Les événements marquants de la décennie 2000-2009

30 novembre 2009

La première décennie du XXIeme siècle prend fin bientot, et j’essaie de me rappeler ce qui l’a marquée. Je ne veux pas faire de recherches particulières me disant que si un événement est suffisamment important, il doit figurer dans toutes les mémoires

En politique, le 11 Septembre 2001 est sans doute le jour de la décennie: terreur, guerres contre les islamistes et le début de la chute de l’Empire Americain y sont liés. Personnellement plus je m’éloigne de cette tragique journée du 11 sept 2001, plus j’ai conscience de son impact sur l’humanité et des changements qu’elle a générés.

L’élection d’un Noir à la présidence des USA le 4 novembre 2008 est aussi un jour important de la décennie.

Sur l’environement, je signalerais  les dérèglements climatiques : tsunami, ouragans, cyclones, fonte de la banquise.

Dans la société: sans aucun doute le tout-numérique et le boom des réseaux sociaux quand l’objet qui symbolise le mieux la décennie est  le téléphone portable, et notre nouvel big-brother Google, d’ailleurs c’est lui qui permettra que cet article soit lu par vous.

2001 année de la décennie

2001 année de la décennie


et….., j’oubliais la guerre en Afghanistan, dix ans deja de combats dans le plus arriéré pays du monde…..mais cela nous ramène au 11 septembre 2001 !

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Le rouge et le noir ou devine qui vient dîner

28 novembre 2009

 

le rouge et le noir

le rouge et le noir

Michaele Salahi, ce nom était plutôt inconnu jusqu’au fameux diner présidentiel ou elle s’est invitée.
Si deja on réussit à se faufiler et s’introduire, on fait fi du protocole et on attrape le Président avec les 2 mains, une pour nous rappeler que les femmes fatales s’habillent toujours de rouge, l’autre pour nous ramèner au Rouge et le Noir de Stendhal.

 

Michaele, Michelle ? et n’oublions pas Monica ! Les Présidents américains auraient ils un faible pour les femmes dont le nom commence par M ?


Start-Up Nation ou pourquoi Israël et pas ailleurs ?

27 novembre 2009

Les auteurs du livre « Start-Up Nation », Dan Senor et Saul Singer citent un dirigeant de British Telecom mais ils pourraient aussi bien citer un dirigeant d’Intel, qui a ouvert l’année dernière une usine de 3.5 milliards de dollars à Kyriat Gat ou Warren Buffett qui a payé 4 milliards de dollars en 2006 pour acquérir une entreprise israélienne de machinerie métallique, ou bien John Chambers directeur général de Cisco qui a acquis 9 start-up israéliennes, ou encore Steve Ballmer qui dit de Microsoft qu’elle est « autant une entreprise israélienne qu’une entreprise américaine » du fait de l’importance de ses ingénieurs israéliens.
« Google, Cisco, Microsoft, Intel, eBay…,» déclare un dirigeant d’eBay, « le secret le mieux gardé est que nous vivons et mourrons tous par le travail de nos équipes israéliennes. »

Israël est la nation des technologies. Les dépenses civiles de recherche et développement atteignent 4.5% du Produit Intérieur Brut soit une fois et demie plus que le niveau des Etats-Unis, de l’Allemagne ou de la Corée du sud . Même en termes absolus Israël n’a que les Etats-Unis comme concurrent avec une population quarante fois inférieure. 

vivement du not made in China !

vivement du not made in China !

MM. Senor et Singer écrivent : « Israël- un pays de seulement 7.1 millions d’habitants- a attiré, près de 2 milliards de capital-risque en 2008, soit autant que les 61 millions d’habitants du Royaume Uni ou les 145 millions de français et d’allemands réunis. »

Au début de l’année 2009, quelques 63 sociétés israéliennes sont cotées au NASDAQ, c’est-à-dire plus que pour n’importe quel autre pays. Parmi les entreprises israéliennes : Teva pharmaceutiques, le plus grand fabriquant mondial de médicaments génériques et « Check Point Software technologies ».

Un tel dynamisme économique s’est produit en dépit de la guerre, des tensions intérieures et de l’animosité grandissante d’autres nations. Durant les six années suivant l’explosion de la bulle internet en 2000, alors qu’Israël a subi l’une de ses pires périodes d’attaques terroristes et combattu dans la deuxième guerre du Liban, les auteurs font remarquer que sa part dans le marché global des capitaux-risque n’a pas baissé mais au contraire a doublé de 15 à 31 %.
Une question importante posée par « Start-Up Nation » est : Pourquoi Israël et pas ailleurs ?

La plus grande force de « Start-Up Nation » n’est pas l’analyse mais l’anecdote. Les auteurs racontent des histoires de succès entrepreneuriaux comme celui de Shai Agassi, fils d’un immigrant iraquien en Israël, avec ses voitures électriques ou Gavriel Iddan, dont les caméras explorent le corps humain.

Au final, il n’est pas simple de découvrir pourquoi Israël, une petite nation d’immigrants, déchirée par la guerre, est parvenue à devenir la première nation technologique. Il est peut-être suffisant comme ce livre le fait de mettre la lumière sur ses succès.

PS: le livre n’a pas encore été traduit en français.
 


Le père Noël et le vaccin H1N1

27 novembre 2009

Nous sommes en plein hiver, dehors il fait froid mais le virus de la grippe H1N1 n’ose pas mettre le nez dehors. On avait pourtant annoncé une grande pandémie, des milliers ou des millions de morts. Tout a commencé par un bureaucrate de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), suivi de tous les bureaucrates OMS, puis des politiciens qui craignaient d’être accusés de négligence.
Le tout a été rapidement pris au vol par les laboratoires pharmaceutiques et la finance. Les professionnels de la médecine ont emboîté le pas, et le tout a été médiatisé et amplifié. Il ne nous restait à chacun d’entre nous -moutons de Panurge- qu’ à nous protéger, nous faire vacciner, rester chez soi et attendre le pire.
L’hiver est donc la, monsieur tout le monde se porte plutôt bien et prépare Noel. Tout le monde est dehors, et comble du ridicule c’est le virus H1N1 qui n’ose pas mettre le mettre le nez dehors.

On nous a vendu du faux, de la peur , chacun voulant se protéger, mais l’addition est salée. Qui payera toutes ces dépenses occasionnées par le H1N1? nous ! Les labos pharmaceutiques pourront quant à eux se payer un superbe Noël: la peur des uns est le gagne pain des autres.

NOEL H1N1
Pour qui veut encore se faire vacciner, le Père Noël distribue des vaccins gratuitement. Il suffit de laisser une chaussure sur le bord de la fenêtre, mais attention aux voleurs …….


Le nouveau pèlerin de La Mecque

25 novembre 2009

Jusqu’à présent, les pèlerins étaient des personnes âgées, qui avaient accompli leur vie professionnelle et familiale, qui n’avaient donc plus ni dettes ni enfants à charge. Cela correspondait à la fonction classique du pèlerinage qui marquait la clôture d’une vie. Aujourd’hui, une nouvelle génération de pèlerins, âgés de 20 à 35 ans, émerge, dont le gros des troupes est composé de sala- fistes, adeptes d’un islam littéraliste. Ce sont des jeunes pères et mères de famille, qui, autant que possible, reviennent chaque année passer deux ou trois semaines à La Mecque. Ils ont souvent grandi en France et étaient habitués à retourner tous les étés au Maghreb. Mais ils se trouvaient en recherche de racines d’un côté et en décalage avec le pays de leurs parents de l’autre. Le hadj est pour eux un bon compromis : vivre selon leur idéal religieux en prenant leurs congés annuels.

macdo et club med

macdo et club med

Ils ont entraîné une espèce de «clubméditerranéisation» du hadj. A La Mecque, comme au Club, on n’est plus dans le tiraillement identitaire, on est dans l’espace de l’entre-soi, avec des gens qui pensent comme nous. On choisit son hôtel avec vue sur La Mecque… Ce jeune pèlerin va également de préférence dans les fast-foods plutôt que dans les restaurants traditionnels et, en grand fan des technologies nouvelles, il recherche les derniers supports religieux sous forme de logiciels pédagogiques ou de gadgets (montres, réveils…). Ce genre de pèlerinage est amené à se développer. Il séduit déjà les nouvelles bourgeoisies de pays musulmans émergents. Certaines agences, au Maroc notamment, proposent des voyages associés «pèlerinage à La Mecque + shopping à Dubaï» !

* d’après Omar Saghi, chercheur et professeur à Sciences-Po-Paris,interviewé par le nouvel-obs.


Marrakech, le départ

22 novembre 2009

Dans Marrakech, le départ, Daniel Sibony fait remonter toutes les images du passé, celles qui lui font revivre son enfance et sa jeunesse, entre bien-être et misère, bonheur et détresse, exil et ancrage, dans une tradition millénaire.

Compte tenu des réflexions sociologiques, psychanalytiques et philosophiques de Daniel Sibony, Marrakech, le départ pourrait s’intituler Casa le départ ou Meknes le départ. Il est représentatif de notre départ, de chacun de nous, nous Juifs du Maroc et peu importe que ce fut en 1955 ou en 1970. A quelques variations près, ces images nous les connaissons, nous les avons vécues et ressenties.

On n’avait ni frigo, ni radio, ni eau courante. Mais on avait l’ électricité, le prof de geo disait « le Maroc c’est le Moyen Age plus l’électricité« . Le ton est donné, nous sommes dans les années 40.

Les images défilent et se succèdent. On asperge le patio pour se rafraichir, puis c’est l’heure du thé à la menthe et des biscuits légers poudrés de sucre (hloua dl’zine), les voeux (ezi nakhou besk), le mauvais oeil (sscoua ll’khla), le samedi après midi avec la sieste qui s’impose après la skhina, les réveils matinaux par le muezzin du coin, le kanoun à charbon(l-mzmr) qu’on allume pour réchauffer la maison, la mère qui pétrit le pain puis vient jeter au feu un petit bout de pâte.

Il y a l’ambiance du quartier/mellah, la prière pour la pluie, les lamentations de Tish’a beav, les chants de mariage, les vêtements neufs faits par le tailleur pour les fêtes, les insultes( llahi-qssar’amrk!), les bénédictions (llah itouwl’amrk), les rabbins «  les discours de ces maitres ne changeait pas« , les études rabbiniques autour d’un verre de mahia, les pèlerinages, les ventes de privilèges pour « monter » à la Thora ou ouvrir l’ Arche,  » Je m’amuse à guetter les petits gestes et les rictus de ceux qui montent l’enchère. Quand ils l’emportent le gérant les bénit, si l’enchère a bien monté il les bénit intensement« , et sur la synagogue,  » Cette synagogue je l’ai dans les veines par tous les chants qu’on y criait . »

Les ambiances souvenons nous, Pourim (lkrada) avec ses jeux de cartes, la Mimouna , « chacun baise la main au grand père » , les youyous (Trbhou!, Tsa’dou!), et surtout le goût des beignets: « C’était une fête d’en avaler une bouchée; toute la vibration de la faim vous afflue dans la gorge et vient fondre la dans une sorte d’attendrissement ou les yeux deviennent humides.  »

« Nous sommes tous liés par une intense proximité ou la tendresse, la médisance, la querelle, le mauvais oeil s’entremêlent dans une présence qui nous porte et nous contient, nous enveloppe et nous étouffe. »

Mais il y a aussi le milieu ambiant pas toujours amical.
« Il y avait eux (mslm), nous et les chrétiens(nsara). » La relation de la rue est entre eux et nous, quant aux francais ils sont inacessibles. La relation se fait à travers la culture grâce à la bibliotheque ou l’auteur lit le Comte de Monte Cristo ou pour se divertir, Paris Match.
«  J’aurais aimé discutter de Moliere ou de Musset avec les hommes en djellaba et en tarbouch qui venaient à la maison mais c’était impensable. »

 » Le Mellah offre un décor moyenageux baigné de calme et de lumiere. Mais le vrai danger au retour de l’école comme a l’aller c’est de recevoir des pierres jetes par un jeune mslm ou par plusieurs. »


Chemin faisant, Daniel Sibony m’a fait decouvrir le secret de nos mères, cette bénédiction qu’elles avaient de faire beaucoup avec peu de moyens.
 » On va partir, en attendant un gout de bien être émane de nos maisons, le bien être tenait beaucoup à la saveur des repas, repas exquis ou nos mères noyaient la pénurie dans un solide savoir faire qui a traversé les siecles.
Cette double impression de détresse et de bien être, je la vois dans les rues dans ce mélange de dénuement et d’abondance. « 

Le départ qui s’impose ….
 » Nous étions dans le pays depuis 20 siècles, bien avant eux, bien avant qu’ils ne le conquièrent, mais justement ils l’ont conquis, alors on s’est retrouvés chez eux, on n’était pas chez nous.
Apres le départ des francais, le notre s’est imposé. A croire qu’on ne pouvait redevenir leurs « protégés », et que pour nous, vivre libres parmi eux n’était pas évident.
Pour nous en revanche, le départ est sans retour. c’est un exil qui prend la suite d’un autre exil ou nous étions chez nous. »

Et le voila parti à 13 ans avec son frère, son aîné de 1 ans et demi.. De la gare de Marrakech, via Casa, Marseille et enfin Paris.
« Et j’ai mis du temps à voir qu’il fallait être ailleurs tout en gardant un pieds ici; qu’être ailleurs sans être ici, c’etait de la fuite. Oui l’ailleurs n’a d’intérêt que si on peut y apporter ce qu’il y a ici, même en pensée. »

La prise de conscience……
« Ils auraient pu nous malmener davantage et ils ne l’ont pas fait. A peine de temps à autre quelques bouffées de violence venues de loin, d’une hostilité archaique. »

 » C’était pourtant un drôle de petit peuple que le notre: animé, pittoresque, bariolé, aves ses sages, ses riches, ses pauvres, ses érudits, ses cinglés, ses audacieux. Et il quitte ville et villages, il s’en va sans un bruit, sans demander son reste ni s’expliquer avec personne; sans en parler sauf à titre personnel, quelques fois avec le même refrain « Ce n’était plus possible. » Il se disperse entre France, Canada, Israel et cela semble aller de soi. »

Nostalgique, mais aussi analytique de notre vie, sur cette « hostilité mutuelle bienveillante », de nos peurs, de notre fuite, ce livre est un must, à lire pour mieux cerner ce qu’a été la vie des Juifs au Maroc durant près de 2000 ans avant et pendant la génération départ.

Daniel Sibony y apporte une analyse lucide, sociologique et sentimentale d’une époque qui fut et ne sera plus. Son témoignage est le notre. Un très bon livre ou le psychanalyste et le romancier se rejoignent. Dommage qu’il ait cru bon de monter autour de ce témoignage un roman entre le marocain Haim Bouzaglo et une ashkenaze d’origine allemande. Même les psychanalystes fantasment parfois….
Merci Daniel Sibony pour ce beau et véridique témoignage sur les Juifs du Maroc.

* Cet article a été publié auparavant sur darnna.com


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22 novembre 2009

C’est du tout américain, résultat Barak Obama.

* d’après les Webby Awards 2009