Le sida financier / the financial AIDS

11 octobre 2008

Le prix Nobel de médecine 2008 a récompensé cette semaine les codécouvreurs du virus du sida.
Ce qui arrive aujourd’hui sur les marchés boursiers me fait penser au virus du sida.

En effet, ont été contaminés par le virus des subprimes beaucoup d’institutions financières sur la planète . On ne connaît ni leur nombre, ni l’état de contagion de chacune d’entre elles.
S’en est suivi un état de panique mondialisé ou chaque institution bancaire ou financière s’est méfiée de ses confrères avec lesquels elle entretenait des rapports commerciaux, et ce par peur de se retrouver elle même contaminée au cas ou elle lui prêterait des liquidités.
La peur de la propagation du virus a crée un état de panique general et l’annulation des échanges. Paralysie totale! .
Chacun a donc essayé de ne compter que sur lui même et de vendre ses propres actions, d’où un marché sans issue, pessimiste, illogique et tourné a la baisse.

Les solutions proposées par les experts professeurs-économistes et chirurgiens-politiciens , en autre d’injecter une aspirine-700M n’ont guère aidé a retablir l’ equilibre et a ce jour la panique domine. Fermer l’hôpital Wall-Street qq jours pour le désinfecter ne fera qu’accroître les suspicions.

Souvenez vous la panique des années 80 due au Sida?
Depuis d’ailleurs tout a changé dans les relations sexuelles. On se méfie, on se protège et on éduque différemment les jeunes mais le virus n’a pas disparu et menace chacun qui enfreint certaines règles de base.
C’est exactement ce qui va se passer avec les bourses et le système financier. Tout va changer , fini le libre échange sans maître et sans loi, sans peur et sans conscience. Les grands perdants sont deja atteints du virus du sida financier et pour eux rien a faire, ils sont condamnes a disparaître.
Pour les autres une nouvelle époque commence. En rentrant dans une banque ou chez un investisseur vous saurez dorénavant qu’il faut se protéger, qu’on ne peut plus choisir comme partenaire n’importe qui et qu’une protection de base est nécessaire.
Jouer en bourse ne sera plus le plaisir d’antan. Les temps ont changé. Fini l’insouciance et le gain facile.

Mais ne vous inquiétez pas les nouveaux professeurs de Wall Street nous inventeront un nouveau vaccin destiné a nous protéger du sida financier. Serons nous assez naïfs pour les croire ?

sida financier


Un petit conte/compte sur la crise des Subprime

1 octobre 2008

La chute des valeurs a Wall Street et les faillites déjà de plusieurs grandes banques d’investissements ont/auront une incidence sur chacun de nous a travers le monde, que ce soit a travers les fonds de retraites et de pensions que chacun possède ou a travers les fonds investis en commun dont on ne connait ni le nom, ni la valeur aujourd’hui ou encore par ses conséquences a venir sur le marche du travail, du credit , des logements et matières premières .

C’est a mon avis l’evenement le plus marquant sur le plan international au XXIeme siècle avec/avant/après le 11 septembre.
Comment l’ « Al Quaida économique » nous a surpris a tous un beau jour de septembre 2008 ?

Les causes sont ramènent a ce que l’on appelle les subprimes ou en d’autres mots les prêts hypothécaires accordés a des personnes a faible revenu.
On a accordé a des millions d’americains des prêts hypothécaires a bas taux au départ, et les taux devaient augmenter par la suite.
Prenons en exemple la famille Dupond de Georgie (pas celle qui intéresse Poutine!) qui recoit un prêt pour l’achat de sa maison, disons 100,000 $ pour mieux comprendre le processus.
Au bout de 2-3 ans la valeur de la maison vaut 150, 000 $ ,et c’est sur cette base que l’on a accordé a la même famille jusqu’a 50,000 $ supplémentaires pour s’acheter une voiture ou tout autre achat a credit. Et l’on a pris pour garantie cette même maison!.

Les taux d’ intérêts montent et notre famille Dupond ne peut payer ses mensualités. On lui reprend la maison qui est vendue aux enchères pour rembourser le prêt. Mais voila: il n’y a pas une famille Dupont, il y en a 1-2 millions dans le même cas et personne pour vouloir racheter les maisons dont la valeur chute de semaine en semaine et très rapidement.

Pour les Dupond c’est simple on envoie par courrier la clé a la banque et le compte est fini.
Mais les banques hypothécaires elles, ont vendu au départ ces avoirs a d’autres banques a un taux superieur de 0.5 a 1% aux bonds d’Etat. Tres attractif pour les banques qui investissent sur des fonds de retraites. Ces banques sont américaines mais aussi francaises, suisses ou israéliennes. Plus personne ne veut de ces avoirs qui sont douteux quand a leur rendements et donc n’ont plus de valeur boursière. Personne n’en veut. Imaginons 5 millions de prets a 100,000$ et nous voila avec un ballot 5,000,000,000,00 = 500 milliards de dollars!!!!

De plus les banques ne se font plus confiance pour se prêter entre elles de l’argent – élément capital du systeme bancaire – car chacune soupconne les autres d’avoir une partie du magot defectueux, donc lui preter c’est courir le risque de ne pas être remboursé du tout . Le systeme est bloqué.
La interviennent les banques centrales qui sont prêtent a consentir des rets d’urgence a un système qui manque de liquidités.
Mais le taux directeur des banques centrales est élevé et les banques ne peuvent se permettre d’emprunter a 4 ou 5%. Donc essoufflement total.

Ce qui arrive a Wall street s’est produit en Israel – a une échelle moindre bien entendu – dans les annees 80 lorsque les banques accordaient des prêts au clients pour acheter des titres en bourse de ces memes banques. La bourse a flambé , puis s’est essoufflé , les valeurs boursieres sont tombées, et les clients ne pouvaient donc plus rembourser les banques. Tout le monde a pris peur et les actions bancaires se sont effondrées. C’est l’Etat qui a acheté ces banques , les plus grandes du pays! et ce n’est que ces dernières années – 20 ans après! -que l’ Etat les a revendues a des privés.

C’est le même scénario qui nous attend si le Congres Americain decide du plan de sauvetage de 750 milliards de dollars.
Et tout ne sera plus la même chose sur la planète , mais la c’est déjà un autre conte.