60.
Qq citations interessantes que j’ai relevé:

– sur Lina, l’amie qu’on admire, qu’on craint ou qu’on hait

Des mots : avec des mots on fait et on défait comme on veut.

Mais par nature c’est une rebelle, et soit on fait comme elle veut, soit elle te torture.

Son insatisfaction et son besoin de domination n’avaient jamais cessé de causer des problèmes.

Elle avait éprouvé la nécessité de m’humilier afin de supporter sa propre humiliation.

Son plus grand défaut, c’est qu’elle ne supporte pas qu’on puisse avoir des idées différentes des siennes.

T’es comme cette goutte d’eau qui tombe : ploc, ploc, ploc. Et tantqu’on fait pas ce que tu veux, t’arrêtes pas.

– sur Rino l’intello,

Tous des pillards! ils saccagent tout, ils nous saignent et se fourrent un tas de fric dans les poches, sans jamais payer d’impotts: promoteurs, avocats de promoteurs, camorristes, monarco-fascites, démocrates-chretiens, ils se comportent tous comme si on fabriquait le béton dans le ciel et si Dieu en personne, avec une énorme truelle, le lançait en gros tas sue les collines et le long des côtes.

Plus on produit de richesses, plus la misère grandit !

 

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Finalement il y a celle qui ose et se permet tout sans songer aux conséquences et celle qui avance prudemment, n’ose pas s’exprimer et ne prends aucun risque donc râte beaucoup d’opportunités.  Ainsi va la vie même de nos jours.

Un bon roman pour fuir les atrocités d’Alep en 2016 et se refugier à Naples de 1966. On comprend donc une partie du succés de ses romans. Comme le dit si bien Elena:

Les gens se racontent des histoires pour se défendre de la réalité.

Il ne reste plus qu’a attendre la traduction du vol 3 et vol 4
* Storia di chi fugge e di chi resta, L’amica geniale, vol. 3
* Storia della bambina perduta, L’amica geniale, vol. 4
ou les lire en version originale.

Note: 7/10 sur l’échelle RG


le marché ou le souverain planétaire

28 octobre 2016

Le marché, est progressivement devenu le véritable souverain planétaire, asservit les électeurs, qu’il traite comme des consommateurs, et les élites politiques, qu’il considère comme des employés.


l’invasion des imbéciles d’après Umberto Eco

7 mars 2016

Semaine Eco dont je me fais l’écho

 Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité . On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles.

Umberto Eco


Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke

22 janvier 2016

Je suis toujours lecteur prenant quand il s’agit des romans de Laura K, j’ai donc lu en e-book ‘Un oiseau blanc dans le blizzard’, drole de titre mais il s’agit de son deuxième roman écrit au siécle dernier (1998) et il ressemble en bien des points au futur et chef d’oeuvre « Esprit d’hiver ».

Ce qui est marquant içi c’est la relation mère-fille analysée par la fille adolescente puisque la mére a disparue.

« Personne ne la voit s’en aller, mais elle est bel et bien partie. »
« Tu as l’air de ce que j’étais quand j’étais toi. »

La jalousie et l’amour d’une mère se juxtaposent.

« Ma mère était toujours au centre de sa propre agitation, comme si, au loin, une partie d’elle même était poursuivi sur un chemin de terre, par un essaim d’abeilles. »

« Elle était tellement méchante. Un cas très classique de ressentiment et d’ambivalence, qui vient cogner et frotter contre l’instinc maternel. L’amour et la haine, en elle, étaient aussi vastes que l’espace – rien que des météorites, pas d’atmosphère. »

« Et pourtant, chaque après-midi, ma mère. – prévisible, fiable- venait m’attendre. Et le matin, quant elle me lachait devant l’école, elle me serrait dans ses bras, elle m’embrassait les cheveux 2 ou 3 fois, puis la joue et le haut de mon crâne.
« A tout à l’heure, aprés l’école » disait-elle, en me regardant avec douceur, comme une chanson triste que l’on a entendue tant de fois à la radio que l’on n’en perçoit plus la tristesse. »

« Je lui ai parlé (nb: à la psychologue) de la nuit où ma mère est entrée dans ma chambre et a tiré violemment les draps et la couverture dans lesquels je dormais, pour me demander si je baisais avec Phil, elle m’avait ensuite traitée de putain en ajoutant que j’étais trop grosse et trop moche pour plaire à un garçon comme ça. »

Mais quelle mère peut faire une chose pareille ? répond la psychanaliste.

Il n’empêche que c’était mon premier rendez vous et que j’étais sa fille unique, son double plus jeune, tout ce qu’elle avait, tout ce qu’elle avait jamais eu, et qu’elle aurait jamais, j’étais toute sa vie qui se poursuivait sans elle ….
Deja, elle commencait à s’évanouir et à disparaitre.

Je portais peut-être sa jeunesse comme une echarpe aérienne, comme un accessoire, tout en éclats nerveux et en perles collantes, et c’est peut etre pour cela qu’elle passait autant de temps à me regarder avec cette expression mélancolique dans les yeux.
Je portais qq chose qui lui appartenait, qq chose qu’elle voulait récupérer. C’était écrit partout sur son visage.

Relation mére-fille, sujet connu et souvent classique mais içi et avec Laura Kasischke il est poussé à l’extreme puisque la mére lui piquera son petit copain.
Comme elle le dit si bien « En une tentative d’exprimer comment on vit tous, à la merci du hasard, des accidents de nos propres pulsions et de l’aléatoire de nos désirs individuels. »

Un fascinant roman et un talent incroyable et je n’évoquerai pas içi le denouement du roman, ça c’est une autre histoire, du Hitchcock !

Note 8/10 sur l’echelle RG 

 

A LIRE OU A RELIRE SUR LE MEME THEME:

– Esprit Laura Kasischke

Lectures d’étè, lectures de guerre ou lectures de fuite