L’homme du jour: Elie Wiezel, aujourd’hui décédé.

2 juillet 2016

 

Elie Wiezel a consacré son œuvre et sa vie entiére à perpétuer la mémoire de de la Shoah dont il est rescapé. Avec sa disparition c’est le témoignage clé  sur l’horreur nazie qui  devient de l’histoire . Les rescapés et temoins des camps de concentration ont pratiquement tous disparus. Elie Wiezel représente la lumiére  rescapée des tenébres humaines.

 

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« Jamais je n’oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. Jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j’avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi. Jamais je n’oublierai ce silence nocturne qui m’a privé pour l’éternité du désir de vivre. Jamais je n’oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qui prirent le visage du désert. Jamais je n’oublierai cela, même si étais condamné à vivre aussi longtemps que Dieu lui-même. Jamais. »”

Elie Wiesel, “La nuit.”

 


Le mendiant de Jérusalem

24 octobre 2011

J’ai lu « Le mendiant de Jérusalem » d’Elie Wiesel écrit en 1968 après la guerre des 6 jours.
Je n’ai pas réussi à tenir jusqu’à la fin du livre, un peu étrange, souvent incompréhensible (pour moi), mais j’y ai trouvé un morceau toujours d’actualité sur la condition humaine. le voici:

gerard rouah

Votre pays, tous les systèmes, j’en suis écœuré. Déshumanisés, les hommes se font de plus en plus mal, de plus en plus horreur.
La fraternité, la solidarité: quelle triste plaisanterie !
Montrez moi une société viable et je viendrais m’y integrer; montrez moi un seul coin tranquille et je rentre m’y établir. Il n’y en a pas et vous le savez.
Votre univers tout entier croule sous la violence, la haine. A l’holocauste d’hier succédera celui de demain, et il sera total.
…… Mais cela a toujours été ainsi ! En effet la connaissance et la douleur vont de pair. Plus en sait, plus on désespère de sa condition. Plus on avance, plus on se heurte à l’immensité du mal.
Naguère, l’homme pouvait fuir le danger, l’inhumain en changeant de ville, de province, de continent.

Aujourd’hui, il ne reste plus un endroit ou aller, ou se cacher. Et ne me vantez pas les bienfaits, les ideaux de la recherche scientifique: tous vos savants ne seraient pas capables d’assurer la sérénité, sinon le bonheur d’un seul être, alors qu’il leur serait facile d’anéantir jusqu’au dernier homme sur la planète.