Pessah 2020, en quoi diffère cette soirée de toutes les autres

7 avril 2020

Ce soir c’est Pessah, mais ce n’est pas le Pessah que nous connaissions !

C’est une soirée pas comme les autres puisqu’un virus menace l’humanité entière,
C’est une soirée pas comme les autres puisque le Monde vit confiné,
C’est une soirée pas comme les autres puisque nous ne pouvons passer la fête en famille tel que Pessah se doit.

Pessah, c’est la soirée symbolique de liberté mais nous nous sommes prisonniers!

Ce Pessah ,
C’est une soirée où il n’y pas 10 plaies mais une uniquement: le Corona.
C’est une soirée uni-familiale réservée au noyau familial minimal.
C’est une soirée sans invité.
C’est une soirée porte fermée alors que par excellence nous laissons la porte ouverte.
C’est une soirée souvenir de l’esclavage de nos ancêtres mais aussi elle deviendra pour les générations futures la soirée du souvenir de la fragilité de leurs ancêtres, nous !
C’est une soirée confinée, limitée, oppressante.
C’est une soirée où nos ancêtres nous sont si proches car nous leur ressemblons dans notre prison.
C’est une soirée de rencontres virtuelles via Zoom: Grand Zoom sur la fragilité de l’homme.
C’est une soirée où la Terre nous confine et permet à la faune de revivre en liberté.

C’est la soirée où nous constatons nos maux et nos manques que sont la Liberté, la Santé, la Famille.
C’est la soirée ……. Matzot l’anti-Corona par excellence …. enfin….. laissez moi le croire, ce soir n’est pas une soirée comme toutes les autres.


Chronique Coronavirus (5): la preuve que le ciel nous est tombé sur la tête

2 avril 2020

La vie continue, mais c’est un autre mode de vie, de mise en quarantaine que l’on renomme « confinement » pour faire moins peur. Être en quarantaine c’est être pestiféré, loin des autres alors qu’être en confinement c’est être comme tous les autres, bon citoyen, peut être nouveau chômeur, peut être asymptomatique, avec sa technologie pour contacter les autres, sentir que le ciel ne nous est pas encore tombé sur la tête , c’est vrai c’est un virus qui nous est tombé sur la tête, mais il est tombé du ciel ce virus, donc la conclusion est que le ciel nous est tombé sur la tête mais cela on ne se rendra compte qu’au post-corona a l’heure des bilans et catastrophes économiques.

125212241

Donc nous continuons notre train train avec beaucoup de temps libre consummé sur whatsApp et ses videos semi-débiles, semi-marrantes, encore faut il avoir envie de se marrer et fuir la réalité, réalité qui nous est propre selon nos croyances/histoires/moral/age/revenus. Chacun est encore libre dans sa prison-confiné de voir et d’imaginer, plutôt voir car l’imagination n’est pas l’apanage général, donc voir le tunnel, l’obscurité ou le faible rayon de lumière qui pointe à son extrémité.
Les prophètes ont disparus, les liseuses d’avenir aussi, les politiciens se cachent, les vrais combattants docteur(e)s et infirmier(e)s sont au front, et il ne reste que le petit écran qui annonce, répète, reannonce, ré-répète tous les malheurs du monde jusqu’à exacerber nos nerfs et nos peurs. C’est comme l’a indiqué Douglas Kennedy

Il y a une semaine, je me suis juré de ne plus regarder les nouvelles à la télé. Parce que j’en suis venu à la conclusion qu’en temps de crise, le flot incessant de l’information continue devient un peu comme la roue d’un hamster dans votre tête. Ça tourne et tourne et tourne en vous submergeant d’images d’un présent catastrophique, en vous répétant indéfiniment ce que vous savez déjà, en suscitant une panique existentielle tous azimuts. Et, comme la roue du hamster, ça ne vous mène nulle part. C’est le mythe de Sisyphe en version électronique, exacerbé par notre époque sur-connectée.
Douglas Kennedy

Alors moi aussi je vis ainsi, bon moral le matin, actif et occupé à mes besognes, l’après midi à écrire et résumer l’état des choses en écoutant le chant des oiseaux et le chat de la voisine roder au jardin, la preuve , que même si le ciel nous est tombé sur la tête, la Terre elle continue de tourner, et le soir perdu entre ces télés-catastrophes, je perds le moral et perds le sommeil. Vivement demain matin ! Vivement le Post-Corona !


Chronique Coronavirus (4), équations et inéquations du Coronavirus

29 mars 2020

3 milliards de personnes confinés dans le Monde, et je me demande si cette mesure est la bonne, la seule et la solution. Peut être que …. ?

2 inéquations nous donneront peut être une réponse

Nombre de morts (Italie, France, Espagne,Iran, USA, G.B) ~= 90% nombre de décès sur Terre

Nombre de malades graves > nombre de machines à oxygène

1. Si l’on considère que ce qui comptera au final c’est le nombre de victimes du Coronavirus, c’est a dire le nombre de décès on s’aperçoit -maintenant que la Chine est sortie de la crise- que 6 pays et seulement 6 pays ont un problème réel : Italie, France, Espagne, Iran , USA, G.B ont tous dépassés les 1000 décès, et il faut remarquer qu’ils représentent près de 90% des victimes, à ce jour 24720 sur 28400 (Chine exclue) soit 87%.

Nb de morts (Italie, France, Espagne, Iran , USA, G.B ) ~= 90% nombre de décès sur Terre

Cela confirme que les autres pays de la planète n’ont pas besoin de confinement total qui paralyse l’économie mais seulement de protections aux frontières et dans certains contés ou encore chez certains groupes comme les plus de 80 ans . Le Monde peut donc recommencer à respirer et commercer.
Seul les 6 pays que l’on nommera C6 doivent agir dans l’urgence, encore que les E.U au vu de leur population(360 M) et environ 2000 décès peuvent encore ne pas agir dans cette urgence.

773x435_cmsv2_02948824-53b7-5700-925c-c7e986695722-4573044

2. Pourquoi donc les autres pays sur terre continuent de paniquer ? La raison est simple si l’on considère l’ hécatombe italienne, les malades ont afflué à l’hôpital mais il manquait de lits-soins-intensifs donc on ne pouvait les soigner.

Nombre de malades graves > nombre de machines à oxygène

C’est l’hécatombe, la crise sanitaire et la crise médiatique qui mettront à nu les politiques capitalistes sur le délabrement du système hospitalier . Cela, les dirigeants des pays concernés veulent l’éviter et surtout le cacher, d’où l’importance du confinement qui retarde le pic et permettra peut être de se réorganiser.

En conclusion, dans grand nombre de pays il est temps de reprendre la route du travail si on ne veut pas prendre l’autoroute du chômage.


Qui l’eut cru ? Qui l’eut cru ?

25 mars 2020

Qui l’eut cru ?
Notre monde est réduit à presque rien !
Pas d’avions dans le ciel, (presque) pas de voitures sur les routes, pas de passants dans les rues.
Près de 3 milliards d’humains confinés entre 4 murs pour stopper la propagation d’un nano-virus invisible mais destructeur.
L’ennemi est partout, sur un carton ou un bouton d’ascenseur.

Je ne peux que me souvenir de ma première dissertation en classe terminale, sur cette citation de 1919 de Paul Valery

« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. »
La crise de l’esprit, Paul Valery

La crise de l’esprit, pour le moment la crise sanitaire et la crise économique adjacente occupent mon esprit.
La crise sanitaire sera longue mais limitée dans ses conséquences , la crise économique qui suivra sera longue, très longue avec elle des conséquences illimitées et désastreuses.

mqdefault

Je parlais plus tôt d’avions, voitures, passants aux abonnes absents, mais comme par miracle j’entends les chants des oiseaux très tôt le matin, je vois les premiers rayons de soleil, je sens l’odeur des premières floraisons du printemps, je suis du regard le chat de la voisine roder dans mon jardin, la vie continue , la terre continuera de tourner avec une autre logique de l’homme plus de-mondialisé, un homme qui prendra -je l’espère- conscience avec plus d’humilité de sa condition dans l’Univers infini.


Chronique Coronavirus

20 mars 2020

Je suis en confinement, en réclusion, et ça ne change rien si c’est volontaire ou imposé. L’impression est pénible, pessimiste car de mes décennies sur terre, je n’ai jamais imaginé un scenario coronavirus, certes j’imaginais depuis une décennie la fin du système économique capitaliste actuel, la chute des bourses, des faillites, des millions de chômeurs et l’anarchie dans beaucoup de pays mais pas dans tous.
Le switch déclencheur viendrait de la finance, mais l’histoire nous a surpris une fois de plus, le switch est venu du coronavirus. Double crise, sanitaire et économique, l’un entraînant l’autre comme si une était insuffisante.
Donc me voila confiné, ratatiné, c’est comme si j’ai recu un « boxe » direct et je suis encore tout étourdi, assommé. C’est donc ça nous les Occidentaux tout puissants, tout arrogants ,aujourd’hui confinés, impuissants face à ce nano-micron invisible et mortel. Et il faut se méfier de tous, l’enfer c’est l’autre, l’enfer c’est les autres. Du jour au lendemain notre monde connu et rassurant s’est effondré, nous vivons dans un autre monde, avec une autre logique, avec des inconnues, et beaucoup d’incertitudes quant à notre proche avenir.

Et pour en revenir au micro, ma vie au jour le jour sous la menace coronavirus, du réveil au coucher je suis confiné, inondé d’informations, radio, télé, internet, fake-news, conseillers, statistiques, modèles mathématiques, specialistes, professeurs et devineresses.
Alors je passe de l’optimisme maximal au pessimisme, je rigole de bon cœur des youtube humoristiques, puis je suis abattu, râleur et songeur. Je prends « la Peste » d’Albert Camus mais c’est trop dur car proche de ce qui peut nous attendre alors que dans ma jeunesse c’était théorique et représentait un scenario loin de la réalité que nous vivions lors. Je prends un autre livre que je feuillette, un troisième et je les rejette, je n ‘arrive pas a me concentrer, sortir du stress ambiant.

Chaque jour semble moins pénible que le suivant, hier encore j’ai pris ma voiture, puis arrivé au marché public en plein air, j’ai essayé de stationner prés d’un marchand de légumes pour rapidement faire ma commande mais vu le nombre de personnes présentes j’ai eu peur de cette populace, le virus doit se cacher entre eux et la salade de laitue me suis je dis, je suis donc reparti. Idem avant hier devant le distributeur de monnaie (caspomat) j’approche, j’épie, je mets mes gants bleus, j’ai l’air d’un braqueur de banques.

Je pense enfin à tout ces milliers de jeunes qui sont au chômage forcé, qui ont des dettes et plus de travail, c’est la bombe corona qui suivra le virus corona.

Allons me dis-je restons à la maison, écoutons Pascal

« Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. » Blaise Pascal

…. et ce samedi, nous serons tous confinés, la terre entière sera en mode sabbatique …..

20200321_ldd001_0

Courage, Courage , fuyons , ah non ! Courage, Courage, Confinons nous!


20 sur 20

27 décembre 2019

2020 ou 20-20 est là.
L’année 2019 elle, prend fin, mais 2019 n’a rien eu de particulier (si ce n’est le nombre impressionant d’inondations) et n’est que la suite et la conséquence des événements de la deuxième décennie du XXI éme siècle.
La première décennie étant définie avant tout par le 11 septembre 2001 (nine eleven) , de la seconde -de 2010 à aujourd’hui- on peut relever les mots clés suivants qui ont fait l’actualité:

POPULISME, genres (sexes), VIOLENCES FAITES AUX FEMMES/METOO

PRINTEMPS ARABE, MIGRANTS, FIN DU TERRORISME MUSULMAN

CLASSES MOYENNES, GILETS JAUNES, ENTROPIE, LIBERTE

POUTINE , MERKEL , TRUMP, CHINE

l’ere des MANIPULATIONS, FAKE NEWS , FIN DE LA VERITE

GAFA, RESEAUX SOCIAUX, (sans mon) IPHONE, ROBOT, IA/ INTELLIGENCE ARTIFICIELLE , PHUBBING

INFLATION ZERO, TAUX NEGATIFS

SURPOPULATION

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, INONDATIONS, des(ORDONNANCE),

EXIT, BREXIT

 

Pour résumer notre époque on peut dire que les problémes sociaux l’emportent sur les problémes géo-politiques, on  parlera plus d’un conflit social intérieur que d’un conflit international. Ce sont les Gilets Jaunes et non les tensions  Iran-Arabie Saoudite qui font la Une.

– les fausses nouvelles ont été souvent plus populaires que les vraies nouvelles, et les rumeurs encore plus. Nous sommes passés à l’ère post-vérité, le mot vrai et le mot vérité doivent être bannis des lexiques ou redéfinis.

La concentration croissante de l’économie aux mains d’entreprises dominantes accentue la pression sur les clients et sur les employés. C’est un mal puissant qui dérègle le fonctionnement du capitalisme

Le marché, est progressivement devenu le véritable souverain planétaire, asservit les électeurs, qu’il traite comme des consommateurs, et les élites politiques, qu’il considère comme des employés.

– Ce qui tue plus que la terreur ? tout simplement l’environnement, la pollution de nos usines

– Nous ne sommes plus dans les médicaments qui soignent mais plutôt dans la catégorie douteuse des médicaments qui vous donnent l’impression de vivre, de bien vivre alors que ce ne sont que des poisons venus remplacer l’ère des fast-food et McDo qui les ont rendu malades.

– Google est partout dans notre vie sans notre avis, les Gafa se comportent comme des vulgaires voleurs.

La conclusion est que la presse ne fait pas son travail. Déjà soupçonnés de collusion avec les élites, les journalistes font aujourd’hui figure d’accusés, coresponsables d’une omerta que nous découvrons

Pour 2020, on sent/ressent  l’influence de la surpopulation, le déclin des USA, le mécontentement des classes moyennes, moins de démocratie et des droits de l’homme, les migrants et beaucoup la pollution.

Si jusqu’en 2000 nous vivions comme des poules en liberté dans la nature, aujourd’hui  nous vivons dans un poulailler pollué et sans liberté .

perdu

Aujourd’hui surtout, ce qui s’est perdu, c’est la foi dans la possibilité de transformer le futur de manière positive.

Pas très optimiste comme tableau et pourtant les 10,15 ou 20 années à venir seront plus riches d’imprévus que de certitudes. Qui avait prévu le 11 septembre, qui avait prévu Facebook et leurs consequences. On nous promet de belles choses, voiture autonome, intelligence artificielle, voyages sur la lune, du virtuel irréel, ….
L’avenir est et reste un grand point d’interrogation.  

point-dinterrogation


L’esprit des temps

8 décembre 2019

Que penser lorsqu’un artiste David Datuna vient au musée devorer une oeuvre d’art [intitulée Comedian] de l’artiste italien Maurizio Cattelan, en l’occurence une simple banane scotchée au mur et qui a été vendue pour la fabuleuse somme de 120,000$.
Datuna y voit une « performance artistique » qu’il intitule Hungry Artist.

Datuna a t’il saccagé une oeuvre de 120,000 $, ou tout simplement mangé une banane de 120 cents ?

Cette anecdote est symbolique de notre époque decadente, car si il y a quelqu’un qui est pret à payer 120,000 dollars pour une banane c’est qu’il a trop, vraiment trop d’argent et qu’il ne sait pas quoi en faire, il fait parti des 1% dont la richesse est equivalente à 50% des terriens.
C’est ainsi que tout est gonflé aujourd’hui, aux extremes valeurs boursiéres que ce soit Apple, Google, Facebook ou la banque du coin. Extreme qui en un rien peut se retrouver comme n’ayant aucune valeur réelle, tout comme cette oeuvre devenue en quelques secondes une peau de banane.

La morale de cette histoire, à mon avis est qu’elle anticipe sur l’avenir virtuel qui nous attend, on peut appeller cela une bulle ou une peau de banane! On finira tous par glisser sur cette peau de banane.