2017 ou un été raciste et meurtrier

16 août 2017

L’été 2017 est bien chaud que ce soit à Charlotteville aux Etats Unis, à Sainte Foy au Quebec ou Arosa dans les alpes Suisses. Mais ce qui caracterise ces villes symboliques avant tout en cet été c’est le racisme, l’antisemitisme et la violence.
Ces 3 villes symbolisent ce que le monde est redevenu en 2017, plus de haine de l’autre, du noir et du juif.


Un rassemblement de suprémacistes blancs vire au drame

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Message de groupuscules d’extrême droite visible à plusieurs endroits au Québec, exigeant une inversion du flux des migrants de plus en plus important à la frontière canado-américaine.

download21Suisse : un hôtel demande à ses clients juifs de se doucher avant la piscine!

«À nos clients juifs, femmes, hommes et enfants, vous êtes priés de prendre une douche avant et après la baignade. Si vous ne respectez pas cette règle, nous serons forcés de vous exclure de la piscine. Nous vous remercions de votre compréhension»

2017: le monde va mal, bien mal, trés mal. Va mal disent les supremacistes blancs americains, bien mal disent les anti-immigrations quebecois, tres mal disent les antisemites suisses.


La chute, oh rage oh desespoir

13 août 2017

On peut etre superman ou le meilleur sprinteur de tous les temps , la chute attend toujours tout homme apres les sommets, cela peut etre la vieillesse ou la maladie ou tout simplement une chute lors d’une course. La legende de Usain Bolt prend fin en ce 12 aout 2017.

 

Ne reste que le souvenir du roi Bolt en 2015 c’ètait hier

 

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Les massacres de Monsanto vu par Mathieu Asselin

12 août 2017

Mathieu Asselin, photographe, expose à Arles des clichés qui dévoilent les ravages du glyphosate. Une plongée documentée et effrayante des ravages de Monsanto.

Parmi les sites américains qui ont priorité auprès de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis en raison de leur haut niveau de contamination, des dizaines ont été pollués par le seul géant Monsanto. Ces sites pollués affectent plusieurs centaines de communautés et leur environnement, et ont un impact désastreux sur la santé et l’écologie. Monsanto a conservé des liens étroits avec le gouvernement américain, en particulier avec la FDA (l’Agence des produits alimentaires et médicamenteux), mais pas seulement : l’entreprise a pour alliés bien d’autres acteurs politiques et économiques dans le monde entier. Il lui est reproché de se livrer à des campagnes de désinformation et de poursuivre toute institution ou personne – chercheurs, agriculteurs et activistes – qui oserait révéler ces agissements. Et tandis que Monsanto poursuit l’expansion de nouvelles technologies et de nouveaux produits, des scientifiques, des organisations environnementales et de défense des droits de l’homme tirent la sonnette d’alarme, préoccupés par la santé publique, la sécurité de l’alimentation et la durabilité écologique, autant d’enjeux déterminants pour notre avenir sur cette planète. La situation est particulièrement préoccupante depuis que Monsanto a créé et commercialisé il y a maintenant vingt ans les OGM au mépris de notre environnement. Explorant le passé et le présent, cette enquête s’emploie à donner un visage à ce que pourrait bien être le futur aux côtés de Monsanto.

 

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Semences transgéniques de Monsanto. En 1996, Monsanto introduit ses premières semences transgéniques. Il fait en sorte que les fermiers ne puissent pas récupérer les graines, ne faisant ni plus ni moins que les déposséder de leurs propres semences. Le pouvoir passe alors aux mains des grands groupes, qui détiennent aujourd’hui environ 80% du marché du maïs transgénique et 93% de celui du soja transgénique. Les fermiers doivent désormais racheter des semences à ces groupes chaque année.

 

la conclusion de Mathieu Asselin:

Nous avons tous le pouvoir de changer et d’arrêter ces corporations. Il faut qu’on arrête d’acheter leurs produits, même si c’est compliqué, car ils sont cachés partout. Ce n’est pas seulement arrêter de manger des OGM, c’est par exemple cesser d’acheter des abricots sur lesquels on a mis des pesticides Monsanto.

 


Papa, incroyable mais vrai, deuxiéme épisode

7 août 2017

A Michel, Vivie et Yossi

Comme dans le premier épisode, ce second se passe aussi à Montreal. Depuis ce premier épisode la photo d’identité de Papa ne me quitte pas, toujours dans la premiére poche de mon porte monnaie ou plutot mon porte carte de credit (car la monnaie a disparu et je paie tout ou presque avec ma carte). Chaque jour ou presque je la sors de sa cache, je lui parle, parfois je plaisante, d’autre j’ironise et meme je le gronde en evoquant son comportement passé. Tout cela est devenu une habitude quotidienne qui m’amuse et me reconforte.
Lundi dernier je m’aperçois que la photo a disparue, je cherche dans mon armoire, dans la voiture, un peu partout mais rien je l’ai perdue. Terrible oh rage oh desespoir ! Je suis bien triste surtout que je n’ai pas eu l’idée de photographier la photogtaphie (hic). Je fais un flashback pour me souvenir quand je l’ai vue la derniere fois. Le seul souvenir vague est que la photo a bougé lorsque j’ai sorti mon porte-credit mais j’etais assez stressé et je lui ai dis » pas maintenant je suis debordé ».
A ce moment la photo a du tomber, c’est une photo d’identité aux dimensions minimes donc aucune chance de la retrouver me dis-je.
Mais cette photo a deja une longue histoire! et dimanche en revenant dans un magasin de parquet, je retrouve les 2 sympathiques employés quebecois Mano et Benoit qui plaisantent tout le temps.
Je demande aussitot à Mano  » z’avez pas trouvé une photo d’identité »,
« Bieen que si repond Mano, demandez à Benoit!  » Et Benoit bien qu’occupé avec des clients me tend la photo. Quelle joie je lui serre la main, j’ai envie de l’embrasser tellement je suis ému. « Je l’ai trouvé et j’ai remarqué qu’elle était plastifiée donc je me suis dit qu’elle devait être importante. »
Et la voila cette photo de papa qui apres avoir parcouru des continents de Jerusalem, de Montreal à Vancouver, aprés s’être dejà ègarée, se retrouve de nouveau dans mon porte-crédit.
Un signe de Papa qui a été vexé par mon attitude mais qui en fin de compte me dit « on se debarrasse pas aussi facilement de moi, je suis de retour « . Allez on recommence notre roman.

Incroyable mais vrai.

Gerard

A LIRE OU A RELIRE SUR LE MEME THEME:

– Papa, incroyable mais vrai


Le tourbillon de la vie

31 juillet 2017

Si je dois garder un souvenir de l’actrice Jeanne Moreau c’est plutot vers la chanson, vers le tourbillon de la vie …..

C’est ça la vie, un tourbillon … et un jour ce tourbillon nous lache vers le néant. Profittons donc de la jeunesse tourbillon ….


Lectures d’étè avec « Qui es-tu Alaska » de John Green

25 juillet 2017

En lisant « Qui es-tu Alaska ? », on a l’impression de retrouver une histoire de jeunesse et d’amitiés du genre « le nouveau nom » d ‘Elena Ferrante ou encore, aprés le mysterieux accident d’Alaska de retrouver Laura Kaschiche avec « les revenants ». Mais il n’en est rien, ce roman n’emprunte à aucun des deux car il a étè écrit bien avant.

La première partie jusqu’au jour zero est interessante, agréable à lire, la vie, la vraie vie, celle de l’adolescence, des amis, du collège, des relations entre les sexes.
La seconde partie à la recherche de la verité est plutot lassante. John Green cite Faulkner « c’est la verité qui m’intéresse pas les détails« . Mais ces details ne menent à rien sinon au labyrinte de la vie, et à mon avis la « verité » n’existe pas dans les choses de la vie, elle n’existe qu’en sciences naturelles ou mathematiques.

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Mais revenons à Alaska, cette jeune et belle fille combative, rebelle et insaisissable : « Je ne suis pas d’humeur à repondre à des questions commençant par « comment », « quand », « où », « pourquoi », ou « quest-ce que ». Remarquable non ?

Mais son humeur a un prix chez les garçons:

j’en avais marre de ses sautes d’humeur, un jour glacial, l’autre délicieuse, le troisième dragueuse envoutante et le quatriéme odieuse desenvoutante.

Alaska c’est la vie, mais, la vie c’est aussi la souffrance et toute la question de John Green à travers « qui es-tu Alaska? » est comment sortir du labyrinthe de la souffrance.

Fuir par le suicide ou « faire comme si le labyrinthe n’existait pas, de se construire un petit monde autonome dans des recoins du dédale sans fin et de prétendre ne pas être perdu, mais chez soi ». La est tout le dilemne de ce roman.


« J’ai commencé ma vie dans l’horreur »

1 juillet 2017

Le premier combat de Simone Jacob alias Simone Veil fut celui de la survie, contre l’entreprise de mort de la Shoah. Elle le résuma d’une formule, terrible et pudique: «J’ai commencé ma vie dans l’horreur.»
Horreur, à 16 ans, de l’arrestation par la police allemande, du transfert à Drancy et de la déportation, avec sa mère et l’une de ses sœurs, vers les camps de la mort nazis, Auschwitz-Birkenau, Bobrek, Bergen-Belsen. Avril 1944-avril 1945, un an de calvaire. Sa mère y périt. Simone Jacob et ses deux sœurs y survécurent. Elle en garda le matricule 78651, indélébile, sur le bras gauche. Elle ne sut jamais où étaient morts son père et son frère.

Aprés cela, plus rien ne compte. Je comprends donc que Simone Veil se soit definit comme une athée. Je comprends moins sa fuite du judaisme et de l’Etat d’Israel. Mais face à l’horreur nazie ne recherchons pas la logique des victimes.

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L’hommage de son fils:
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Et puis, il y eut ce voyage à Auschwitz-Birkenau en décembre 2004. Toi, deux de tes fils et les plus âgés de tes petits-enfants. Nicolas n’avait pas eu envie de venir. Tu nous montras le camp des hommes et celui des femmes, tu nous indiquas les emplacements de l’hôtel, celui des chambres à gaz et des fours crématoires…

Tu nous expliquas le voyage dans les wagons à bestiaux avec les pleurs des enfants, l’arrivée sur la rampe, la terreur provoquée par la violence gratuite des SS, le tri par Mengele [le médecin officier SS qui effectuait la ‘sélection’ à l’arrivée dans le camp entre ceux qu’il jugeait ‘inaptes’ au travail et les autres, NDLR], la tonte des cheveux, le tatouage des numéros faisant de vous des ‘stücks’ [morceau, pièce comptable, terme utilisé dans les camps par les nazis pour désigner les détenus], le manque de sommeil, la faim, le froid, la promiscuité, la saleté, l’odeur pestilentielle des corps qui brûlent, les cendres noires rejetées par les fumées des fours crématoires, les latrines communes, seuls lieux de quiétude car désertées par les SS du fait de l’effroyable puanteur des lieux, le travail des Sonderkommandos, l’arrivée des 450.000 juifs hongrois, au printemps 1944, assassinés avant même d’entrer dans le camp…

Tu nous fis les honneurs de ton block, baraque qui n’a pas été détruite et tu nous montras la coya, ces chalets de trois étages constitués de planches de bois disjointes où vous pouviez à quatre ou cinq essayer de vous agglutiner pour tenter de vous assoupir entre les trop fréquents appels nocturnes.

Tu nous avais déjà raconté les marches de la mort et la mort de ta mère que tu adorais, et que tu n’as pas revue en rentrant des travaux forcés.

Rappelant cela, on comprend pourquoi papa résumait avec l’extrême pudeur qui était la sienne la réserve de ton comportement et ton regard, comme les stigmates d’un vécu, d’une ‘tragédie indélébile’.