Lectures d’été avec Mirage de Douglas Kennedy (2)

24 juillet 2015

Amour, argent, les gens raisonnables, les projections, la réalité ou plutot notre vision de la réalité, la culpabilité, les idées préconçues, l’espoir ou l’échec ou l’espoir,
Ses citations sont un bréviaire de philosophie, à lire en été et à méditer/appliquer dès la rentrée.

Amour:
Car c’est ici que survient la grande question : comment, et pourquoi, tombons-nous amoureux ? Qu’est-ce qui fait qu’à un moment on se dit : C’est lui, l’homme de ma vie ? Jusqu’à ce que, quelques semaines ou mois plus tard, la réalité de l’autre vous rattrape et vous pousse à vous interroger sur les désirs et les attentes que vous aviez projetés sur lui, vous poussant à vous demander si c’est vraiment l’amour qui vous a égaré à ce point.

Argent:
L’argent est la faille le long de laquelle nous avançons en équilibristes. Montrez-moi le bilan en chiffres d’un individu et je pourrai vous dresser son portrait avec une précision de romancière, un tableau qui reflétera son immense complexité : ses rêves et ses ambitions, ses démons et ses peurs.

Avion:
Pas de place pour étendre les jambes dans cette prison volante et malodorante

Raisonnable:
Les gens raisonnables sont ceux qui survivent, et tu vas voir que la vie, c’est d’abord et surtout une question de survie.

Projection:
à moins que ce n’ait été ma propre préoccupation que j’aie projetée sur cette jeune femme si attentive.

Interpretation:
mais aussi la virtuosité avec laquelle ils rappelaient qu’il n’y a jamais une seule vision de la réalité, que le regard est profondément subjectif, que nous avons tous notre façon particulière de considérer les objets, les espaces, la vie.
Que tout est, par essence, interprétation.

Couple:
Le problème quand on est en couple, c’est que l’on est aussi soumis aux appréhensions et tourments de son partenaire, les moments où l’on parvient à se délester en même temps de toutes ces choses qui nous encombrent sont donc assez rares.

Culpabilité:
Le problème avec la culpabilité, surtout quand elle vous suit depuis l’enfance, c’est qu’il est impossible de l’ignorer lorsqu’elle referme sa main sur vous

Idèes préconcues:
Nous avons tous des idées préconçues… même si nous nous répétons que nous sommes au-dessus de ça.

Echec et Espoir:
D’expérience, le plus grave échec, c’est de perdre l’espoir, croyez-moi

Réalité:
Même si je me suis souvent posé la question, depuis : est-ce qu’on voit la réalité, ou seulement ce qu’on veut voir ? »

Quête d’amour:
La quête d’amour, surtout quand elle a pour objet un père ou une mère qui semble ne l’accorder qu’au compte-gouttes, a d’étranges effets.

Ennemi:
il avait été l’incarnation de l’une des grandes contradictions de la condition humaine : être son pire ennemi.

Le dernier mot:
Il fallait qu’il ait le dernier mot, toujours, et c’était la grosse artillerie. Et ceux qui se mettaient en travers de son chemin étaient impitoyablement punis.

Mirage, un livre, un bon livre pour l’été surtout si vous aimez joindre la psychologie aux aléas de la vie. Douglas Kennedy un philosophe de la vie,  pour comprendre que la vie est un mélange de choses merveilleuses et de moments durs. Le tout est d’avoir une vie intéressante, c’est déjà pas mal, et n’oublions pas que dans la vie nous ne voyons que ce que nous voulons bien voir et que tout est, par essence, interprétation.

Note 8/10 sur l’échelle RG

A LIRE OU A RELIRE SUR LE MEME THEME:
– Douglas Kennedy, lectures d’été

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Lectures d’été avec Mirage de Douglas Kennedy (1)

23 juillet 2015

Le dernier roman de Douglas Kennedy est surprenant, il y a des rebondissements inattendus  et son livre m’a rappelé en bien des points le film d’Alfred Hitchkok « L’homme qui en savait trop ».

Je ne serais guère étonné que ce livre devienne un film hollywoodien, on dirait que Douglas l’a ecrit dans cette optique, faisant le paralléle Douglas/Hitchkock,  Paul/James Stewart, ou Robyn la narratrice/Doris Day, avec comme fond le désert marocain. Tout semble identique.

Deuxieme point, c’est l’authenticité de l’esprit marocain que Douglas Kennedy a reussi à retransmettre dans son livre, depuis le berbère du fin fond de l’Atlas jusqu’àu policier au service de Sa Majesté.

Enfin et comme toujours on retrouve le coté psychologie et philosophie de la vie dans les livres de Douglas Kennedy même  si dans une interview dans la Presse de Montreal sur son livre Kennedy se dit ni prêtre, ni psychologue (hic).

Dans Mirage, tout bascule. Notre vie peut-elle basculer à tout moment ?

Je le cite:

Mirage, c’est la vie d’un couple qui vit une crise dans un pays exotique, le Maroc. Il y a plusieurs mirages dans ce roman. Il y a celui du désert, celui dans la tête de Robyn, mais aussi, le plus grand mirage est peut-être celui de son mariage. Le mirage c’est aussi soi-même, et c’est également l’amour. Le roman pose une question immense qui reste sans réponse parce que je ne suis ni prêtre ni psychologue : est-il vraiment possible de connaître la personne avec qui l’on vit ? Est-il possible de vraiment se connaître soi-même ? 

On se dit : « Ah, je peux le changer », mais franchement, c’est toujours une catastrophe de dire ça ! C’est faux, on ne change pas les gens. En amour, on ne voit bien que ce qu’on veut voir.

« Nous projetons sur autrui ce dont nous avons besoin et dont nous manquons à un moment précis de notre existence. »

Je vois avec une certaine clarté le sujet de la condition humaine. Il y a toujours des tensions dans un couple. Créer une vie avec quelqu’un d’autre, c’est un des plus grands défis d’une vie… et rester en couple avec cette même personne aussi, c’est un immense défi.

On vit dans un monde de l’instantané avec l’internet. On est connectés en permanence, mais à l’inverse, nous sommes aussi déconnectés. Le fait que rien n’est stable maintenant est une réelle inquiétude. Les métiers que nous pratiquons sont instables, les problèmes d’argent sont multiples, on craint toujours d’en manquer, les gens luttent tout le temps… la classe moyenne encore plus.

Comprendre que la vie est un mélange de choses merveilleuses et de moments durs. Le tout est d’avoir une vie intéressante, c’est déjà pas mal.

Jusque là la vision ou analyse directe de l’auteur,  dans un prochain article je citerai ses visions  à travers le roman, sur l’ Amour, l’Argent, les gens raisonnables, les projections, la réalité ou plutot notre vision de la réalité, la culpabilité, les idées preconcues,  l’échec ou l’espoir. Douglas  dit qu’il n’est  pas un psychologue mais  il ne fait aucun doute qu’il est  un fin analyste de l’homme, de la vie et des  aléas de l’existence.


Douglas Kennedy, la poursuite du bonheur

23 février 2013

Dans ce roman Douglas Kennedy raconte des trajectoires de vie, celle de Sarah, de Kate, d’Eric bref de vous et de moi, tous à la poursuite du bonheur mais ….

« Nous n’agissons pas comme il le faudrait. Et ce qu’il ne faudrait pas, nous le faisons. Et puis, nous nous rassurons avec l’idée que la chance sera notre alliée. » 

Puis survient la lecon fondamentale de la vie:

« La vie m’a donné une lecon fondamentale: chaque fois qu’on a l’impression de savoir précisément ce que l’on attend de l’existence, quelqu’un surgit et bouleverse toutes vos certitudes.
Nous n’avons aucun controle sur quoi que ce soit. On croit que si, mais en fait la plupart des grandes décisions que nous prenons dans notre vie ne nous appartiennent pas vraiment. Nous décidons dans l’urgence, guidés par l’instinct et en général sous l’emprise de la peur. Et l’instant d’après vous vous retrouvez dans une situation que vous n’aviez jamais cherchée, et vous êtes tout étonné, er vous maudissez le sort, mais la vérité c’est que vous l’avez voulu, depuis le début, mème si vous passez le restant de votre vie à prétendre le contraire »

 Nous décidons dans l’urgence, guidés par l’instinct et en général sous l’emprise de la peur!  Est ce adulte? 

J’ai souvent pensé  qu’on ne devient réellement adulte qu’au moment où l’on pardonne à ses parents d’être aussi imparfaits que le reste des humains et où l’on reconnait que, avec leurs limites, ils ont fait de leur mieux pour vous.

Et dans cette poursuite du bonheur, on rencontre ou on frole la gloire, l’heroisme, la fierté et les mauvais choix

La gloire est une abeille. Elle bourdonne. Elle pique. Ah, et elle s’envole, aussi.

L’heroisme parait toujours si facile quand on n’est pas soi même devant le précipice…

La fierté frole souvent l’aveuglement, et l’égoisme.

On ne vit pas sans rembourser au centuple ses mauvais choix.

Un roman, 777 pages de lecture facile, plaisante mais d’une profondeur philosophique sur le sens du bonheur et de la vie. 
Finalement nous passons notre vie à la poursuite du bonheur, le probleme c’est que 

« Le bonheur se reconnait seulement une fois qu’il est passé. »

A LIRE OU A RELIRE SUR LE MEME THEME:
 – Douglas Kennedy, lectures d’été


Lectures d’étè, fin de série

26 juillet 2012

Ainsi s’achève la série 2012, place aux vacances et aux J.O qui veulent nous faire oublier que l’Occident est en crise, la phrase clé des sondages étant « Etes vous inquiet pour l’avenir ? »

Douglas Kennedy
sur l’argent
sur la peur
sur le bonheur
sur le mensonge
sur la haine
sur les vetements
sur les psys
sur la perception
sur l’incertitude
sur les mots
sur la vie à deux
sur la vie des autres
le trio gagnant de l’Amérique


Lectures d’étè avec Douglas Kennedy (suite) , sur le trio gagnant de l’Amerique

25 juillet 2012

Argent, Dieu et Culpabilité: voila le trio gagnant de l’Amerique. Et aucun d’entre nous n’arrive jamais à s’en liberer totalement.

Douglas Kennedy
sur l’argent
sur la peur
sur le bonheur
sur le mensonge
sur la haine
sur les vetements
sur les psys
sur la perception
sur l’incertitude
sur les mots
sur la vie à deux
sur la vie des autres
sur le lieu de travail
sur la colère


Lectures d’étè avec Douglas Kennedy (suite) ,  sur la chaine Holiday Inn

25 juillet 2012

Typiquement Holiday Inn avec sa tapisserie hideuse, sa moquette déprimante et son couvre-lit lamentable.

 

Douglas Kennedy
sur l’argent
sur la peur
sur le bonheur
sur le mensonge
sur la haine
sur les vetements
sur les psys
sur la perception
sur l’incertitude
sur les mots
sur la vie à deux
sur la vie des autres
sur le lieu de travail
sur la colère


Lectures d’étè avec Douglas Kennedy (suite) , sur un accident

25 juillet 2012

Oui, c’etait ça. Forcement. Un accident. Fortuit, arbitraire, stupide, comme ils le sont tous. Un enchainement de circonstances qui provoque une catastrophe.

Douglas Kennedy
sur l’argent
sur la peur
sur le bonheur
sur le mensonge
sur la haine
sur les vetements
sur les psys
sur la perception
sur l’incertitude
sur les mots
sur la vie à deux
sur la vie des autres
sur le lieu de travail
sur la colère