Un jour, l’Afrique va changer

20 avril 2010

On oublie l’Afrique: au G20, au sommet sur la sécurité nucléaire, dans les classements mondiaux des villes, des pays, un continent entier est oublié, délaissé avec ses misères, ses pauvres, ses coups d’Etat, son sida, mais  les «tigres» de l’Afrique sont prêts à bondir.  Le continent noir n’est pas synonyme que de pauvreté et d’aide internationale. Il compte aussi ses pays émergents. L’économie africaine bouge et plusieurs pays de ce continent pourraient devenir les prochains «tigres» prêts à bondir sur la voie du développement économique.

«L’économie africaine croît à un rythme annuel de 4 à 5%»  D’autres indicateurs suivent: l’éducation, l’espérance et la qualité de vie progressent.

La stabilité aussi est à la hausse. «Autrefois, il y avait simultanément de 10 à 5 feux à éteindre en Afrique. Aujourd’hui, il y en a toujours, mais on les compte sur les doigts d’une main.» Même chose pour la démocratie: le continent n’est pas à l’abri des coups d’État, «mais les élections sont devenues la règle, et non plus l’exception».

Un « séisme » est même déjà à l’oeuvre : celui de sa démographie. Il transforme déjà le continent. Les Africains étaient 180 millions en 1950 et seront 1,8 milliard en 2050. Un « facteur 10 » qui va changer bien des choses : urbanisation galopante, mouvements de population en tous genres, gains de productivité, nouveaux marchés, échanges internationaux, croissance économique, problèmes environnementaux…

Il reste que cette Afrique émergente pourrait, dans quelques années, jouer le rôle qui a été celui de l’Inde et de la Chine au cours des dernières décennies. Car en plus d’offrir une main-d’oeuvre à bon marché, l’Afrique regorge de ressources inexploitées et d’infrastructures à construire. La Chine l’a bien compris: en une décennie, les investissements chinois en Afrique sont passés de 10 à 110 milliards de dollars.

Et la coupe  du monde en juin  2010 en Afrique du Sud est la pour nous rappeler qu’en foot  c’est l’Afrique qui donne le ton.