le fichier du jour: WikiLeaks

2 septembre 2011

251 287 câbles diplomatiques américains, consultables à l’aide de mots-clés , sur le site http://www.cablegatesearch.net/search.php.
WikiLeaks se défoule.

Le problème est que faire avec autant de cables, il faut être un ordinateur pour les analyser ou bien passer quelques années à de-cabler !


Points de vue sur Moubarak

30 janvier 2011

D’après une note wikileaks datée de mai 2009, l’idée que Moubarak se fait de lui-même est la suivante: « un homme fort mais juste, qui assure à son peuple les besoins essentiels. (…) Moubarak est un Egyptien classique qui hait l’extrémisme religieux et ses interférences en politique. Il veut épargner à son peuple les violences, que provoqueraient selon lui le fait de retirer la bride des libertés civiles et individuelles. Dans l’esprit de Moubarak, il vaut mieux laisser souffrir quelques individus plutôt que de risquer de plonger la société dans le chaos« . 

L’idée que les Etats Unis se sont fait de Moubarak en 2009 avant le fameux discours du Caire:
C’est un réaliste véritable et expérimenté, un conservateur inné et prudent qui n’a que peu de temps à consacrer à des objectifs idéalistes. Il a considéré le président Bush comme un naïf, contrôlé par ses subordonnés et absolument pas préparé à l’après Saddam Hussein et notamment la montée de l’influence régionale iranienne »

Enfin l’idée que s’en fait Obama aujourd’hui, d’après un proverbe hébreu qu’il m’est plutôt difficile de traduire:
הכושי עשה את שלו, הכושי יכול ללכת »
« Hakoushi asha et selo, akoushi yakhol lalekhet »
Au mot à mot koushi veut dire nègre mais le mot koushi en hébreu veut surtout dire une personne originaire de Koush, c’est a dire d’origine soudanaise, africaine et pourquoi pas égyptienne, donc l’expression peut être traduite par:
« l’ Egyptien a fait son boulot , l’ Egyptien doit foutre le camp »
C’est exactement le point de vue d’Obama et ses conseillers « naifs » ou « révolutionnaires » sur Moubarak.


Tunisie, c’était inscrit dans Wikileaks

15 janvier 2011

La corruption est un problème énorme et flagrant, mais nul n’est prêt à en reconnaître publiquement l’existence.

DATE : 23 juin 2008
ORIGINE : AMBASSADE DES ETATS-UNIS A TUNIS
CLASSIFICATION : SECRET
SUJET : CORRUPTION EN TUNISIE : CE QUI EST A VOUS EST A MOI

Ce qui est intéressant dans ce cable de l’ambassade des Etats Unis c’est la conclusion ou commentaire qui laisse entendre un mécontentement grandissant qui ne peut mener qu’au resultat que l’on voit aujourd’hui, ainsi que le silence ou l’aveuglement de l »Occident car l’option islamiste ne pouvait être que pire. A mon avis la relève du pouvoir aujourd’hui ne veut pas dire forcement que l’avenir sera plus clément pour la majorité des tunisiens.

Voici la conclusion du cable, vous pourrez le lire en entier sur Le Monde

COMMENTAIRE
13- Si les Tunisiens digèrent déjà mal a corruption courante, les abus de la famille du président Ben Ali suscitent leur fureur. Alors que la population fait face à une montée de l’inflation et à un fort taux de chômage, l’étalage de richesses et les rumeurs persistantes de corruption ne font qu’alimenter son ressentiment. Les récents mouvements de protestation qui ont agité la province minière de Gafsa (en janvier 2008) constituent un puissant rappel du mécontentement sous-jacent. Le gouvernement a fondé sa légitimité sur sa capacité à assurer la croissance économique, mais un nombre croissant de Tunisiens trouvent que ceux qui occupent le sommet de l’échelle en gardent les bénéfices pour eux.

14- La corruption est un problème à la fois politique et économique. Le manque de transparence et de responsabilité qui caractérise le système politique tunisien porte aussi gravement tort à l’économie en dégradant les conditions de l’investissement et en alimentant une culture de la corruption. En dépit de ce que l’on entend dire sur le miracle économique tunisien et les statistiques positives, le fait que les investisseurs tunisiens eux-mêmes se tiennent en retrait en dit long. La corruption est un problème énorme et flagrant, mais nul n’est prêt à en reconnaître publiquement l’existence.


wikileaks, pour ou contre ? 2eme volet

11 décembre 2010

POUR: les paroles du patron de Liberation après l’ouverture du site «miroir» wikileaks.liberation.fr.
CONTRE: Sécurité nationale.

«Ce qui est accessible en ligne aujourd’hui, c’est pour l’essentiel ce qui a été décidé avec les journaux qui ont relayé les révélations. Et donc, il n’y a pas de problème de sécurité nationale, ça a été trié»
«Même si on n’est pas d’accord avec eux, on souhaite qu’ils puissent s’exprimer»
«Autant l’État a le droit de protéger ses secrets, mais s’il y a des fuites les journaux sont fondés démocratiquement à les utiliser»

Je retiens ça a été trié, les grands secrets genre quand et qui a tué Ben Laden, ou autres secrets dont nous n’imaginons guère que cela puisse être ne sont connus que par une minorité de journalistes (les 5 grands quotidiens). On ne nous livre à petites doses que des cancans et événements connus, soit certains épisodes qui mettent en péril des politiciens étrangers (arabes par exemple vu leur double langage) mais en aucun cas des politiciens/diplomates/agents americains. Sécurité nationale oblige!

1er volet: wikileaks, pour ou contre ?


Mr Humpries alias Are You Being Served et Julian Assange alias Wikileaks

10 décembre 2010

Julian Assange a une tête qui ne me revient pas, il me rappellait quelqu’un dont je n’arrivais pas à me souvenir, mais que j’avais déjà vu.
Je me suis creusé et j’ai trouvé, John Inman.
Ca ne vous dit rien ce nom ?

Et si je vous disais Are You Being Served? ou en version francaise Etes vous servi ? la fameuse série comique de la BBC (de 1972 à 1985) sur les employés-vendeurs dans un grand magasin. Inman jouait le role du styliste Mr Humpries et cela lui a même valu d’être nommé la personnalité TV de la BBC en 1976.
Inman a même joué ce rôle dans la version australienne de Are You Being Served? Il a donc voyagé en Australie. Assange n’était alors qu’un jeune enfant a pu voir cette série sur le sens du service à la clientèle, mais certainement de la cellule d’isolement où il se morfond aujourd’hui, n’ayant pour seule distraction que les séries télévisées britanniques.

Et de la la similitude physique entre les 2 personnages, Mr Humpries alias Are You Being Served et Julian Assanges alias Wikileaks.
Oui nous sommes servis et bien servis Mr Assange, la difference est que Mr Umphries nous faisait rire, Mr Assange lui nous fait peur et fait pleurer pas mal d’agents/diplomates/sympathisants des cables diplomatiques.

Julian Assange, parait-il, enrage de ne pas pouvoir suivre cette «cyberguerre» d’heure en heure. L’accès à Internet lui a été refusé. C’est sûrement pour lui la plus grande frustration.


Celui par qui le scandale arrive ou diverses définitions pour wikileaks

8 décembre 2010

Comment définir  Julian Assange ou Wikileaks les 2 ne faisant qu’un.

Voici divers, non pas superlatifs car ce serait leur donner une valeur positive, mais des définitions parallèles.

On laisse entendre que cet énergumène (agité, exalté, excité, extravagant, fou, ostrogoth, passionné, quidam) est pressenti pour être la personnalité de l’année du magazine américain Time. Bien, si il faut détruire et mettre en péril la vie des autres pour avoir droit a ce privilège, c’est qu’il doit cruellement manquer d’hommes/femmes de valeur aux yeux des journalistes qui bénissent cette manne de fuites/vols des câbles diplomatiques secrets. Mais je reviens aux definitions, voici les miennes, il ne fait aucun doute qu’on me lisant vous en avez d’autres en gestation.

– La machine à scoops.

– Celui qui fait trembler le Pentagone.

– L’agence de renseignement du peuple.

– L’idéologie de la transparence.

– Les dessous de la diplomatie mondiale.

– Celui qui sème la zizanie.

– Celui par qui le scandale arrive.

– Les fuites et les dégâts.

– Le potin planétaire.

– La vérité tout crue.

– Apres wiki,  le déluge.

– Le pirate wiki.

– Lucky Leak.

– L’irresponsabilité expliquée aux nuls.

– Crime sans chatiment.

– A l’est de Ben Laden.


l’ Obama que wikileaks ne dévoile pas

2 décembre 2010

Les fuites et la publication des cables diplomatiques sur wikileaks sont une attaque frontale contre l’Amérique, une gifle au département d’Etat et Hillary Clinton à sa tête, un affront pour tout américain et Obama en premier.

Pour beaucoup moins que cela dans le passé les Etats Unis réagissaient. On se souvient que des espions ou des personnalités ont été kidnappées ou tuées dans le plus grand secret parfois (irangate), mais aussi publiquement. On se souvient du bombardement aérien sur Khadaffi en avril 1986 lorsque cent soixante bombardiers américains lâchèrent soixante tonnes de bombes sur la Libye.
Apres le 11 septembre, il y a eu les attaques sur Tora Bora jusqu’a la disparition/mort de Ben Laden même si les américains ne l’ont jamais à ce jour avoué.

Mais à mon grand étonnement, cette attaque cybernetique contre les Etats Unis les laissent dans un grand embarras mais surtout incapables de trouver une réponse adéquate: un James Bond 007 en action, un drone en mission ou « placer un contrat » sur la tête du fondateur de Wikileaks, Julian Assange comme certains hommes politiques internationaux ont osé le dire, un ultimatum aux 5 journaux qui publient ces documents volés, ou encore la destruction pure et simple du site wikileaks.
Chose certaine, c’est une nouvelle façon d’écrire l’histoire qui démontre la force du web à l’échelle planétaire. Le web devient une puissance incontournable en même temps qu’un terrible danger.


Et si le web est une puissance, c’est une puissance qui a osé s’attaquer à la superpuissance mondiale, et je remarque que pour ce petit épisode le président Obama est encore sous l’effet des 12 points de souture à la suite de sa blessure lors d’un match de basket. Son impotence et son manque de réactions m’ inquiètent plus que la publication des documents volés.

Obama a peur de prendre une décision sévère, il veut jouer « fair play » donc se paralyse et indique qu’en cas de crise plus sévère un jour, il ne saura pas prendre ses responsabilités. Le roi est nu, le roi est impotent, alors ne nous étonnons pas de l’épisode wikileaks.