légèreté d’été 13/31, vacances à Bougival

10 août 2011

Bougival malgre son nom affreux est un des plus jolis pays que l’on puisse imaginer.

Instructif d’apprendre comment on passait une journée à la campagne il y a environ 150 ans. Je ne connais pas Bougival mais Wikipedia m’apprend qu’elle compte encore des espaces naturels boisés. Voici donc une proposition de vacances datant de 1847 et tirée de La dame aux camélias d’Alexandre Dumas.


Marguerite me demanda si je voulais la mener toute la journée à la campagne.
Prudence avec sa gaitee inaltérable et son appétit éternel commanda les oeufs, les cerises, le lait, le lapin sauté, et tout ce qui compose enfin le dejeuner traditionel des environs de Paris.
Est ce à une vrai campagne que vous voulez aller ? demanda Prudence
-Oui
Eh bien allons a Bougival, au Point du Jour, chez la veuve Arnould. Allez louer une calèche.
Une heure et demie apres nous étions chez la veuve Arnould.

Vous connaissez peut être cette auberge, hotel de semaine, guinguette le dimanche.
Du jardin, qui est à la hauteur d’un premier étage ordinaire, on découvre une vue magnifique. A gauche l’aqueduc de Marly ferme l’horizon, à droite la vue s’étend sur un infini de collines; la rivière, presque sans courant dans cet endroit, se déroule comme un large ruban blanc moiré, entre la plaine des Gabillons et l’île de Croissy, éternellement bercée par le frémissement de ses haut peupliers et le murmure de ses saules.
Au fond, dans un large rayon de soleil, s’élèvent de petites maisons blanches à toits rouges, et des manufactures qui, perdant par la distance leur caractère dur et commercial, complètent admirablement le paysage.
Au fond, Paris dans la brume!