Harari et les 21 leçons pour le XXIe siècle

23 novembre 2018

Dans l’introduction du livre Yuval Harari écrit:

« Dans un monde inondé d’informations sans pertinence, le pouvoir appartient à la clarté »
mais son livre se perd dans l’immensité des sujets, il tire dans toutes les directions en citant ou se basant sur les sujets et recherches « à la mode ».
En particulier ses idées se focusent sur la crise du liberalisme et sur la revolution de l’IA (intelligence artificielle).

Il me semble que les sujets et développements évoqués dans ce livre conviendraient mieux à une serie de confèrences plutot qu’un livre dispersé, d’ailleurs la plupart des 21 sujets évoqués pour le 21eme siécle étaient deja d’actualité au 20eme siécle: travail, liberté, égalité,civilisation, religion, émigration, terrorisme, guerre, dieu, laicité et ces sujets seraient mieux traités par des philosophes style Michel Onfray.

L’auteur donne trop d’importance à l’IA aujourd’hui encore bagayante et la confond avec les algorithmes reliés au big data.

‘Les algorithmes répéteront donc des erreurs à cause de données insuffisantes, de programation défaillante, d’objectifs confusément définis et de la nature chaotique de la vie.

Quand à la crise du libéralisme et du retour au nationalisme ou du repli sur soi-même, il serait du à mon avis au fait que les GAFA detiennent les fortunes, créant ainsi une minorité d’employés aux salaires mirobolants face aux employés du monde avec des salaires minimums, sans avantages sociaux et de securité.

Les 100 personnes les plus riches possédent plus que les 4 milliards les plus pauvres.

A ce stade il est evident que le peuple rejette le liberalisme qui l’exploite.

J’ai retenu chez Yuval Harari 2 points interessants, le premier c’est l’apport de la guerre dans le passé contrairement à aujourd’hui où la guerre n’apporte aucune valeur ajoutée au vainqueurs.

En 1846, les EU envahirent le Mexique, ils conquirent la Californie, le Nevada, l’Utah, l’Arizona, le nouveau Mexique ainsi que des parties du Colorado, du Kensas, du Wyoming et de l’Oklahoma. Le traité de paix confirma aussi l’annexion du Texas. Autour de 13000 soldats américains tomberent au cours de cette guerre qui ajouta 2,3 millions de km2 aux EU (plus que la superficie combinée de la GB, France , Espagne et Italie. Ce fut la bonne affaire du millénaire

Le second a trait à la « verité »
Si vous ne pouvez vous permettre de perdre du temps, jamais vous ne découvrirez la vérité.

Aujourd’hui qui a du temps à perdre ? Presque personne donc la vérité si elle existe nous échappe.

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Voiçi qq citations/idées interessantes tirées du livre d’aprés les sujets évoqués

Liberté

Les algorithmes répéteront donc des erreurs à cause de données insuffisantes, de programation défaillante, d’objectifs confusément définis et de la nature chaotique de la vie.

Nous ne cherchons plus les informations, nous googlisons.
Et plus nous nous en remettons aux réponses de Google, plus notre capacité de chercher des informations par nous mêmes diminue. Dores et dejà la « verité » se definit par les premiers résultats sur Google

Egalité

Si la mondialisation et l »Internet comblent l’écart entre les pays, ils menacent de creuser le fossé entre les classes.

Communauté

Nous sommes plus intéréssés par ce qui se passe dans le cyberespace que par ce qui se produit dans la rue. Il m’est plus facile que jamais de parler avec mon cousin en Suisse, mais il m’est devenu plus difficile de parler avec mon mariau petit dejeuner, parce quil ne cesse de regarder son smartphone plutot que moi..

Civilisation

L’islam n’a pas d’ADN fixe. Il est ce que les musulmans en font.

Les gens que nous combattons le plus sont souvent les membres de notre famille. L’identité se definit par des conflits et des dilemmes plus que par des accords.

Guerre

La bombe atomique a transformé en suicide collectif la victoire dans une guerre mondiale


Dieu

Pour autant que les chercheurs le sachent, tous ces textes sacrés ont été écrit par un Homo sapiens imaginatif. Ce ne sont que des histoires inventées par nos ancetres pour legitimer les normes sociales et les structures politiques.

Ignorance

Les spécialistes d’économie comportementale et de psychologie evolutionniste, on l’a vu, ont démontré que la plupart des décisions humaines reposent sur des reactions émotionelles et des raccourcis heuristiques plutôt que sur l’analyse rationnelle

D’un point de vue évolutioniste, se fier au savoir d’autrui a été extremement profitable à Homo sapiens

Justice

Le systéme est structuré de telle sorte que ceux qui ne font aucun effort pour savoir peuvent demeurer dans une ignorance béate, tandis que ceux qui en font auront le plus grand mal à decouvrir la verité.

Post-vérité

Un mensonge raconté une fois reste un mensonge; débité un millier de fois, il wdevient la vérité.

Education

Que devrions nous enseigner ?
Les « quatres C » : pensée critique, communication, collaboration et créativité.

En conclusion Harari écrit
Ma decouverte majeure est que la source la plus profonde de ma souffrance réside dans les configurations de mon esprit.

Dans le chaos de la vie moderne, l’auteur se tourne vers la meditation, d’autres se retourneront vers la synagogue ou le boudhisme, mais enfin Harari ce n’est pas 21 lecons sur le 21 siecle c’est la fuite que vous nous proposez.

Drole de 21e siecle ou Harari dédie ses 21 lecons à son mari alors que pour moi on a un mari que si l’on est femme, sinon c’est un compagnon. C’est la 22eme leçon de ce bouquin fourre tout. Harari est un historien, un historien peut analyser et comprendre le passé c’est ce qu’il a fait avec succés dans son premier livre bestseller « Sapiens une brêve histoire de l’humanité », ici il anticipe le futur c’est raté ! Chacun a ses competences , prédire l’avenir n’a jamais reussi à Homo Sapiens et c’est notre chance.

Note: 4/10 sur l’échelle RG


Philippe Pétain et le statut des Juifs

10 novembre 2018

La polémique récente a remis en lumière le rôle de Philippe Pétain durant la seconde guerre mondiale.
Après que les Français se soient tournés vers Philippe Pétain, celui qui a été nommé, pour certains à tort, « Le vainqueur de Verdun, celui-ci a dissous la IIIème République et fondé l’Etat Français ou «régime de Vichy».
Celui-ci a très vite édicté plusieurs lois sur le statut des Juifs, faisant de ces derniers une catégorie à part de la population.
Ainsi, la loi sur les dénaturalisations a été mise en place dès le 22 juillet 1940. Le premier statut des Juifs, qui exclut ceux-ci de la fonction publique et des fonctions commerciales et industrielles, date du 3 octobre 1940, tandis que le second statut, qui oblige à l’immatriculation des entreprises juives et exclut les Juifs de toute profession commerciale ou industrielle, a été passé en juillet 1941.
La loi du 4 octobre 1940 sur « les ressortissants étrangers de race juive », promulguée simultanément avec le statut des Juifs, autorise l’internement immédiat des Juifs étrangers.
L’administration des gouvernements de Vichy s’est ainsi mise au service de la politique de l’Allemagne nazie vis-à-vis des Juifs et la police, ainsi que les gendarmes française, ont exécuté les ordres d’arrestations des Juifs, enfants compris, décidés par les autorités allemandes en zone occupée et les ont acheminé vers les camps de concentration.
Ce n’est qu’en 2010, que Serge Klarsfeld a publié la version originale du statut des juifs d’octobre 1940, retrouvée et authentifiée et le texte annoté par le Maréchal Pétain révèle que celui-ci a considérablement durci le texte initial et élargi son impact à toute la population juive française de l’époque. Ce document a été remis au Mémorial de la Shoah.

L’argument selon lequel Ph. Pétain avait protégé les Juifs français était mensonger[ Selon un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley ]

 

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Serge Klarsfeld détient un document de 1940 qui prouve que Philippe Petain a ordonné à son gouvernement de persecuter les Juifs .

https://www.haaretz.co.il/embeds/pdf_upload/2018/20181110-160702.pdf


Sur la route de Madison,

9 septembre 2018

Une histoire c’est bien, une vraie histoire c’est mieux , une vraie histoire d’amour c’est encore mieux, une vraie histoire d’amour avec 2 personnages dans la force de l’age c’est sublime. Ce roman est simple mais c’est un rêve, nous suivons Robert et Francesca durant 4 jours – un éclair dans une vie- mais ce Love Story les marquera pour le restant de leur vie.

Sur la route de Madison de Robert James Waller (en réalité le titre est The bridges of Madison county, encore une fois les traducteurs déraillent) est un roman de 1991 que je découvre aujourd’hui et dont un film a été tiré avec non moins que Clint Eastwood et Meryl Streep comme vedettes, mais j’ai eu la chance de le lire et non de le voir, car je préfere les impressions que mon esprit conçoit aux impressions que l’on nous impose au cinéma. La lecture permet l’imagination au delà de tout autre média visuel.

Elle n’était pas timide, mais pas non plus audacieuse.
La seule chose qu’elle pouvait conclure c’est que Robert Kincaid l’avait attirée d’une manière ou d’une autre, un regard de quelques secondes avait suffi.

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Note: 8/10  sur l’échelle RG


Un été avec Baruch Spinoza

31 août 2018

J’avais découvert chez mon fameux bouquiniste de Jerusalem le Traité théologico-politique de Baruch Spinoza.
J’ai eu beaucoup de mal à suivre, la lecture n’est pas aisée et j’ai eu parfois des difficultés à suivre la logique et puissance intellectuelle de Spinoza.
Ce livre est donc depuis et à ce jour un livre de chevet, je lis parfois un deux paragraphes et je le repose.

A Montréal, comme par miracle je tombe à la bibliothéque sur le succés de cet été: ‘Le Miracle Spinoza’ de Frederic Lenoir. J’ai donc sauté sur l’occasion pour mieux comprendre la philosophie, je dirais le mode de vie de Spinoza.

Ne pas se moquer, ne pas se lamenter, ne pas detester, mais comprendre.
Baruch Spinoza

Plutot que de réagir face aux événements avec nos émotions, essayons de les comprendre.
Vaincre le mal en s’attaquant à ses causes profondes est plus utile que de passer son temps à s’indigner, se lamenter, detester et condamner, ce qui nous dispense le plus souvent d’agir.

« En réfléchissant plus longuement, je fus convaincu que, pourvu que je puisse m’adonner entiérement à la reflexion, je laissais des maux certains pour un bien certain »

Passons à la croyance en Dieu et les religions chez Spinoza.
Comment en plein XVII iéme siécle Baruch Spinoza a pu être un précurseur des démocraties modernes ?
Voiçi un exemple: une incisive critique de la religion musulmane

Nulle part que chez les Turcs, la pensée est muselée au nom de la religion
« La simple discussion passe por un sacrilége et tant de prejugés absorbent le jugement que la saine raison ne saurait plus se faire écouter, fut-ce pour suggérer un simple doute »

Dans une moindre mesure, il va de même en Europe avec les monarchies, car

« Le grand secret du régime monarchique et son intéret vital consistent à tromper les hommes, en travestissant du nom de religion la crainte, dont on veut les tenir en bride de sorte qu’ils combattent pour leur servitude, comme s’il s’agissait de leur salut »

Et Spinoza ne tarit pas d’éloges aussi sur sa propre religion, le judaisme

Selon lui, la plupart des croyants n’ont conservé de la religion que le culte exterieur, et la foi, chez eux, ne constite qu’en crédulités et prejugés.

La Thora n’a pas été écrite par Moise lui-même, mais par un auteur bien plus tardif, probablement le prête et scribe Esdras qui ramena des milliers d’exilés judéens de Babylone à Jerusalem en 459 avant notre ère.
Spinoza a été excommunié de la communauté juive mais rien ne l’a jamais fait deriver dans sa recherche du vrai.

Les chretiens aussi sont visés, on y trouve une charge violente contre les clercs, les theologiens et les autorités religieuses, qui utilisent et interpretent les Ecritures afin de consolider leur pouvoir et d’étendre leur domination sur les hommes

« Seule une ambition criminelle a pu faire que la religion consistat moins à obéir aux enseignements de l’Esprit-Saint qu’à défendre des inventions humaines, bien plus, qu’elle s’employat à repandre parmi les hommes, non pas l’amour, mais la lutte et la haine la plus cruelle sous un deguisement de zéle divin et de ferveur ardente »

Spinoza est un philosophe mais aussi un anthropologue, un psychiatre, au fait le Precurseur du monde moderne puisqu’il évoque deja les grands maux de notre XX iéme et XXI iéme siécle .

Pacte social, démocratie, laicité, égalité de tous les citoyens devant la loi, liberté de croyance et d’expression: Spinoza est le père de notre modernité politique.`
Il a perçu les limites de nos democraties et aussi le manque de rationalité des individus.

L’éthique de Spinoza n’apporte aucune injonction morale – « tu dois », « il faut » -, mais nous propose d’acquerir un discernement personnel sur les causes de nos sentiments afin de grandir en puissance, en liberté et dans la joie.

« Les hommes ignorent le plus souvent les causes de leurs desirs. Ils sont en effet coscients de leurs actions et de leurs désirs, mais ignorants des causes qui les déterminent à désirer quelque chose »

« Nous ne désirons aucune chose parce que nous jugeons qu’elle est bonne, mais, au contraire nous appellons bon ce que nous désirons »

Pour clore une anecdote : on a souvent demandé à Albert Einstein s’il croyait en Dieu.
Il répondait toujours la même chose: au Dieu de la Bible,non, mais au Dieu cosmique de Spinoza, oui.
« Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle dans l’harmonie de tout ce qui existe, mais non en un Dieu qui se préoccuperait du destin et des actes des humains« 


Roth: les faits, autobiographie d’un romancier

25 juin 2018

J’ai lu beaucoup de romans de Roth, mais il me manquait plutot sa biographie pour essayer de mieux percevoir/comprendre son oeuvre.
Une chance donc de tomber à la bibliothéque sur son autobiographie, « les Faits ».
Roth évoque son enfance, ses parents, ses études mais surtout son fiasco avec la fille de ses rêves blonde aux yeux bleus, qu’il surnomme Josie (en réalitè Maggie Williams mais Roth nous le cache) et qui va le miner, mais une longue psychotherapie le sauvera ou plutot, la mort subite du « monstre » tel qu’il la décrit le libère.

« Si brillants que nous soyons, nous péchons par excès de naiveté, même quand nous avons cessé d’être jeunes. »

Mais l’originalité dans ce livre et la force de l’écrivain, c’est l’analyse qu’en donne en postscritum Zuckerman le heros des romans de Roth ! Je me souviens que Woody Allen faisait sortir de l’écran ses acteurs et les rendaient spectateurs. C’est ce que Roth reussit avec ce coup de force, Zuckerman sort de la fiction et devient le critique de son créateur.

« Parce que les choses qui te minent sont celles dont tu te nourris et dont tu nourris ton talent. »

Aprés tout cela j’en sors encore plus troublé, fiction, réalité, sincerité, omissions, que reste t’il de cette autobiographie, où est le véritable Philip Roth ?

« Les souvenirs du passé ne sont pas les souvenirs des faits, mais des faits tels que vous les avez imaginés. »

Les Faits c’est l’obsession maladive non seulement de Josie mais aussi de Philip Roth et qui nous donne une idée sur la création et la créativité de Portnoy et Zuckerman.
Tout homme est complexe à discerner, Roth et ses relations féminimes le sont encore plus. Roth complexe mais génial encore et toujours.

« J’ai parfois l’impression que les hommes ont une névrose fondamentale dans leur relation avec les femmes. »

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Cher Roth, J’ai lu deux fois le manuscrit. Voici la sincérité que tu exiges: Ne le publie pas; tu vaux beaucoup mieux lorsque tu écris sur moi que lorsque tu rapportes ta propre vie avec « exactitude »…..
Aimablement à toi.

Zuckerman


Un homme, de Roth à Camus

4 juin 2018

Roth a 73 ans lorsqu’il publie « Un homme ».
Un homme, c’est vous, c’est moi, c’est l’experience du corps humain de la naissance à la mort. Retrospective:

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La mort …..

Le plus accablant, c’est de constater une fois encore la réalité écrasante de la mort.


mais auparavant …..

« Le terme de l’échéance te laisse tout loisir de t’angoisser quant à la catastrophe ultime! »

« 22 ans s’écoulèrent, 22 ans sans croiser l’adversaire qu’est la maladie, ni la catastrophe qui guette en coulisses ». On peut donc continuer à jouir de la vie.

La mélodie du bonheur …….

« Ils avaient passé un mois fabuleux à se baigner, à marcher, et à faire l’amour en toute liberté à toute heure du jour. Ils traversaient la baie à la nage pour gagner une chaine de dunes à l’abri des regards, et ils baisaient sous le soleil, puis se tiraient de leur torpeur, enfilaient leurs maillots et retraversaient la baie pour ramasser sur les rochers des grappes de moules qu’ils rapportaient dans un petit seau plein d’eau de mer et mangeaient le soir même. »

mais l’age faisant ….

« Il faut prendre la vie comme elle vient. Tenir bon, et prendre la vie comme elle vient. Il n’y a pas le choix. »

« C’est la douleur ou toi qui commande, choisis. »

« A moins que le meilleur de la vieillesse ne soit justement cette nostalgie de l’enfance. »

On retrouve donc dans ce roman les thémes récurrents de Roth, sexe, vieillesse, et religion bien sur…...

« Il avait cessé de prendre le judaisme au sérieux dès l’age de 13 ans. »

« La Religion était une imposture qu’il avait démasquée très tôt dans sa vie; elles lui déplaisaient toutes; il jugeait leur folklore superstitieux, absurde, infantile; il avait horreur de l’immaturité crasse qui les caractérisait, avec leur vocabulaire infantilisant, leur suffisance morale, et leurs ouailles, ces croyants avides.
Ce n’était pas lui qui serait dupe de ces balivernes sur la mort et sur Dieu, ou de ces fantasmes de paradis d’un autre âge. Il n’y avait que le corps, né pour vivre et mourir selon des termes décidés par les corps nés et morts avant nous. »

Avec « Un homme » Roth a touché juste, là precisement sur ce qui nous terrifie tous: la mort, mais en attendant dit-il vivons, prenons notre sort en main, avec courage et sans le parapluie des superstitions et religions.
J’ai l’impression de retrouver Albert Camus.


Découvrir une auteure australienne, Karen Viggers

16 mai 2018

Je viens de lire « La mémoire des embruns » de Karen Viggers.

Pourquoi donc ai-je plutôt du mal à écrire une critique du livre et de donner mon avis sur ce livre?
L’histoire est intéressante, les personnages agréables malgré leurs petits caractères, on découvre les plages sauvages des iles de Tasmania au sud de l’Australie, l’Antartique n’est pas bien loin, c’est dépaysant et y vivre en hiver c’est plutot le goulag.
Pourquoi donc ? Peut être que le ton du roman est monotone contrairement à la nature environnante, et dés le debut du roman on devine ce que seront les suites.
Monotone mais agréable, et puis on découvre – c’est rare – une auteur australienne, Karen Viggers.
Le titre du roman a été traduit par la mémoire des embruns alors que l’original est « la femme du gardien du phare », mais aujourd’hui on n’est plus la femme de …. mais plutot soi-même. Imaginez que l’on surnomme Brigitte par la « femme de Macron »!

Mais au fait qu’est un embrun ? Je n’avais jamais entendu ce mot qui veut dire « Poussière de gouttelettes formée par les vagues qui se brisent, et emportée par le vent. » On est bien en Tasmania et l’Antartique n’est pas bien loin.
Je me perds… mais je recommande ce livre monotone dans une nature agitée.

Quelques citations, toutes d’une force psychologique intense.

« Les vieillards se ressemblaient tous, seul l’inventaire de leurs maux les distinguait lex uns des autres »

« C’est ce que nous sommes, luis dis-je. Des animaux. Meme si nous nous donnons beaucoup de mal pour le cacher. Il s’agit d’un fait biologique; une force supérieure à la volonté individuelle. »

« Vous aviez beau tracer des plans pour l’avenir, l’inattendu survenait toujours pour changer le cours des choses. Personne n’y pouvait rien. »

« Mais j’ai beau ne pas être tout à fait comme les autres, j’ai les mêmes besoins. L’amour, la compagnie, l’espoir, le travail, les loisirs. »

« Jeune, on pense que l’existence n’a pas de fin. Et, quand la vie vous rattrape au tournant, on regrette de ne pas avoir mieux utilisé son temps. »

« L’affection, la patience et une aptitude à bien communiquer, voilà trois pillers puissants. Les mariages dureraient peut-être plus longtemps s’ils tenaient sur d’aussi solides fondations. »

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Et aussi,

Sur l’amour au siécle dernier:
« Il ne s’était presque rien passé en réalité: une étreinte, quelques baisers. Mais la glace était rompue; devant eux se déroulait un long chemin pavé d’intentions cachées, une graine avait germé, une promesse pointait à l’horizon. »

Sur un coté sexy:
« Mais comme il fait chaud dans le cabanon, elle a déboutonné le haut de sa chemise. Je vois sa clavicule, l’éclat satiné de sa peau, le va-et-vient de haut en bas de ses seins en rythme avec sa respiration. C’est très sexy. »

Sur une femme de caractère:
« Un Emma doit avoir auprès d’elle un assistant qui sait la prendre. Elle est autoritaire, elle a besoin de tout controler. Il faut en avoir conscience si on travaille avec elle. Si vous parvenez à eviter ce problème, vous êtes promis tous les deux à de grandes choses. C’est une gentille fille mais une forte tête. L’affronter ne vous menera à rien. »

Tiens, ça j’aurais du le savoir il y a 40 ans! Que se serait-il passé si….. Mais le passé est mort, on ne le réécrit pas dit l’auteure.

Note: 6 sur l’échelle RG