Lectures d’été avec Mirage de Douglas Kennedy (1)

23 juillet 2015

Le dernier roman de Douglas Kennedy est surprenant, il y a des rebondissements inattendus  et son livre m’a rappelé en bien des points le film d’Alfred Hitchkok « L’homme qui en savait trop ».

Je ne serais guère étonné que ce livre devienne un film hollywoodien, on dirait que Douglas l’a ecrit dans cette optique, faisant le paralléle Douglas/Hitchkock,  Paul/James Stewart, ou Robyn la narratrice/Doris Day, avec comme fond le désert marocain. Tout semble identique.

Deuxieme point, c’est l’authenticité de l’esprit marocain que Douglas Kennedy a reussi à retransmettre dans son livre, depuis le berbère du fin fond de l’Atlas jusqu’àu policier au service de Sa Majesté.

Enfin et comme toujours on retrouve le coté psychologie et philosophie de la vie dans les livres de Douglas Kennedy même  si dans une interview dans la Presse de Montreal sur son livre Kennedy se dit ni prêtre, ni psychologue (hic).

Dans Mirage, tout bascule. Notre vie peut-elle basculer à tout moment ?

Je le cite:

Mirage, c’est la vie d’un couple qui vit une crise dans un pays exotique, le Maroc. Il y a plusieurs mirages dans ce roman. Il y a celui du désert, celui dans la tête de Robyn, mais aussi, le plus grand mirage est peut-être celui de son mariage. Le mirage c’est aussi soi-même, et c’est également l’amour. Le roman pose une question immense qui reste sans réponse parce que je ne suis ni prêtre ni psychologue : est-il vraiment possible de connaître la personne avec qui l’on vit ? Est-il possible de vraiment se connaître soi-même ? 

On se dit : « Ah, je peux le changer », mais franchement, c’est toujours une catastrophe de dire ça ! C’est faux, on ne change pas les gens. En amour, on ne voit bien que ce qu’on veut voir.

« Nous projetons sur autrui ce dont nous avons besoin et dont nous manquons à un moment précis de notre existence. »

Je vois avec une certaine clarté le sujet de la condition humaine. Il y a toujours des tensions dans un couple. Créer une vie avec quelqu’un d’autre, c’est un des plus grands défis d’une vie… et rester en couple avec cette même personne aussi, c’est un immense défi.

On vit dans un monde de l’instantané avec l’internet. On est connectés en permanence, mais à l’inverse, nous sommes aussi déconnectés. Le fait que rien n’est stable maintenant est une réelle inquiétude. Les métiers que nous pratiquons sont instables, les problèmes d’argent sont multiples, on craint toujours d’en manquer, les gens luttent tout le temps… la classe moyenne encore plus.

Comprendre que la vie est un mélange de choses merveilleuses et de moments durs. Le tout est d’avoir une vie intéressante, c’est déjà pas mal.

Jusque là la vision ou analyse directe de l’auteur,  dans un prochain article je citerai ses visions  à travers le roman, sur l’ Amour, l’Argent, les gens raisonnables, les projections, la réalité ou plutot notre vision de la réalité, la culpabilité, les idées preconcues,  l’échec ou l’espoir. Douglas  dit qu’il n’est  pas un psychologue mais  il ne fait aucun doute qu’il est  un fin analyste de l’homme, de la vie et des  aléas de l’existence.


Lectures d’été: le jardin d’Epicure

2 juillet 2015

Titre trompeur que le Jardin d’Epicure de Irvin Yalom car c’est un livre de psychologie et je déteste les livres de psycho écrit par des psychos aussi populaires soient-ils et en plus pour une lecture d’été.
De plus un livre de psycho sur la peur de la mort lorsqu’il fait bien chaud, bien beau sur la plage malgré les méduses envahissantes, et ces psychos-journalistes-ecrivains ont le hic pour citer Pierre, Francois, Valerie ou Julie qui d’après l’auteur se reconnaitront mais d’après moi n’existent que dans l’imagination du psy.  C’est dire si j’ai été expéditif avec la lecture de ce livre.

Un chapitre cependant a retenu mon attention, ce sont trois essais de Schopenhauer: ce qu’est l’homme, ce qu’a l’homme, ce que l’homme représente.
Ces essai insistent essentiellement sur le fait que seul compte ce qu’est un individu; ni la richesse, ni les biens materiels, ni le statut social ni une bonne réputation ne garantissent le bonheur. 
Les biens materiels  sont une illusion. La richesse est comme l’eau de mer: plus nous en buvons, plus nous avons soif. Finalement, nous ne possedons pas nos biens, ils nous possèdent.
Les opinions nous rendent esclaves de ce que les autres pensent ou pire, de ce qu’ils semblent penser.
C’est seulement ce que nous sommes qui importe vraiment.
Une bonne conscience dit Schopenhauer signifie davantage qu’une bonne reputation. Notre but principal, selon lui, devrait être une bonne santé et une grande richesse intellectuelle, qui permet d’avoir accès à une quantité illimitée d’idées, à l’indépendance et à une vie morale. Ce ne sont pas les choses elles-mêmes qui nous troublent, mais notre interpretation des choses.

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Cet été la, un photo-roman sans photo

15 août 2012

Pour ces lectures d’été 2012,  j’attendais beaucoup du roman  de Véronique  Olmi: « Cet été la ».

Mais déception totale de cet écrivain-media qui est partout à la une, sur Madame Figaro, sur les plateaux  de  télé.  Son livre n’est d’ aucune saveur, il me rappelle les photos-roman NOUS DEUX que je piquais à ma soeur et lisait en secret au siècle dernier.

Une horreur, mais le pire est que ce bouquin a reçu le prix 2011 Maison de la Presse, et que pour mieux se vendre il nous présente des extraits de critiques: un roman rare‘ dit Karine Papillaud sur le Point, ou ‘une réussite‘  déclare Tatiana de Rosnay dans le Journal du Dimanche. Roman rare par sa bêtise , et réussite des manipulations  médiatiques qui mentent effrontément pour faire avancer un écrivain  et les ventes, mais Veronique Olmi est elle un écrivain ou plutot une éditrice  pour débiles de photo-roman sans photos.

Si on la définit de réussite, je comprends pourquoi moi même et bien d’autres fuyons les écrivains français et préférons de loin un Philip Roth ou Douglas Kennedy américain,  un Umberto Eco italien ou encore un Amos Oz israelien.

Il y a beaucoup à faire si on ne veut pas réduire la littérature  française contemporaine au niveau Marc Levy ou Véronique Olmi. 

DOMMAGE!!  et encore une fois fuyez ce roman. Laissons une chance tout de même à l’écrivain pour l’avenir. 


Lectures d’étè avec Paul Auster sur la guerre, le pouvoir, la peur ….

13 août 2012

La guerre: Ne sous estimez jamais l’importance de la guerre.
La guerre est l’expression la plus pure, la plus vive de l’âme humaine

Le pouvoir: Déclarations emphatiques, généralisations débridées, propos amers sur la corruption de tous les gouvernements – passés, présents et à venir; de gauche, de droite et du centre – et sur notre soi-disant civilisation qui n’était qu’un mince écran masquant un assaut incessant de barbarie et de cruauté. Les humains étaient des animaux [….]
Le pouvoir etait la seule constance, et la loi de la vie était tue ou sois tué, domine ou tombe victime de la sauvagerie de monstres.

La peur: La peur est une bonne chose, la peur est ce qui nous incite à prendre des risques et à nous pousser au-delà de nos limites normales

La vanité: Cet invisible chaudron d’estime de soi et d’ambition qui frémit et bouillonne au fond de chacun d’entre nous.

Le plaisir de la colère: Il etait le genre d’homme qui  peut a tout moment entrer en éruption, quelqu’un qui prenait bel et bien plaisir à se mettre en colère.


Source: Invisible
PS humouristique: non la souce n’est pas invisible, mais Invisible de Paul Auster


Lectures d’étè avec Paul Auster, Invisible

11 août 2012

On lit, on tourne la page et l’on s’apercoit que c’est fini, c’est la fin. Inachevé donc !

Avec Auster on est dans le roman narratif, des détails.
Invisible  est  un roman déroutant , on se demande si c’est vrai, ce qui est vrai de ce que les personnages racontent, qui dit vrai? Impossible à savoir.
On ferme le livre comme lorsqu’on sort d’un film entre fiction et réalité.
C’est la relation complexe entre la réalité et sa mise à l’écrit 40 ans plus tard.
Est ce que ce que nous ressentons aujourd’hui c-a-d 40 ans plus tard est la transcription réelle des faits de l’époque ou la transcription de notre imagination?
Ou est la vérité, ou est le mensonge ?
Ou est la réalité ou est le fantasme ?
Avec Auster nous ne le savons pas, tout se confond, la frontière est invisible.
Peut être est ce la raison du titre Invisible.


6 sur l’échelle GR  mais certaines pages sont très dures à lire, pas conseillé aux âmes sensibles.


Lectures d’étè, fin de série

26 juillet 2012

Ainsi s’achève la série 2012, place aux vacances et aux J.O qui veulent nous faire oublier que l’Occident est en crise, la phrase clé des sondages étant « Etes vous inquiet pour l’avenir ? »

Douglas Kennedy
sur l’argent
sur la peur
sur le bonheur
sur le mensonge
sur la haine
sur les vetements
sur les psys
sur la perception
sur l’incertitude
sur les mots
sur la vie à deux
sur la vie des autres
le trio gagnant de l’Amérique


Lectures d’étè avec Douglas Kennedy (suite) , sur le trio gagnant de l’Amerique

25 juillet 2012

Argent, Dieu et Culpabilité: voila le trio gagnant de l’Amerique. Et aucun d’entre nous n’arrive jamais à s’en liberer totalement.

Douglas Kennedy
sur l’argent
sur la peur
sur le bonheur
sur le mensonge
sur la haine
sur les vetements
sur les psys
sur la perception
sur l’incertitude
sur les mots
sur la vie à deux
sur la vie des autres
sur le lieu de travail
sur la colère