Etudions donc pour mieux renforcer nos neurones

28 juillet 2010

Les personnes qui ont étudié plus longtemps sont mieux armées contre la démence, selon une étude publiée dans l’édition en ligne de la revue Brain, le 26 juillet.
Attention: le terme de démence en médecine est un terme technique qui ne doit pas être confondu avec la signification commune de ce terme dans le langage courant (folie furieuse).
La démence (du latin demens) est une réduction acquise des capacités cognitives suffisamment importante pour retentir sur la vie de la personne et entraîner une perte d’autonomie. Les fonctions cérébrales particulièrement atteintes peuvent être la mémoire, l’attention, et le langage. Dans les stades évolués de la démence, les personnes atteintes peuvent être désorientées dans le temps (ignorant le jour, la semaine, le mois ou l’année), et dans l’espace (ignorant où ils se trouvent), ne plus reconnaître des personnes familières, ou encore avoir des difficultés pour communiquer.
L’OMS prédit que «le vieillissement de la population mondiale aura inévitablement pour résultat une hausse conséquente du nombre de cas de démence. Le risque de développer cette pathologie augmente de façon importante avec l’âge, chez les personnes de plus de 60 ans et les possibilités de prévention et de traitement sont limitées.


Pour en revenir à la recherche: les études se déroulent dans l’enfance, alors que la démence est à l’autre bout de la vie! Et pourtant les études au début de la vie semblent permettre à certaines personnes de faire face à de nombreux changements dans leur cerveau.
Il semblerait qu’une plus grande éducation dans l’enfance stimule le cerveau pour qu’il développe un ‘logiciel’ de sauvegarde en excédent avec un effet allié sur le nombre de neurones et les connexions sur lesquels nous nous reposons à la fin de la vie.
De mon avis personnel, les études poussent à mieux faire « travailler ses méninges » et cela reste ancré, car le cerveau -comme c’est le cas dans l’effort physique pour les muscles- est plus entraîné. Il y aurait donc plus de nouvelles connexions de neurones qui permettent de mieux affronter cette destruction de neurones qui nous caractérise à tous des l’âge de 20 ans.

Etudions donc pour mieux renforcer nos neurones, mais n’est il pas deja trop tard ! Pour ma mère, pour moi et pour mes enfants -donc 3 générations- les jeux sont faits. Si l’étude est véridique ce ne sont que mes petits enfants (ou les vôtres) dans 70 ou 80 ans qui pourront en bénéficier.


Du café contre le cancer ou du café contre la connerie

25 juin 2010

Encore une étude « scientifique » sur les effets de la consommation de…

D’après une nouvelle étude américaine la consommation fréquente de café (plus de 4 tasses par jour) diminue les risques de cancer de la tête et du cou et les risques de cancer de la prostate de 60%, ainsi qu’une baisse des risques de tumeurs au cerveau.
On peut y croire, en rire, l’accepter ou le nier mais lorsque des chercheurs suédois ajoutent que la façon dont le café est préparé joue un rôle important pour prévenir les cancers, alors on nous prends pour des cons!

Filtrer ou ne pas filtrer? Telle est la question, selon cette étude.
Leur conclusion est que «chez les femmes qui buvaient du café bouilli plus de quatre fois par jour, les risques de cancer du sein étaient moins élevés, comparé aux femmes qui buvaient du café moins d’une fois par jour».
Chez «les femmes qui buvaient du café filtré, il y avait un risque accru de cancers du sein précoces (avant 49 ans) et une baisse des risques de cancers du sein tardifs (après 55 ans).»

La j’y perds mon latin! qu’en est ils de ces malheureuses entre 49 et 55 ans!!! et la suite de la recherche est carrément grotesque: bouillir le café n’est peut-être pas la meilleure solution pour tout le monde: «Les buveurs de café bouilli, contrairement aux buveurs de café filtré, avaient des risques accrus de cancers du pancréas et du poumon, chez les hommes».

Je crois que tous ces chercheurs devraient combattre la connerie, et pour cela rien de mieux qu’un cafe bouilli puis fitré et refitré, et plus ils en boiraient moins ils nous assommeraient de leurs conneries.

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Sources: Etude de Mia Hashibe: http://intl-cebp.aacrjournals.org

Etude complète intitulée «Consumption of filtered and boiled coffee and the risk of incident cancer: a prospective cohort study»: http://www.springerlink.com/