Start-Up Nation ou pourquoi Israël et pas ailleurs ?

Les auteurs du livre « Start-Up Nation », Dan Senor et Saul Singer citent un dirigeant de British Telecom mais ils pourraient aussi bien citer un dirigeant d’Intel, qui a ouvert l’année dernière une usine de 3.5 milliards de dollars à Kyriat Gat ou Warren Buffett qui a payé 4 milliards de dollars en 2006 pour acquérir une entreprise israélienne de machinerie métallique, ou bien John Chambers directeur général de Cisco qui a acquis 9 start-up israéliennes, ou encore Steve Ballmer qui dit de Microsoft qu’elle est « autant une entreprise israélienne qu’une entreprise américaine » du fait de l’importance de ses ingénieurs israéliens.
« Google, Cisco, Microsoft, Intel, eBay…,» déclare un dirigeant d’eBay, « le secret le mieux gardé est que nous vivons et mourrons tous par le travail de nos équipes israéliennes. »

Israël est la nation des technologies. Les dépenses civiles de recherche et développement atteignent 4.5% du Produit Intérieur Brut soit une fois et demie plus que le niveau des Etats-Unis, de l’Allemagne ou de la Corée du sud . Même en termes absolus Israël n’a que les Etats-Unis comme concurrent avec une population quarante fois inférieure. 

vivement du not made in China !

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MM. Senor et Singer écrivent : « Israël- un pays de seulement 7.1 millions d’habitants- a attiré, près de 2 milliards de capital-risque en 2008, soit autant que les 61 millions d’habitants du Royaume Uni ou les 145 millions de français et d’allemands réunis. »

Au début de l’année 2009, quelques 63 sociétés israéliennes sont cotées au NASDAQ, c’est-à-dire plus que pour n’importe quel autre pays. Parmi les entreprises israéliennes : Teva pharmaceutiques, le plus grand fabriquant mondial de médicaments génériques et « Check Point Software technologies ».

Un tel dynamisme économique s’est produit en dépit de la guerre, des tensions intérieures et de l’animosité grandissante d’autres nations. Durant les six années suivant l’explosion de la bulle internet en 2000, alors qu’Israël a subi l’une de ses pires périodes d’attaques terroristes et combattu dans la deuxième guerre du Liban, les auteurs font remarquer que sa part dans le marché global des capitaux-risque n’a pas baissé mais au contraire a doublé de 15 à 31 %.
Une question importante posée par « Start-Up Nation » est : Pourquoi Israël et pas ailleurs ?

La plus grande force de « Start-Up Nation » n’est pas l’analyse mais l’anecdote. Les auteurs racontent des histoires de succès entrepreneuriaux comme celui de Shai Agassi, fils d’un immigrant iraquien en Israël, avec ses voitures électriques ou Gavriel Iddan, dont les caméras explorent le corps humain.

Au final, il n’est pas simple de découvrir pourquoi Israël, une petite nation d’immigrants, déchirée par la guerre, est parvenue à devenir la première nation technologique. Il est peut-être suffisant comme ce livre le fait de mettre la lumière sur ses succès.

PS: le livre n’a pas encore été traduit en français.
 

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