légèreté d’été 2/31, y’a de la joie

27 juillet 2011

La joie, Chateaubriand la trouve, pas en été mais en automne et avec un 35 degrés à l’ombre aujourd’hui à Jérusalem je peux le comprendre.

Un caractère moral s’attache aux scènes de l’automne:
ces feuilles qui tombent comme nos ans,

ces fleurs qui se fanent comme nos heures,
ces nuages qui fuient comme nos illusions,
cette lumière qui s’affaiblit comme notre intelligence,
ce soleil qui se refroidit comme nos amours,
ces fleuves qui se glacent comme notre vie ont des rapports secrets avec nos destinées (Mémoires d’outre tombe, Chateaubriand)

La joie que nous portons en nous, differente certes d’une personne à l’autre:
Ce bizarre mélange d’adoration de la vie, d’enthousiasmes, d’intérêt passionné pour tout, d’énergie, d’exubérance, de rire et de brusques orages destructeurs me déconcerte.
Me déconcerte, pas vous? car certainement vous avez à l’esprit une personne qui rappelle ce qu’Anais Nin évoque en Henry Miller.

Y’a de la joie c’est normal c’est l’été, qui mieux que Charles Trenet pour la chanter.