Dérivées, du confinement au deconfinement

14 mai 2020

De cette période allant du confinement au deconfinement, nous avons eu droit aux conséquences ou dérivées du coronavirus, beaucoup de concepts inconnus ou inimaginables jusqu’à là. En voici certains:

PAPIER DE TOILETTE
Le coronavirus a entraîné une ruée vers le papier toilette, illogique! oui, et comme vous ne voulez pas manquer de papier hygiénique, vous le stockez afin d’éviter d’en manquer à cause des autres, mais cette ruée confirme la panique qui nous a pris au tout début de la pandémie, le cerveau paralysé, notre deuxième cerveau, l’intestin s’est mis en marche, d’ou ce besoin de papier toilette.

GANTS, MASQUES, GEL
Nul besoin de masques au départ, de toutes les maniéres les pays occidentaux en manquaient, mais aujourd’hui il devient obligatoire malgré les microbes de nos mises et remises de ce masque. Beaucoup de microbes certes, mais des milliers de microbes sont moins nocifs qu’un seul virus, de plus le but du masque est avant tout psychologique, il s’agit de nous empecher de nous rapprocher des autres et ainsi moins contaminer.
Les gants aussi ont un effet psychologique, nous empêcher de toucher notre visage et ainsi réduire les risques de contamination.
Le gel c’est la remise à zéro du système de contamination.
Bref une hygiène inconnue et nouvelle prend le relai, avec pour coronaire « je t’aime donc je ne t’embrasse pas« .

MODELES MATHEMATIQUES et MODELISATIONS DE LA PANDEMIE
Au départ nous avions des projections épidémiologiques globalement pessimistes mais le résultat même dans les pays les plus touchés aujourd’hui est bien loin des catastrophes annoncées, on projetait des millions de morts!

STATISTIQUES
Le grand bluff du confinement, les statistiques sur le nombre de malades (fonction uniquement du nombre de test effectués) donc dire que les EU ont le plus grand nombre de malades ne veut rien dire. Au final ne compte que le nombre de décès.

SPECIALISTES
La plupart des « spécialistes » qui ont emmergé n’avaient ni les connaissances scientifiques nécessaires puisque nous ne savions rien du Coronavirus, mais le nombre d’articles publiés sans base scientifique a grandi exponentiellement .

MACHINES A OXYGENE
Le problème no 1 des politiciens, si l’on venait à mourir par manque de machines à oxygène, on les accuserait et ils risqueraient non seulement leur place mais aussi d’ être jugés pour avoir négligé les besoins sanitaires de la population.

MEDIAS
On s’est rué sur les media comme recours à une bouée de secours.
Souvent ces médias nous ont coulé.

CONFINEMENT
Un mot que nous ne connaissions guère jusqu’en mars 2020, aujourd’hui on parle de confinement total, confinement général, confinement obligatoire, confinement complet.

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DECONFINEMENT
C’est tout nouveau, le mot n’existe pas encore dans le Larousse, on comprend que c’est le contraire de confinement tout comme démentir est le fait de contredire, mentir

LA NATURE
La nature a repris ses droits,
On a pu écouter et être bercé par le chant des oiseaux , le silence était roi, on a pu voir des sangliers se promener en plein centre ville ect..ect.., notre enfer de confinement a été un paradis pour les animaux

TECHNIQUES ET CONTROLES DES CITOYENS
Si 2001 avec Ben Laden a permis de nous espionner et nous identifier, le Coronavirus de 2020 lui légitimise le fait de nous cerner et nous emprisonner.
La liberté bordel ! ce n’est pas assuré !

MEGA FINANCES
Les politiques ont mis la main à la poche et des centaines de milliards de dollars/euros ect ont été versés pour soutenir l’économie , créant des déficits énormes, inflation de monnaie, qui remboursera ?

CHOMEURS
Des millions de chômeurs, qui retournera à son précédent job, qui se retrouvera sur la sellette et paiera les pots cassés ?

LES POTS CASSES
Marché du tourisme, de l’hotel à la voiture de location.
En 2020 il n’y a qu’un touriste sur terre, le coronavirus, il est partout, il est estivant, excursionniste, globe-trotter, promeneur, randonneur, vacancier, voyageur, visiteur.

DIEU
Dans toute cette crise on a oublié Dieu, tout simplement, on ne peut plus prier, l’exaucer puis l’humain a vite compris que c’était a lui de résoudre cette crise, Dieu n’y est pour rien.

LIEUX DE PREDILECTIONS DU CORONAVIRUS
Home de vieillards , vols aériens, lieux de prières, abattoirs…
Tous des lieux ou il y a une forte promiscuité et un manque d’hygiène de base.A éviter! J’ai donc décidé de cesser de manger de la viande et de croire en Dieu, de moins prendre l’avion mais comment faire pour ne pas vieillir.

PHILOSOPHIE
Dans ce confinement, chacun a réalisé ce qui lui était important et nécessaire et ce qui n’était qu’artifice et superflu dans son monde et sa vie.
Reste à savoir si la société ira dans le même sens ou si le chacun sera écrasé par les nécessités sociales.

Ce sera Comme avant ?
On retrouvera la consommation effrénée, inutile et destructrice, rythme inhumain, pollution de retour.

Ce ne sera pas comme avant ?
On créera des relocalisations, des ordres de priorités et d’ hygiène sanitaire

Comme avant ou pas comme avant, les Premiers réflexes de certains : courir chez Zara ……. On passe des lors du coronaVirus ou coronaZara.

DEUXIEME VAGUE
A mon avis, ce n’est pas pour demain, ni pour l’automne mais les « spécialistes » et politiciens continueront à nous faire peur, leur seul moyen pour mieux nous contrôler.

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Les étapes du deconfinement en Israel


Le virus pourrait s’avérer moins contagieux qu’on ne le pense

12 mai 2020

Le virus pourrait s’avérer moins contagieux qu’on ne le pense.

La preuve ? Regardons le deconfinement en Chine, en Corée, en Autriche, et maintenant en Israel.
En gros dans le monde, la plupart des décès ont été enregistrés dans des « home » pour personnes âgées, au contact de voyageurs dans les avions, dans des sites de cultes (synagogues, églises), des abattoirs …… en gros des endroits de grande promiscuité et connus pour être en général plutôt mal nettoyés si ce n’est des bases de microbes. Le virus semble attiré particulièrement par eux !

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A mon avis on n’a pas trop à craindre d’une seconde vague, le virus est finalement parallèle à un ouragan, lorsqu’il est passé, le soleil ressort, brille de nouveau dans un ciel bleu et pur.
Si tel était le cas le virus pourrait s’avérer moins contagieux qu’on ne le pensait il y deux mois seulement. Vive le deconfinement, il est temps de définir ce terme qui n’existe pas encore dans le Larousse.


Le monde qui nous attend après la pandémie

5 mai 2020

Le monde qui nous attend après la pandémie , d’après Michel Houellebecq
A écouter sur:

1. «Le monde après le coronavirus sera le même, en un peu pire»

2. Le coronavirus devrait avoir pour principal résultat d’accélérer certaines mutations en cours qui tendent à “dimi­nuer les contacts matériels, et surtout humains”. “L’épidémie de coronavirus offre une magni­fique raison d’être à cette tendance lourde: une certaine obsolescence qui semble frapper les relations humaines

3. «Un autre chiffre aura pris beaucoup d’importance en ces semaines, celui de l’âge des malades. Jusqu’à quand convient-il de les réanimer et de les soigner? 70ans, 75 ans , 80 ans?»,
«Jamais en tout cas on n’avait exprimé avec une aussi tranquille impudeur le fait que la vie de tous n’a pas la même valeur», qu’à partir d’un certain âge (70, 75, 80 ans ?), c’est un peu comme si l’on était déjà mort. ».


La question du jour: To open or not to open?

2 mai 2020

To open or not to open ?
Et comme dirait Hamlet « that is the question »

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Pays, gouvernements, privés, tout le monde est concerné, et la réponse est un grand cafouillage. On reprend la route du travail ou l’autoroute du chômage ?


Autant en emporte le vent

29 avril 2020

Il m’avait paru étonnant début mars que les différents pays occidentaux décident en parallèle de confiner leurs populations. Je ne sais d’ailleurs qui l’a décidé en premier, peut être les Italiens durement frappés et puis tous les autres pays ont suivis. Il s’agissait de se protéger et d’empêcher la saturation du système hospitalier, selon les modèles des virologues qui prévoyaient des millions de morts, au final aujourd’hui nous en sommes bien loin avec 200,000 environs.

Mais ce qui est encore plus étonnant c’est que ces différents pays avec chacun des modèles et un nombre de décès différents décident presqu’ensemble de deconfiner et fixent les dates butoir bien à l’avance, peu importe les circonstances. L’Autriche, puis Israel ces jours-ci, le Canada le 4 mai, la France le 11 ect… Pari risqué mais décidé par tous les politiciens qui prennent un risque alors qu’au départ ils misaient sur le risque zéro, question de survie politique pour eux.
Encore une fois c’est une décision de la peur, peur du virus en mars, peur des conséquences économiques en mai.

Il semblerait que le virus ressemble à un ouragan géant, on se protège ou confine à son arrivée et on ressort dés qu’il est passé mais pas encore disparu.
Cela me rappelle « Autant en emporte le vent« ,le film de 1939 avec Clark Gable et Vivien Leigh en Scarlett O’Hara ….., l’orage est passé mais tout a brûlé, idem aujourd’hui le Coronavirus est (presque) du passé ou dépassé mais la maison/économie est en feu. Scarlett O’Virus !

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La déconfiture

25 avril 2020

Le confinement tend vers sa fin, ce n’est pas par une décision pesée et scientifique mais par la force des choses, des nouveaux chômeurs, des épuisés de la solitude à la maison, du besoin de bouger/courir/fuir, du ras-le-bol de tous ces « spécialistes » qui prétendent donner réponses en jetant n’importe quoi, de la façon dont le virus évolue et du nombre décroissant de décès et de malades sous oxygène. Ce n’est pas le deconfinement mais plutôt la déconfiture puisque nous revenons vers le monde post-virus alors que le virus n’a pas encore disparu, qu’il existe encore des incertitudes sur son comportement et son évolution …., de tout ce qui a trait à ce virus, temps et conditions de sa reproduction, qu’il n’existe pas encore de vaccin, que l’épidémie semble loin d’être enrayée à l’échelle mondiale, bref que bon nombre d’incertitudes persistent.

Ce virus que personne ne connaissait et qui n’a été séquencé qu’en janvier a bouleversé notre monde, nos habitudes, notre travail, nos relations, nos conceptions, nos croyances, nos certitudes, notre arrogance, et mis en lumière la fragilité de l’humain dans l’univers.
Le progrès et son « vertige de toute-puissance » nous ont peut-être fait oublier notre fatalité, nos peurs ancestrales mais avec le Corona on a redécouvert que l’homme est mortel.

On ne sait pas encore ce que ce passage à l’ère Post-Corona nous réserve, mais il aura marqué nos esprits d’une manière indélébile. 2020 restera l’année où un nano-virus d’un poids tendant vers zéro aura confiné 3 milliards d’humain ou 150 milliards de kilogrammes. David contre Goliath version 21ieme siècle.

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La question que l’on se posera des lors :
« Etait-il raisonnable de mettre l’économie à terre pour finalement un nombre de morts pas beaucoup plus élevé qu’une épidémie de grippe saisonnière ?  »

Le coronavirus change donc et définitivement la donne, l’ancien monde n’est plus, un monde nouveau s’ouvre à nous . Avec une nouvelle ère économique, des dettes, des chômeurs et une nouvelle conception de la valeur des choses et de la vie. Comme dit le proverbe, le Roi est mort, vive le Roi, pour le meilleur ou pour le pire !

Le virus continuera peut être à se propager autour de nous mais à une vitesse inférieure à la propagation des « recherches bidons » et « certitudes douteuses » qui le concerne.
Qui peut sur Terre classer le vrai du faux sur le Coronavirus ? Toutes les dispositions prises a travers le monde sont aléatoires donc fonction de notre savoir partiel si ce n’est presque inexistant. Nous vivons l’incertitude par excellence. Mais c’est toujours dans ces périodes d’incertitudes que l’humain s’est toujours surpassé, pas en période de goinfrage au MacDo ou en touriste ébahi devant la Joconde.

PS: pour clore une remarque , je constate que dans bon nombre de pays France, Israel, Canada le virus a particulièrement attaqué les home de vieillards, puis les passagers des avions, Ehpad ou avions 2 nids de microbes depuis toujours parce que mal entretenus sanitairement donc le Corona y a plus facilement trouvé son nid de propagation.


Chronique Coronavirus (9): Le virus entre notre peur et notre ignorance ou la fonction y=1/x

16 avril 2020

Depuis l’apparition du Coronavirus nous sommes pris entre notre peur et notre ignorance.
Au tout début nous ne savions rien du virus et notre peur était au summum.
6 semaines plus tard, nous savons un tas de choses sur ce virus mais nous ne savons pas encore beaucoup de choses.
Un jour peut être dans l’avenir nous saurons presque tout sur les effets du virus et nous n’aurons presque plus peur, nous aurons trouvé le remède ou le vaccin.

La fonction qui peut le mieux expliquer cette situation est la fonction y= 1/x ou f(x)=1/x

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x mesurant notre degré d’ignorance (je ne sais rien donc x=0 , je sais presque tout x= un chiffre énorme 100,000 par exemple, je sais tout x = ∞ ,l’infini)
Donc, quand x=0 (je ne sais rien), notre degré de peur est à son summum equivalent à 1/0 soit l’infini. C’est ce qui s’est passé au début de la pandémie, on prédisait en conséquences des millions de morts à travers le monde. L’état de panique régnait sur la planète

Quand nous saurons presque tout on obtiendra un degré de peur de 1/100000 soit .000001 donc un degré de peur moindre et presque insignifiant, la peur disparaîtra pratiquement

Et lorsque nous saurons tout (x=∞ ,l’infini) on obtiendra 1/∞ soit zéro, plus de peur car de par nos connaissances nous contrôlons totalement le virus.

Cette fonction explique parfaitement l’état de panique que nous avons traversé et traversons un peu moins déjà puisque le pic semble être derrière nous, que les enfants ne sont pas touchés par le virus et possédons déjà quelques analyses médicales et scientifiques sur le sujet.

En conclusion, le meilleur moyen de vaincre le virus n’est pas le confinement mais la connaissance.
Cogito, ergo sum, « Je pense donc je suis » disait Descartes, le premier, qui ait fait fait du « je » le début du savoir.


Chronique Coronavirus (8): et si tout n’était que choix ?

15 avril 2020

Nous sommes dans une logique de Coronavirus, ce n’est plus la logique d’avant, de comportement et de mode de vie. Tout a changé subitement du jour au lendemain et a obligé les dirigeants du monde à prendre des décisions cruciales concernant le système sanitaire, le confinement et ses conséquences destructrices sur le chômage et l’économie.
Du jour au lendemain Macron, Bibi, Trump ou leur parallèle espagnol ou italien sont devenus les Maîtres uniques et incontestés des décisions à prendre pour le meilleur ou pour le pire. Les ministres, les députés ont disparus et les nouveaux Maîtres conseillés par des “spécialistes” ont tranché pour nous et nous ont amené par la peur et l’exagération à suivre leurs directives comme les moutons de Panurge.

Je me demande aujourd’hui et rétroactivement comment nous en sommes arrivés là ?

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D’abord la peur et l’inconnu. Beaucoup de pseudo-recherches sur le virus qui vit plusieurs heures/jours sur des matières comme le plastique, carton ect… , un nano-virus qui peut sauter à 2 mètres, puis le lendemain c’est 4 m pour ensuite se stabiliser à 8 m …. Heureusement qu’il ne fait pas le marathon !

Puis les épidémiologues/mathématiciens/conseillers en tout genre qui ont lancé des modèles sur des millions de morts. Bref presque tout sur le net n’était que spéculations présentées comme certitudes face à l’incertitude de nos connaissances sur le virus.
Un premier politicien occidental a écouté ses conseillers, a pris peur, et nous voila confiné indéfiniment. Les autres politiciens dans le monde occidental ont suivi mais tous n’avaient qu’un but, nous détourner d’une catastrophe du système hospitalier négligé pendant des années.
Les choix des responsables sont devenus tout d’abord fonction des capacités hospitalières.
Il fallait à tout prix empêcher que le nombre de morts journaliers > nombres de lits/machines à oxygène ! Donc restez à la maison !

Mais le nombre de morts du au Corona est infiniment inférieur au nombre de morts journaliers dans chacun des pays concernés. Par exemple en France il y a chaque jour normal 2000 décès et aux USA 8000. Conclusion le Corona n’est pas un événement si catastrophique. Ce sont nos politiciens qui l’ont rendu tel. Surtout que l’on confirme qu’au moins 80% de la population a ses propre défenses naturelles vis a vis du virus. Donc confiner et ainsi étouffer l’économie et créer des millions de chômeurs n’est que plus catastrophique.

Le modèle économique capitaliste de l’Occident a négligé le mot stock de réserve, prévisions et réserves pour les temps d’urgence d’où ce manque de masques, de médicaments de bases, de machines à oxygène, de combinaisons pour docteurs, de sticks pour vérification de la maladie,
et encore …

Surtout il manquait aux dirigeants politiques des plans d’actions: analyses et recherches sur les mesures de base à prendre en cas d’urgence – guerre ou épidémie – .
L’homme moderne mondialisé se sentait vacciné contre tout les malheurs du monde. Il ne lui manquait qu’un vaccin contre sa bêtise !
Nous payons donc aujourd’hui et au prix fort notre choix d’hier !


Chronique Coronavirus (7): Dr Psy

12 avril 2020

716837c_5e6euivqtejlyflkmj-qtherFermé , fermé , désolé fermé pour cause du coronavirus, c’est à devenir dingue, je suis confiné à la maison et impossible d’obtenir un croissant ou d’acheter une baguette, sans parler de fleurs ou même d’un stylo pour écrire.
Que faire? impossible de trouver un dentiste pour une urgence ou un coiffeur pour se sentir IN, le centre sportif est bouclé il ne me reste plus qu’à faire les 100 pas à la maison ou dans le périmètre autorisé de 100 mètres aux alentours.
Lire m’est impossible car cela suppose une attention divergente (une association d’idées et de concepts) alors que je n’ai actuellement qu’une attention convergente centrée sur le Coronavirus.
Cuisiner je ne le sais, et j’ai décidé comme Douglas Kennedy que le flot incessant de l’information continue devient un peu comme la roue d’un hamster. Ça tourne et tourne et tourne en vous, en vous répétant indéfiniment ce que vous savez déjà, et suscitant panique existentielle tous azimuts.
Panique, panique j’éteins donc la télé, la radio et décide de sortir dehors, peut être que je croiserais mon psy qui habite à 2 rues d’ici, de loin il me verra et me sourira, cela me suffira pour rebooster mon moral toute la semaine. Pas grand monde dehors, une plaque devant chez lui indique « closed due to coronavirus »
click.e.economist.com

Je m’apprête donc à faire demi tour lorsque de son jardin Dr Psy me salut, je lui renvoie mon sourire ,mais là,à ma grande surprise, il me convie à entrer au jardin et nous nous asseyons dans 2 bancs ,distincts sous le Peuplier et à distance, Corona oblige.

Avant que je n’ai pu ouvrir la bouche, Dr Psy me dit “tu ne peux t’imaginer quel soulagement de te voir, de voir quelqu’un avec qui échanger, j’étouffe et ce confinement m’est insupportable”, et le voici me détaillant ses pensées, ses craintes, ses cauchemars , “la vie a changé et 26 jours de confinement m’ont déboussolé“, …. , ” tu ne peux t’imaginer au final que ce sont les complaintes de mes patients qui me donnent force, courage et rigueur”.
Pendant plus de 20 minutes, Dr Psy n’a pas arrêté de parler, je n’ai pas eu l’audace ou le courage de l’interrompre , je suis sorti ébahi mais avec compréhension, si j’ai pu aider mon psy ce n’est que dû et avec le deconfinement lorsque les portes s’ouvriront de nouveau, avec mon croissant et ma baguette c’est Dr Psy qui me servira de guide. Il a un joli nom mon guide ! Dr Psy ! et vous ne me croirez pas si je dévoile son prénom, Natalie !


Réflexion sur une infamie

11 avril 2020

Mon esprit est embrouillé, pas vous ? confiné depuis je ne sais quand, l’esprit torturé par les infos toxiques des médias, spécialistes, virologues, prévisionnistes, alarmistes; il y a en a pour tous les goûts, pour tous les états d’esprit, rien n’est basé, tout n’est que spéculation et trafic de données statistiques, bref, notre monde a changé ou plus exactement notre vie a changé, et tout est dirigé, contrôlé par les nouveaux docteurs: Docteur Macron, Docteur Bibi ou Docteur Trump suivant les pays. Cette crise qui met en évidence notre faiblesse et notre non-savoir a permis à nos dirigeants de rendre des décisions qui ne sont pas de leur ressort, et nous suivons en direct leurs incertitudes, errements et les limites du savoir de leurs conseillers. De quoi nous rendre dingue !

ET NOUS VOYONS COMBIEN NOS REPONSES DEFINITIVES D”HIER VOLENT EN ECLATS FACE A LA REALITE D”AUJOURD”HUI > Haim Corsa , grand rabbin penseur de France.
ps:je fais plus confiance au penseur qu’au rabbin !

J’essaie parfois de fuir, de me réfugier dans mon monde ancien et bienveillant, la lecture, la littérature, la fiction, mais je n’y arrivais pas sans comprendre pourquoi, jusqu’à que le philosophe Jean-Marie Schaeffer n’indique que l’analyse de la littérature fait davantage appel à l’attention divergente (une association d’idées et de concepts) qu’à l’attention convergente (centrée sur la solution à un problème). Or, la crise actuelle mobilise la seconde au détriment de la première.

La Nature nous impose des changements de comportement et une prise de conscience.
C’est pas facile les changements à mon âge, la prise de conscience elle ne s’use que si l’on ne l’utilise pas dans le temps, mais ma mémoire d’écolier/lycéen reste intacte et me reviens cette tirade apprise par coeur:

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie
de Corona ?

En ce moment où en Israel on a délaissé bon nombre de nos ainés -que l’on surnomme ici les vieux- des maisons de retraite mourir du Coronavirus sans prendre à temps les mesures et dispositions qui auraient pu les sauver, me revient cette tirade de Don Diègue dans le Cid de Corneille. Je l’avais apprise par coeur, aujourd’hui je comprends encore plus sa signification et sa valeur. Elle pourrait être dite par chacun de ces ainés aujourd’hui disparus dont plusieurs ont fait dans leur enfance les camps de concentration puis réfugiés en Israel y ont fait leur nouvelle vie mais aujourd’hui ont été négligés/délaissés pour ne pas qu’ils occupent le peu de places disponibles aux soins intensifs.

L’infamie donc, le virus, le non-savoir, l’incertitude, la vieillesse, l’abandon, cela fait mal, très mal, l’homme moderne est malade et puis en écrivant à l’instant je m’aperçois que le mot malade contient le mot mal. Il faudra donc retirer ce mal pour retrouver l’Homme ….. un travail d’introspective de l’apres-Corona mais dont il nous faut prendre conscience au moment critique, maintenant.