La question du jour: Palestine I ou Palestine II ?

3 novembre 2011

Petite question à Madame Irina Bokava, directrice générale de l’Unesco.

La Palestine fait désormais partie en tant qu’État de l’Unesco.
De quelle Palestine s’agit-il ? la Palestine I de Gaza avec le Hamas à sa tête, ou de la Palestine II avec Mohamed Abbas à sa tête.

Et ne faites pas croire que vous avez oublié de poser la question de qui
est à la tête de la Palestine ? C’est vrai qu’il n’y a pas eu d’élections démocratiques dans « les Palestine » depuis belle lurette mais quelle importance si l’on considère qu’à l’Unesco la majorité des Etats membres sont bien loin des valeurs démocratiques.
Si vous avez reçu la Palestine II de Mohamed Abbas, je vous prierais de recevoir d’urgence à l’Unesco la Palestine I de Mahmoud al-Zahar, si ce n’est que pour confirmer la Charte de l ‘Unesco et de par ce fait que vous « contribuez au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice « . Mahmoud al-Zahar en est l’image type et l’Unesco n’en sera que plus fière.

Et par la même occasion, je vous prierais d’accepter à l »Unesco corses, tchechenes, sahraouis kurdes et basques. Leur situation n’est guère différente de celle des palestiniens, ils n’ont pas encore d’Etat mais ce sont des autorités en gestation.


UNESCO, pour un G20 représentatif et non un G193 anarchique et obsolète

1 novembre 2011

L’admission de la Palestine à l’Unesco m’amène à croire que dans la mondialisation actuelle il n’y a plus de place pour des institutions internationales de ce genre.
Tout d’abord selon son acte constitutif l’Unesco a pour objectif de « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité«, or cette admission ne peut que pousser les palestiniens à refuser la négociation avec Israel qui est la base pour un accord aujourd’hui ou dans l’avenir.

Ensuite lorsque la majorité des Etats du monde sont des Etats totalitaires et anti-democratiques dont le but affiché est un combat à tout ce qui a trait directement à Israel et indirectement à l’Occident, nous voici à l’ Unesco comme à l’ Onu avec une majorité automatique qui fixe la règle, la règle qui va jusqu’a attribuer au defunt Kadhafi ou a la Syrie de Bachar el Assad la commission des droits de l’homme. Nous arrivons ainsi à beaucoup d’absurdités avec tout ce monde.

A sa creation en 1945 l’Unesco ne comprenait que 19 pays dont le but était de « contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion »
Ces 19 pays ne sont pas si differents des pays qui representent le G20 d’aujourd’hui.
Aujourd’hui l’Unesco compte 193 pays qui excepté certains tels les USA ou le Canada ne paient rien, ne participent en rien et sèment la pagaille.

Ne serait il pas plus intéressant de créer un G20-UNESCO qui dirigerait cette nouvelle institution et, si un pays tel que la Tunisie est intéressé a participer il sera représenté par un pays du G20 (dans ce cas la Turquie) comme c’est le cas à la banque Mondiale ou il existe un chef de groupe de pays. Et si la Tunisie veut participer, ce sera d’abord en payant sa place. Il est anormal que les USA en grand déficit doivent payer 40% du budget de l’Unesco.

Entre temps pourquoi ne pas y inviter corses, basques, sahraouis, roms, kurdes et tchechenes dans ce tohu-bohu que sont devenus les Nations Unis et l’Unesco.
Le XXI eme siècle, siecle de la mondialisation exige un G20 représentatif et non un G193 anarchique et obsolète.