Vasco de Gama version Iphone.

19 avril 2019

Méli-mélo, je voulais connaitre le pays de mes ancêtres, à commencer par Lisbon ou Lisboa pour un Roua. Mais mondialisation oblige, nous voila partout innondé par ce tourisme de masse et des pickpockets qui font partie intégrale du paysage.
Sur le chemin du retour Av de la Liberdade, ma liberté prend fin, on a piqué le Iphone, les cartes de credit et le cash de ma chère conjointe. Et moi qui avant mon depart ait refusé un abonnement tel/internet et des assurances dégâts, me voici bien embarassé, je ne peux rien contacter si ce n’est ma betise. On rentre donc à l’hotel d’où on annule d’abord les cartes de crédit, mais avant d’annuler les banquiers via leurs porte-paroles ne cessent de répéter qu’une nouvelle carte arrivera dans 4 jours. Oh rage! ce qui m’interesse c’est de bloquer ma carte, ce qui les interesse avant tout c’est de me vendre une carte !
Bref on arrive au principal probléme, le Iphone qui est devenu notre nouvelle maison, tout y est installé, banque, documents, les photos souvenirs, les enfants, les petits, la famille, les amis et le perdre c’est se sentir subitement sans liens. Oui, il y a « Find my Iphone« , on essaye donc mais rien, car le télephone perdu/volé n’est pas relié à l’internet. Mais c’est oublier que Big Brother Apple qu’on le veuille ou pas nous traque sans cesse et subitement le télephone est localisé dans un jardin public entre un hotel et un bordel Place de Alegria, vraiment la joie de l’espoir. Je saute dans un taxi et me rend au jardin, mon chauffeur de taxi m’attend et je me mets à rechercher presqu’aveuglement puisque mon propre télephone  aussi n’est pas relié à l’internet dés que je quitte l’hôtel.
Des dizaines de poubelles et prés de chacune je fais sonner mon telephone sur le Iphone  perdu pour pouvoir le localiser d’après le son. Peine perdue et il commence à faire nuit. Mais là, le chauffeur de taxi me signale qu’il a un wi-fi dans son taxi et grace à cela on peut mieux localiser le iphone, on s’y rapproche en taxi mais on ne peut dire si il est à l’interieur du jardin ou en dehors, puisque la localisation est approximative. La encore mon chauffeur de taxi que je nommerais Vasco de Gama, souvenez vous Vasco le portuguais a découvert la route des Indes par mer en 1499 et mon Vasco m’a aidé à découvrir  mon Iphone et ma bêtise  en 2019.

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Donc  Vasco me signale qu’il a un router mobile et grace à cela j’ai l’internet au jardin et je peux mieux localiser, je continue de téléphoner et là, surprise, j’entends la sonnette, j’ouvre une des poubelles et juste au dessus le Iphone volé est retrouvé. Joie, extase, j’explose. Incroyable mais vrai, puisque le policier qui recoit notre déclaration de vol le lendemain reste penaud et refuse d’y croire, c’est la premiere fois qu’on retrouve ainsi un Iphone volé. Oui, mais c’est grâce à Vasco de Gama! Quant au policier il ne cesse de reclamer  des Pasteis de Nata le gateau national. Qu’un policier réclame ainsi semble drole mais il est sympathique, plaisante et surtout l’ambiance est celle des bureaux de police des années 60 ou genre Louis de Funes bien differente des polices blindées de l’après 11 septembre 2001. Donc on lui a offert de bon coeur ses Pasteis de Nata qu’il a du avaler sous l’oeil des dizaines de touristes venus faire une déposition de vol.

reader-pasteis-de-nata-2Conclusion de tout ce meli-melo, le tourisme des villes est à eviter, on ne peut plus se dispenser de lignes internet où que l’on soit, on s’en fout deja de perdre sa carte de crédit mais on devient impotent et malheureux des qu’il s’agit de son télephone.
Enfin il faut toujours tenter l’impossible, c’est ainsi et sans ligne internet que j’ai pu retrouver le Iphone. C’est vrai j’ai eu la chance de tomber sur un chauffeur particulier et compétent. Merci cher chauffeur de taxi qui m’a montré la gentillesse des portuguais qui vivent semble t-il plus relaxe que dans les pays plus développés genre Etats Unis ou Israel.
Mon chauffeur m’a raccompagné à l’hotel, j’étais trop excité par cette journée et je n’ai pu lui demander son nom, un anomyme que je nommerais Vasco de Gama.