Eux de Joyce Carol Oates ou Apocalypse Now

6 avril 2017

Partir, c’est mourir un peu disait le poète, surtout lorsqu’il faut se separer de ce qui m’est inséparable: mes livres.
En emballant, je suis tombé par hasard sur un livre, ni à prendre à tout prix, ni à donner, mais tout simplement oublié dans ma bibliothéque. Eux de Joyce Carol Oates, 534 pages en petites lettres presqu’illisibles. Le nom Joyce me disait quelque chose, mais rien de plus. Un defi que de lire cet equivalent de 1000 pages dans la pagaille de mon avant-départ.

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Eux c’est l’histoire chaotique d’une famille blanche et pauvre, que l’on suit de la Grande Dépression des années 1930 aux émeutes raciales de 1967. Des drames, de la violence, dans un milieu defavorisé noir de Detroit. C’est un defi constant pour les membres de la famille pour sortir de cette pauvreté, et à chaque fois se retrouver au bord du gouffre.
Dur à lire, si ce n’etait le style et la puissance de l’ écriture de Joyce Carol Oates j’aurais laché prise mais nous passons de surprise en surprise tout le long du roman style Balzac par ses menu details des choses de la vie.
C’est la fin du roman qui m’a particuliérement choqué, Maureen qui a reussi à epouser son proff de fac ne veut plus voir son frère Jules le héros du roman, qui lui malgré ses efforts ne reussit pas à sortir de son milieu pauvre. Les classes sociales sont plus fortes que les liens familiaux!

Eux est donc un roman sur la lutte des classes, sur fond du grand rêve américain aujourd’hui ce rêve n’existe plus mais l’Amerique sous Trump est en guerre civile contre les favorisés du systéme Obama-Clinton.

Donc, 1937, 1967, ou 2017, la lutte des classes se poursuit, chaque fois sous un autre visage, sous un autre angle. Il y a toujours eu et il y aura toujours ceux qui profittent du systeme et ceux qui n’arrivent pas à s’en sortir. Seulement en 2017 c’en est fini du grand rêve amèricain. Je crois même que ce rêve n’existe plus sur terre. « Eux » en 2017, c’est plus de la moitiè de la planète en pleine Apocalypse.

PS: en fait d’apocalypse, j’ai fait l’innimaginable, à la fin de la lecture j’ai jeté le livre à la poubelle. Pas question d’apocalypse, laisser moi rever, esperer que le monde est encore en accord.


« L’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante tome 2, « le nouveau nom »

16 décembre 2016

Aprés la saga du premier roman, je me suis mis à lire la suite. Encore et toujours perdu par tous ces personnages du roman en O, Enzo, Stefano, Antonio, Alfonso, ect.. mais c’est le triangle Elena la narratrice avec son amie d’enfance Lina et son amour secret d’enfance Rino qui sont au centre du roman.

Par frigidité affective, Elena cache son amour et laisse se developper un roman entre Lina , qui à 16 ans est dejà marié et Rino. Relations à l’italienne, mode Napolitaine au début des années 60.
Qq citations interessantes que j’ai relevé:

– sur Lina, l’amie qu’on admire, qu’on craint ou qu’on hait

Des mots : avec des mots on fait et on défait comme on veut.

Mais par nature c’est une rebelle, et soit on fait comme elle veut, soit elle te torture.

Son insatisfaction et son besoin de domination n’avaient jamais cessé de causer des problèmes.

Elle avait éprouvé la nécessité de m’humilier afin de supporter sa propre humiliation.

Son plus grand défaut, c’est qu’elle ne supporte pas qu’on puisse avoir des idées différentes des siennes.

T’es comme cette goutte d’eau qui tombe : ploc, ploc, ploc. Et tantqu’on fait pas ce que tu veux, t’arrêtes pas.

– sur Rino l’intello,

Tous des pillards! ils saccagent tout, ils nous saignent et se fourrent un tas de fric dans les poches, sans jamais payer d’impotts: promoteurs, avocats de promoteurs, camorristes, monarco-fascites, démocrates-chretiens, ils se comportent tous comme si on fabriquait le béton dans le ciel et si Dieu en personne, avec une énorme truelle, le lançait en gros tas sue les collines et le long des côtes.

Plus on produit de richesses, plus la misère grandit !

 

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Finalement il y a celle qui ose et se permet tout sans songer aux conséquences et celle qui avance prudemment, n’ose pas s’exprimer et ne prends aucun risque donc râte beaucoup d’opportunités.  Ainsi va la vie même de nos jours.

Un bon roman pour fuir les atrocités d’Alep en 2016 et se refugier à Naples de 1966. On comprend donc une partie du succés de ses romans. Comme le dit si bien Elena:

Les gens se racontent des histoires pour se défendre de la réalité.

Il ne reste plus qu’a attendre la traduction du vol 3 et vol 4
* Storia di chi fugge e di chi resta, L’amica geniale, vol. 3
* Storia della bambina perduta, L’amica geniale, vol. 4
ou les lire en version originale.

Note: 7/10 sur l’échelle RG


Les prix, les prix littéraires.

2 décembre 2016

Il y a un trop grand nombre de prix littéraires ces dernières années du Goncourt au prix des lycéens, des libraires, des lectrices de Elle, et j’en passe par exemple le prix du quai des orfévres (? ,oui ça existe!). Tout ces prix n’ont qu’un but faire vendre plus, ce qui fait que la qualité du roman est moins un critère d’appréciation.

J’ai eu la chance de pouvoir commander gratuitement en e-book et lire pas mal de ces prix ou ceux des candidats malheureux qui arrivés en finale n’ont pas été choisis donc un peu plus oubliés, ainsi j’ai pu comparer le prix Goncourt 2016 Chanson douce de Leila Slimani à la candidate malheureuse Catherine Cusset « l’Autre qu’on adorait » dont j’ai adoré son livre, excellent avec une fin tragique inattendue alors que le Goncourt lui nous offre dés le debut une fin tragique avec une tentative de l’expliquer tout le long du roman, ce qui conviendrait plus à des épisodes à publier chaque semaine sur NousDeux, vraiment un navet sur tous les plans, même pas une idée citation à retenir, si peut etre celle çi lorsque Louise veut prendre comme tous les touristes une photo, Paul la stoppe et lui dit « Ca ne donnera rien, mieux vaut garder cette image en vous ».
Par contre, Il y a dans le roman de Catherine Cusset une intensité psychologique, dommage que le rytme soit si rapide, on court bc avec Thomas et partout, ça donne le vertige au lecteur, mais l’auteur reussit à nous retenir et poursuivre notre lecture.

Bref les jurés ont choisi Leila Slimani à Catherine Cusset pour autre chose que de la bonne littérature, et à l’avenir je me retournerais plutot vers les candidats malheureux que vers le vainqueur pour avoir droit aux véritables romanciers.

J’ai refermé aussitot « Laeticia ou la fin des hommes » de Ivan Jablonka prix Medicis et prix Le Monde car c’est plus du policier d’un fait divers que de la litterature. Encore un prix pour vendre plutot que pour cultiver.
Je constate aussi que le fait divers de la vie devient souvent sujet de roman, il semblerait que nos écrivains du XXI iéme siècle manquent d’imagination créative.

J’ai par contre beaucoup apprécié « Tropiques de la violence » de Natacha Appanah prix des lycéens, un excellent roman sur la dureté de la vie dans l’ile de Mayotte.
Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.

Comme le copy/paste ne fonctionne pas dans ces livres empruntés à la bibliothéque et que je suis trop paresseux ou trop stressé pour recopier mot à mot les citations qui m’ont intéressés je me contenterais de les presenter toutes ensembles.

 

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« L’amie prodigieuse » d’ Helena Ferrante, enfin un roman gai.

30 octobre 2016

« L’amie prodigieuse » d’ Helena Ferrante est avant tout un roman gai, sur la joie de vivre l’instant présent des enfants.

L’histoire se passe dans un quartier pauvre de Naples mais pas trop different des quartiers moyens où nous avons grandi que ce soit à Casablanca, Marseille ou Madrid dans les annèes 50 du siècle dernier. L’ambiance du quartier, des voisins, des cousins et amis était identique à celle décrite par l’auteure.

Peut être est-ce par nostalgie, peut être parce qu’il nous raméne à une époque pas si lointaine il y a soixante ans où nos jouets se résumaient à des « cailloux, bouchons de limonade, petites fleurs, éclats de verres et clous « , et qu’ « en ce temps-là, tout était beau et inquiétant« , que ce roman nous captive.

 » Notre monde était ainsi, plein de mots qui tuaient; le croup, le tétanos, le typhus, le gaz, la guerre, la toupie, les décombres, le travail, le bombardement, la bombe, la tuberculose, la suppuration.
Je fais remonter les nombreuses peurs qui m’ont accompagnée toute ma vie à ces mots et à ces années-là. »

Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence.
Mais je ne crois pas avoir jamais pensé que la vie qui nous était échue fut particulièrement mauvaise.
C’était la vie, un point c’est tout: et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.

Difficile la vie, mais gaie, bouillante et bruyante  avec ses femmes, ses hommes et ses coutumes de l’époque.
« La maman offrit à la maitresse deux sachets en papier, l’un contenant du sucre et l’autre du café. »

Mères et grand-mères:
« Elles étaient plus contaminées que les hommes dans le sens où, si ces derniers passaient leur temps à se mettre en colère, ils finissaient toujours par se calmer, tandis que les femmes, en apparence silencieuses et accomodantes, lorsqu’elles s’énervaient, allaient jusqu’au bour de leur furie et ne connaissaient plus de limites. »

Un homme en avance sur son époque:
‘Il passait son temps à réparer une chose ou une autre à la maison, allait faire les courses ou promenait le dernier-né en poussette. Autant d’activités aberrantes dans notre quartier.Tous les hommes du quartier, mon père en tête, pensaient que c’était un homme qui aimait faire la femme.« 

 

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La narratrice évoque son probléme majeur:

« Le problème c’était ma mère, avec elle ça se passait toujours mal. J’avais à peine plus de six ans mais j’avais déja l’impression qu’elle faisait tout pour me faire comprendre que dans sa vie, j’étais de trop. Je ne lui plaisais pas et elle ne me plaisait pas non plus. »

« La proff me motivait par toutes sortes de paroles encourageantes renforçant ainsi mon désir de bien faire. C’était tout le contraire de ma mère: à la maison, elle m’abreuvait tellement de reproches, et parfois d’insultes, que je n’avais qu’une envie, celle de me recroqueviller dans un coin obscuren espérant qu’elle ne me trouverait jamais plus. »

Mais la vedette du roman, c’est l’amie d’enfance Lila, un drole de numéro, une dure à cuire, une vraie napolitaine!

« Lila était méchante: ça, dans qq recoin secret tout au fond de moi, le continuais de le penser »

« Chacun de ses mouvements signifait aux autres que lui faire mal ne servirait à rien parce que quoi qu’il arrive, elle trouverait toujours le moyen de leur en faire davantage. »

« Elle savait comment passer les limites sans jamais vraiment en subir les consequences. »

Simplement écrit, mais avec optimisme, l’optimisme des années 50-60 lorsque le futur était plus prometteur que le présent. Il est vrai que je me suis un peu perdu avec tous les amis en O, Rino, Stephano, Antonio, Nino, Enzo et Marcello mais au final un roman gai comme on ne trouve plus beaucoup aujourd’hui, une ambiance et de l’humour.

La proff de Lina, Mme Oliviero en tombant de l’estrade en la menaçant puis en trébuchant est restée K.O, j’ai bien ri, car dans mon propre lycée en 1964 un proff a poursuivi en courant mon copain Marius devant le lycée de la rue Franklin, resultat le proff s’est cassé la jambe et a du la platrer. C’était la panique parmi nous les lycéens, mais il ne se passa rien, Maruis a continué à frequenter le lycée, le proff a certainement cessé de menacer et vouloir punir les eléves. Ainsi va la vie! Belle époque et jeunesse des années 60.

L’amie prodigieuse est un formidable voyage dans Naples et l’Italie des années 60 mais aussi et grâce à ce livre un voyage dans la ville de notre jeunesse, chacun la sienne, pour moi ce fut Casablanca, l’école du Centre et la place de Verdun.
Il parait qu’un deuxiéme tome sur l’amie prodigieuse vient de sortir en librairie, à suivre donc ….

Note: 7/10 sur l’échelle RG

 


Le prix Femina 2016

29 octobre 2016

De nos jours on distribue des prix littéraires pour plus vendre, pour mieux vendre.C’est le cas du prix Femina 2016 attribué à Marcus Malte pour « Le Garçon »
Le mythe de l’enfant sauvage en devant de la civilisation, du dejà vu   – L’enfant sauvage de Truffaut -,  du dejà lu –  A la table des hommes de Sylvie Germain -.

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A peine ouvert j’ai refermé ce livre, fort heureusement c’était un livre numérique proposé par ma bibliothéque donc gratuit. Je l’ai aussitot rendu car la liste des lecteurs en attente est longue et je préfère que ces lecteurs par impatience n’aillent pas acheter un livre bidon, à mon avis sans profondeur, sans interet si ce n’est l’interet financier des libraires.
Ces dames de salon auraient mieux fait de laisser Marcus Malte à ses lecteurs occasionnels plutot que d’en faire une étoile filante l’espace d’un instant.

 


Quel est votre taux de cholesterol ?

19 octobre 2016

Quel est le mien ? J’en ai rien à foutre tout comme le dr Michel de Lorgeril et autres specialistes qui figurent sur ce documentaire d »Arte: Cholestérol, le grand bluff.

Le cholestérol, que tout un chacun se représente comme un excès de mauvaise graisse dans l’organisme, est désigné à la vindicte médicale et populaire depuis les années 1950 comme responsable des maladies cardio-vasculaires qui terrassent jeunes et vieux avant l’heure. Or, un nombre croissant de chercheurs en médecine dénoncent ce qu’ils considèrent comme un vaste mensonge, façonné à la fois par une série d’approximations scientifiques et par de puissants intérêts économiques, de l’industrie agroalimentaire d’abord, des laboratoires pharmaceutiques ensuite. Les facteurs avérés de risque, affirment ces recherches convergentes, sont en réalité le tabac, l’hypertension, l’obésité et le manque d’exercice.

Mais depuis la mise sur le marché, en 1993, de nouveaux traitements anticholestérol, les statines, une écrasante majorité de médecins mise sur leur prescription avant toute autre mesure préventive. Consommées par 220 millions de patients à travers le monde, les statines sont devenues en quelques années le médicament le plus vendu dans l’histoire de la médecine. Or, les fabricants eux-mêmes commencent à reconnaître qu’elles peuvent entraîner des effets secondaires graves, tels que des douleurs musculaires, des problèmes hormonaux, des pertes de mémoire, des dépressions et aussi, selon des études récentes, le déclenchement d’un diabète. Une reconnaissance tardive qui, étrangement, intervient alors que les derniers brevets en la matière tombent dans le domaine public.

Les études cliniques des statines ont été financées à 80 % par les laboratoires qui avaient le plus intérêt à ce qu’elles s’avèrent positives !!!!!

Moi qui ai eu un mal incroyable depuis quelques années à convaincre mes proches et connaissances à renoncer aux statines car je ne suis pas docteur, aujourd’hui à tous ceux qui par peur prennent encore des statines je dis  » Regardez ce documentaire puis jetez vos statines à la poubelle » et comme le dr Michel de Lorgeril dites  » mon taux de cholesterol j’en ai rien à foutre »
Et pour conclure je dois preciser que c’est le livre de Michel de Lorgeril « Cholesterol Mensonges et Propagande » qui m’a révélé en premier il ya quelques années le bluff des statines.

A LIRE OU A RELIRE SUR LE MEME THEME:

–  Haro sur les statines


Jim Harrison, mode de vie (suite et fin)

10 octobre 2016

Au delà des romans consacrés aux Indiens ou plutot à l’extermination des Indiens, on retrouve dans ses écrits une psychologie du mode de vie des humains et toujours cette dualité chez l’homme.

En voici quelques exemples par citations interposées sur l’Eden et l’enfance, la rage et la vertu, la religion et le monde réel, le sexe et l’humour, les blessures, esprit et sagesse, sympathies et deceptions, le temps, les poéte et le bon sens, les invivables.
Tout cela prouve qu’on ne changera jamais les hommes dit Jim Harrison. Il aurait pu obtenir le Nobel de Littérature qui sera attribué demain mais un Nobel ne s’attribue qu’à un vivant, Jim Harrison est décédé en juin dernier.

“L’Éden est l’enfance qui s’attarde au jardin, ou du moins ce fragment d’enfance que nous essayons d’y maintenir”

“La rage est une réaction fort banale qui procure à bon marché une impression de vertueuse pureté”

La religion nous sert à bâtir une existence parallèle au monde réel.”

“Le sexe lui a rendu son sens de l’humour”

“On finit par apprendre que certaines blessures ne guérissent jamais.”

“Mais de fait l’esprit émet sans cesse des commentaires que la voix a la sagesse de ne pas divulguer.”

“J’ai appris à doser mes sympathies afin de minimiser l’étendue de mes déceptions.”

Le temps comme un flux vertigineux qui nous précipite tous par-dessus le rebord de l’être, le temps qui n’a jamais pardonné une seule seconde à personne”

“Les poètes sont traditionnellement doués d’une grande imagination, mais de fort peu de bon sens.”

“Dans les années 60 et au début des années 70, il était de bon ton de dire que certaines personnes étaient invivables, mais « valaient le détour »”

Lorsqu’un fermier du Nebraska vend un boisseau de blé vingt-cinq cents moins les frais de transport, et que l’intermédiaire de Chicago ou de New York en tire un dollar et demi, eh bien, ça prouve qu’on ne changera jamais les hommes.”

Dalva de Jim Harrison, Note:7/10  sur l’échelle RG