Délai de bouclage ou info en continu: un journalisme à deux vitesses.

1 juin 2009

Si il me semblait, il n’y a pas longtemps encore qu’un délai de bouclage était plutôt pénible , il y a pire aujourd’hui : le continu.
On les appelle les forçats de l’info , ou encore les journalistes « low cost » ou encore les pakistanais du web.
Internet a accouché d’une nouvelle race de journalistes. Moyenne d’âge : 30 ans. Ils ont suivi le parcours obligé : stage, contrat de professionnalisation, contrats à durée déterminée, avant d’espérer un hypothétique contrat à durée indéterminée . Ils enchaînent les journées de douze heures, les permanences le week-end ou la nuit. Parfois ils ne sont pas salariés du magazine, mais d’une filiale.
L’une d’entre eux décrit un travail bâclé, le copier-coller de dépêches d’agence « en reformulant vaguement, sans jamais vérifier, faute de temps ». Un matin, elle commence sa permanence à 5 heures, mal réveillée. Une dépêche passe, sur le sommet de la Ligue arabe. Puis une autre, qui parle du premier ministre israélien. Elle mélange les deux et annonce qu’Ehoud Olmert participera au sommet.  »

Un journalisme à deux vitesses s’est mis en place …..
Contrairement aux journalistes du papier, ils ne sont pas bloqués par un délai de bouclage.
Dans l’absolu, ils pourraient ne jamais s’arrêter. Ils fonctionnent sur le modèle d’une radio, en diffusant un flux d’infos en continu, mais sans avoir les mêmes moyens financiers ni les mêmes effectifs. »

un journal sans journalistes

un journal sans journalistes

Ah ces journalistes du papier, la planque, le temps, la belle vie mais leurs journaux sont tous en danger de faillite. Il ne nous reste qu’a nous retourner sur une info continue et infinie, plus volatile, moins fiable et moins analytique.
D’ailleurs mon journal virtuel http://zoom-orient.info en est l’exemple, de l’ info de partout, sans nom, par flux, sans ligne politique dirigée, c’est peut être ça un journal objectif.


Le journaliste ou la vérité si je mens.

27 janvier 2009

On jette l’hamecon, une petite rumeur: il y aura toujours des petits poissons qui y mordront, puis attires viendront de plus gros poissons et la nouvelle se propagera a une vitesse exponentielle.

Une personne qui n’a pas été identifiée a ouvert le feu sur des passants, dans la nuit de samedi à dimanche, avenue de l’Opéra à Paris dont Enrico Macias

Les journalistes ont ils pris la peine de verifier l’info, de telephoner a la police. Non, vitesse oblige, rating oblige, on vehicule l’info, on verifiera plus tard , ce n’est plus du journalisme.
Les journalistes même ceux des « grands » journaux, des agences de presse ont pris l’habitude que nous les lecteurs nous gobons tout. D’ailleurs il n’existe pas de code de déontologie dans la profession journalistique.

Heureusement cette fois-ci Enrico etait la pour dementir.
Mais dans la plupart des cas nous ne pouvons pas verifier, 1300 morts a Gaza dont 2/3 des civils, peut être 1300 ? , peut être 500 ?, peut être que seulement 1/10 de civils? qui sait ? qui croire ? Nous sommes inondes d’informations fausses,tendancieuses et manipulatrices.
On en vient a regretter l’ époque ou l’info paraissait a la une ou en édition spéciale , et qu’il fallait se ranger a la sortie d’impressions des journaux pour avoir une bribe d’information mais une vraie.

 » Si on se mettait à composer les journaux avec de seules véracités, ils tomberaient du coup au format de la feuille de papier à cigarette.  » disait Alphonse Allais deja au XIXieme siecle. La profession n’a pas évoluée depuis, mais nous avons nous évolué
dans notre crédulité.