Baisers volés, censurés et publiés

29 novembre 2010

WikiLeaks: 2eme volet 24 heures plus tard.

Il n’y a pas de révélations fracassantes dans les documents publiés jusqu’à présent par WikiLeaks ; ils ne font que confirmer des choses dont tout le monde se doutait, par exemple la position des pays arabes par rapport à l’Iran.

Allez chercher parmi 250,000 cables diplomatiques, vous ne trouverez pas une ligne politique, mais un meli-melo d’informations, un embriglio sur les relations internationales, relations bilaterales, droits de l’homme, économie, terreur et terroristes, onu. Vous trouverez des notes envoyées par l’ambassade américaine à Ankara, Paris ou Tel aviv, ou encore de chacune des capitales dans le monde. Comment synthetiser 250,000 documents (ou 250,000 tweets ou 250,000 murs sur facebook) ? impossible ! sauf par les services secrets du monde entier qui doivent y bosser sec .

Le New York Times explique que les câbles lui sont parvenus « il y a plusieurs semaines » et que les documents susceptibles de « mettre en danger » des individus ou de « compromettre la sécurité nationale » n’ont pas été publiés. Le journal ajoute avoir travaillé avec l’administration Obama à ce sujet, donc il y a une auto-censure!

Il ne reste donc que des portraits mordants des dirigeants internationaux, ou des éléments qu’un lecteur averti a du/pu remarquer à travers ses lectures ou analyses.
L’épisode des drones entre la Russie et Israel en est l’exemple: je l’avais pressenti en avril 2009 La vente de drones israeliens ou le chantage russe, puis en aout 2009 Drones contre missiles, la Russie tient parole, aujourd’hui WikiLeaks le confirme.

Enfin, toutes ces infos que l’on nous fournit sont des informations volées, bravo la presse morale !