Z’avez pas vu Huma ?

31 octobre 2016

Z’avez pas vu Huma Abedin ? Je la cherche partout, ou plutôt on la cherche partout aujourd’hui.
Jusqu’à vendredi Huma Abedin était une femme de l’ombre, comme la plus proche collaboratrice d’Hillary Clinton et comme femme soumise du congressman Anthony Weiner.
Prise entre 2 feux, un tyran – sa boss – et un autre tyran pervers – son mari-, lorsque les mails secrets de la boss se confondent avec les photos-pornos et SMS à caractère sexuels de son mari, on ne peut que plaindre Huma Abedin.

Sex, mensonges et video du film de l’avant Bill devient Sex, mensonges et e-mails de l’avant Hillary ou plutot de ce qui fera de Trump le prochain président des Etats-Unis.

 

 
PS: Coïncidence, quelques jours avant l’annonce du FBI, la chaîne Showtime diffusait Weiner, un captivant portrait d’Anthony Weiner et du couple de pouvoir qu’il formait avec Huma Abedin. Le documentaire est parfois cité pour les prochains Oscars !


« L’amie prodigieuse » d’ Helena Ferrante, enfin un roman gai.

30 octobre 2016

« L’amie prodigieuse » d’ Helena Ferrante est avant tout un roman gai, sur la joie de vivre l’instant présent des enfants.

L’histoire se passe dans un quartier pauvre de Naples mais pas trop different des quartiers moyens où nous avons grandi que ce soit à Casablanca, Marseille ou Madrid dans les annèes 50 du siècle dernier. L’ambiance du quartier, des voisins, des cousins et amis était identique à celle décrite par l’auteure.

Peut être est-ce par nostalgie, peut être parce qu’il nous raméne à une époque pas si lointaine il y a soixante ans où nos jouets se résumaient à des « cailloux, bouchons de limonade, petites fleurs, éclats de verres et clous « , et qu’ « en ce temps-là, tout était beau et inquiétant« , que ce roman nous captive.

 » Notre monde était ainsi, plein de mots qui tuaient; le croup, le tétanos, le typhus, le gaz, la guerre, la toupie, les décombres, le travail, le bombardement, la bombe, la tuberculose, la suppuration.
Je fais remonter les nombreuses peurs qui m’ont accompagnée toute ma vie à ces mots et à ces années-là. »

Je ne suis pas nostalgique de notre enfance: elle était pleine de violence.
Mais je ne crois pas avoir jamais pensé que la vie qui nous était échue fut particulièrement mauvaise.
C’était la vie, un point c’est tout: et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.

Difficile la vie, mais gaie, bouillante et bruyante  avec ses femmes, ses hommes et ses coutumes de l’époque.
« La maman offrit à la maitresse deux sachets en papier, l’un contenant du sucre et l’autre du café. »

Mères et grand-mères:
« Elles étaient plus contaminées que les hommes dans le sens où, si ces derniers passaient leur temps à se mettre en colère, ils finissaient toujours par se calmer, tandis que les femmes, en apparence silencieuses et accomodantes, lorsqu’elles s’énervaient, allaient jusqu’au bour de leur furie et ne connaissaient plus de limites. »

Un homme en avance sur son époque:
‘Il passait son temps à réparer une chose ou une autre à la maison, allait faire les courses ou promenait le dernier-né en poussette. Autant d’activités aberrantes dans notre quartier.Tous les hommes du quartier, mon père en tête, pensaient que c’était un homme qui aimait faire la femme.« 

 

lamie prodigieuse

La narratrice évoque son probléme majeur:

« Le problème c’était ma mère, avec elle ça se passait toujours mal. J’avais à peine plus de six ans mais j’avais déja l’impression qu’elle faisait tout pour me faire comprendre que dans sa vie, j’étais de trop. Je ne lui plaisais pas et elle ne me plaisait pas non plus. »

« La proff me motivait par toutes sortes de paroles encourageantes renforçant ainsi mon désir de bien faire. C’était tout le contraire de ma mère: à la maison, elle m’abreuvait tellement de reproches, et parfois d’insultes, que je n’avais qu’une envie, celle de me recroqueviller dans un coin obscuren espérant qu’elle ne me trouverait jamais plus. »

Mais la vedette du roman, c’est l’amie d’enfance Lila, un drole de numéro, une dure à cuire, une vraie napolitaine!

« Lila était méchante: ça, dans qq recoin secret tout au fond de moi, le continuais de le penser »

« Chacun de ses mouvements signifait aux autres que lui faire mal ne servirait à rien parce que quoi qu’il arrive, elle trouverait toujours le moyen de leur en faire davantage. »

« Elle savait comment passer les limites sans jamais vraiment en subir les consequences. »

Simplement écrit, mais avec optimisme, l’optimisme des années 50-60 lorsque le futur était plus prometteur que le présent. Il est vrai que je me suis un peu perdu avec tous les amis en O, Rino, Stephano, Antonio, Nino, Enzo et Marcello mais au final un roman gai comme on ne trouve plus beaucoup aujourd’hui, une ambiance et de l’humour.

La proff de Lina, Mme Oliviero en tombant de l’estrade en la menaçant puis en trébuchant est restée K.O, j’ai bien ri, car dans mon propre lycée en 1964 un proff a poursuivi en courant mon copain Marius devant le lycée de la rue Franklin, resultat le proff s’est cassé la jambe et a du la platrer. C’était la panique parmi nous les lycéens, mais il ne se passa rien, Maruis a continué à frequenter le lycée, le proff a certainement cessé de menacer et vouloir punir les eléves. Ainsi va la vie! Belle époque et jeunesse des années 60.

L’amie prodigieuse est un formidable voyage dans Naples et l’Italie des années 60 mais aussi et grâce à ce livre un voyage dans la ville de notre jeunesse, chacun la sienne, pour moi ce fut Casablanca, l’école du Centre et la place de Verdun.
Il parait qu’un deuxiéme tome sur l’amie prodigieuse vient de sortir en librairie, à suivre donc ….

Note: 7/10 sur l’échelle RG

 


Le prix Femina 2016

29 octobre 2016

De nos jours on distribue des prix littéraires pour plus vendre, pour mieux vendre.C’est le cas du prix Femina 2016 attribué à Marcus Malte pour « Le Garçon »
Le mythe de l’enfant sauvage en devant de la civilisation, du dejà vu   – L’enfant sauvage de Truffaut -,  du dejà lu –  A la table des hommes de Sylvie Germain -.

prix-litteraires
A peine ouvert j’ai refermé ce livre, fort heureusement c’était un livre numérique proposé par ma bibliothéque donc gratuit. Je l’ai aussitot rendu car la liste des lecteurs en attente est longue et je préfère que ces lecteurs par impatience n’aillent pas acheter un livre bidon, à mon avis sans profondeur, sans interet si ce n’est l’interet financier des libraires.
Ces dames de salon auraient mieux fait de laisser Marcus Malte à ses lecteurs occasionnels plutot que d’en faire une étoile filante l’espace d’un instant.

 


Au cas ou ça nous/vous arrive ou ‘Prends ton iphone et tire-toi’

29 octobre 2016

Un avion rate son décollage! Ca peut arriver à n’importe qui, n’importe quand, autant savoir à quoi s’attendre , au moins on ne se bouscule pas dans l’avion c’est deja ça.

Et l’addiction au smartphone est plus forte que la peur !
‘Prends l’oseille et tire-toi’
est devenu
‘Prends ton iphone et tire-toi’


Le chiffre dangereux du jour: 171

28 octobre 2016

E171 ou le dioxide de titanium pour colorer les bonbons ou vos dents , attention danger pour ces nanoparticules cancerigénes et qui attaquent le cerveau.

E171

Se souvenir de ce chiffre 171 lorsqu’on fait ses achats.

Comment s’en souvenir? Exclure,   hein?   7jours sur 7,  hein ?

Resultat E171.


le marché ou le souverain planétaire

28 octobre 2016

Gerard Rouah - décryptages

Le marché, est progressivement devenu le véritable souverain planétaire, asservit les électeurs, qu’il traite comme des consommateurs, et les élites politiques, qu’il considère comme des employés.

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le marché ou le souverain planétaire

28 octobre 2016

Le marché, est progressivement devenu le véritable souverain planétaire, asservit les électeurs, qu’il traite comme des consommateurs, et les élites politiques, qu’il considère comme des employés.