Start-Up Nation ou pourquoi Israël et pas ailleurs ?

27 novembre 2009

Les auteurs du livre « Start-Up Nation », Dan Senor et Saul Singer citent un dirigeant de British Telecom mais ils pourraient aussi bien citer un dirigeant d’Intel, qui a ouvert l’année dernière une usine de 3.5 milliards de dollars à Kyriat Gat ou Warren Buffett qui a payé 4 milliards de dollars en 2006 pour acquérir une entreprise israélienne de machinerie métallique, ou bien John Chambers directeur général de Cisco qui a acquis 9 start-up israéliennes, ou encore Steve Ballmer qui dit de Microsoft qu’elle est « autant une entreprise israélienne qu’une entreprise américaine » du fait de l’importance de ses ingénieurs israéliens.
« Google, Cisco, Microsoft, Intel, eBay…,» déclare un dirigeant d’eBay, « le secret le mieux gardé est que nous vivons et mourrons tous par le travail de nos équipes israéliennes. »

Israël est la nation des technologies. Les dépenses civiles de recherche et développement atteignent 4.5% du Produit Intérieur Brut soit une fois et demie plus que le niveau des Etats-Unis, de l’Allemagne ou de la Corée du sud . Même en termes absolus Israël n’a que les Etats-Unis comme concurrent avec une population quarante fois inférieure. 

vivement du not made in China !

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MM. Senor et Singer écrivent : « Israël- un pays de seulement 7.1 millions d’habitants- a attiré, près de 2 milliards de capital-risque en 2008, soit autant que les 61 millions d’habitants du Royaume Uni ou les 145 millions de français et d’allemands réunis. »

Au début de l’année 2009, quelques 63 sociétés israéliennes sont cotées au NASDAQ, c’est-à-dire plus que pour n’importe quel autre pays. Parmi les entreprises israéliennes : Teva pharmaceutiques, le plus grand fabriquant mondial de médicaments génériques et « Check Point Software technologies ».

Un tel dynamisme économique s’est produit en dépit de la guerre, des tensions intérieures et de l’animosité grandissante d’autres nations. Durant les six années suivant l’explosion de la bulle internet en 2000, alors qu’Israël a subi l’une de ses pires périodes d’attaques terroristes et combattu dans la deuxième guerre du Liban, les auteurs font remarquer que sa part dans le marché global des capitaux-risque n’a pas baissé mais au contraire a doublé de 15 à 31 %.
Une question importante posée par « Start-Up Nation » est : Pourquoi Israël et pas ailleurs ?

La plus grande force de « Start-Up Nation » n’est pas l’analyse mais l’anecdote. Les auteurs racontent des histoires de succès entrepreneuriaux comme celui de Shai Agassi, fils d’un immigrant iraquien en Israël, avec ses voitures électriques ou Gavriel Iddan, dont les caméras explorent le corps humain.

Au final, il n’est pas simple de découvrir pourquoi Israël, une petite nation d’immigrants, déchirée par la guerre, est parvenue à devenir la première nation technologique. Il est peut-être suffisant comme ce livre le fait de mettre la lumière sur ses succès.

PS: le livre n’a pas encore été traduit en français.
 


Remettre les pendules à ZERO, toute société humaine se construit sur l’oubli.

15 novembre 2009

Depuis la fin des temps, depuis l’histoire de l’homme on a cherché à ecrire, à transcrire pour combatre la mémoire de l’homme, flanchante et limitée.
Les choses importantes, les éléments cruciaux ont donné lieu à des livres, la Bible, le Nouveau Testament, le Coran puis des livres d’histoire, des romans, des biographies, bref de tout sur la société. Et le particulier Mr Dupond est passé inaperçu, ses bonnes actions et ses erreurs, son proche entourage a peut être remarquée certains détails, mais pour le commun des mortels l’historique de Mr Dupond est passé par l’oubli, personne ne pouvait tout connaitre, ni avoir un accès rétroactif. Mr Dupond était inconnu, incognito, un renouveau à chaque période de sa vie.

big G

big G

Mais depuis Google, c’est fini, toute marque de nos actions devient une tache indélébile.
Si vous faites une erreur de jugement, de comprehension ou un élément considéré « hors norme » par certains , vous êtes fichés à vie. Google n’oublie pas, Google ne pardonne pas , Google vous traque et ne vous lâche pas.
L ‘anecdote « Je crois avoir montré mes fesses à la Saint-Nicolas de 1969. Je ne le fais plus depuis. Et je n’aimerais pas que cela me poursuive encore. » résume bien ce droit à l’oubli.

L’homme a droit à l’oubli. Etre classé toute sa vie , être poursuivi toute sa vie parce qu’on a osé un jour dire une « betise » , écrire un blog ou montrer ses fesses est inconcevable. Je ne suis pas, ni ne veut être uniquement le Gérard Rouah vu par Google d’après ce blog.
On devrait tous les 7 ans nous permettre d’effacer les fichiers nous concernant. Remettre les pendules à ZERO, toute société humaine se construit sur l’oubli.


Jour magique: 1er septembre rentrée des classes.

29 août 2009

A défaut de fréquenter les bancs d’école, laissons nous gagner par la nostalgie de la rentrée.
Bancs en bois, craie, taille crayon, encre et plumes, jeux de billes et marelles de l’époque ont été remplacés par les uniformes mode H&M , agenda électronique, iPhone et Wii.
Rentrée des classes, retour a l’école, collège ou université, c’est le rêve ou la nostalgie de tous ceux qui vu leur âge (plus) avancé ne peuvent que regretter cette époque insouciante et de jeunesse ou tout était permis.
Les bons amis on se les faisait en classe et pas sur Facebook.
Le savoir se trouvait dans notre tête et pas sur Google.
La véritable communication était directe et pas sur l’Iphone.
Les belles filles étaient en classe et pas sur Youtube.
La vie était réelle et pas du tout virtuelle.
Notre horizon était infini, il n’y avait pas que des 0 (zero) et des 1.

facebook 1960

facebook 1960

A tout âge chacun peut se laisser bercer par ce jour magique: 1er septembre, rentrée des classes.