100 ans et un jour – Claude Levi-Strauss

29 novembre 2008

Il faut voir les suites de ce film – il y a 7 morceaux -, pour mieux entrevoir la vie et les méthodes de Claude Levi Strauss, son parcours, sa logique scientifique, son doute de chercheur, et sa philosophie sur les mythes fondateurs et enfin sa vision ‘pessimiste’ et ‘subjective’ mais plutot vraie sur l’avenir: « léguons nous un monde meilleur a nos enfants ? ».

A voir pour mieux cerner le XXieme siecle.

En 1935 au Bresil, CLS a etudie les indiens Bororos, puis en 38 les nambikwara: Societe humaine minimale reduite a sa plus simple expression.
Ce ne sont pas des Primitifs, mais par l’effondrement et le heurt avec la civilisation , c’est une societe mutilée et ébranlée et qu’il decrira dans Tristes Tropiques.

Ensuite refugie a New-York, (echappant ainsi aux nazis) , il passe a la linguistique structurale: les sons ne servent qu’a distinguer des significations. Ce qui est important c’est la relation (entre eux) et non les sons ==> STRUCTURE.

Il en est de meme dans la société : il y a des institutions et c’est les relations entre elles qui ont un caractere inconscient qui sont importantes.

Et a CLS de poser le problème: « Etudions nous les phenomene eux memes ou la maniere dont ils nous apparaissent ou l’interpretation que nous donnons a nous mêmes de ces phénomènes »?.


Claude Levi Strauss

28 novembre 2008

Levi-Strauss a aujourd’hui 100 ans.
Percevoir et comprendre l’ethnologue, l’ecrivain, le philosophe , le structuralisme, pas facile du moins pour moi.
CLS est l’intellectuel d’un siecle entier, le XXeme évidemment.

S’apercevoir que les « sauvages » ce ne sont pas ces groupuscules qui vivaient encore en Amazonie en 1930, mais que c’est nous aussi.

 » Le monde a commencé sans l’homme, et il s’achèvera sans lui. » (Tristes Tropiques)

A notre rythme actuel – pollution, nucleaire, terrorisme, surpopulation, egoisme, fanatisme et famine – sa citation pessimiste de 1955 me laisse dubitatif.

J’ai beaucoup d’admiration pour CLS. Une chose cependant me déçoit chez lui, c’est son identité juive qu’il a non reniee mais du moins mise a l’écart. Son grand père était rabbin, son arrière grand père le compositeur Strauss. Lui même ayant échappé aux nazis par chance.

Cet ethnologue a t’il, peut-etre, voulu montrer que ce qui compte, c’est l’homme mis a nu. La religion n’est qu’un effet du hasard, un besoin de l’ame et un paravent qui viennent ensuite.

Cet article a ete publie au depart sur darnna.com