DSK, changement de cap et les cinq W

3 juillet 2011

Au depart on nous a présenté un homme blanc sur fond noir et une femme noire sur fond blanc.

DSK c’est le pervers, c’est celui qui a violé, obligé à une fellation, invité la receptioniste à monter boire un verre, qui a reçu la visite d’une femme à 3h du matin. Tout cela a été fourni par la police de NY et/ou par le bureau du Procureur Cyrus Vance Junior.

Le but était simple, noircir au maximum DSK pour justifier l’emprisonnement immediat plutot qu’une libération sous caution. Le but politique de l’affairene fait aucun doute aujourd’hui, il correspond à l’agenda de Cyrus Vance Junior.

Le malheur est que les medias friands de nouvelles, de rating à tout prix ont repris ces infos, les ont parfois gonflées quand ils n’ont pas rajoutés. Et tout était la pour nous manipuler, nous l’opinion publique, les naïfs qui croyons que tout ce qui est écrit est vrai.

Et par chance, par le hasard il aura fallu la petite erreur, l’erreur fatale, celle que font souvent les gangsters. Il aura fallu ce coup de fil à un ami prisonnier qui a été enregistré non parce que Nafissatou Diallo était sous écoute comme il aurait été logique de le faire, mais peut on mettre sur écoute « Une femme sérieuse et fiable  » , « Une bonne musulmane qui ne porte pas le voile mais elle se couvre les cheveux, « une employée exemplaire »?.

Donc ce renversement met Cyrus Vance Jr dans des beaux draps et aujourd’hui on renverse les rôles, c’est Nafissatou Diallo qui est présentée sur un fond noir, on va même jusqu’à la présenter comme une prostituée de luxe, mais un hotel qui se respecte comme le Sofitel ne peut offrir à ses employées un mi-temps femme de chambre et un mi temps femme de plaisirs. On accentue la dose sur cette femme qui a menti pour obtenir sa green card et sur bien d’autres choses, dans le but de justifier -et peu importe si il y a eu viol ou pas – la fermeture du dossier et préparer l’opinion publique à la prochaine libération de DSK.

Le tout dans un but précis, que Cyrus Vance s’en sorte pour sa course à la prochaine investiture de procureur de l’Etat de New York.

En conclusion: nous sommes tombés dans le piège médiatique car nous n’avons pas su nous ou nos journalistes n’ont pas su poser les 5 W de base: Who, What, Where, When, Why ? . Nous nous sommes contentés de 4. Le Why ou « pourquoi nous dit-on ça en ce moment précis » ne m’est pas venu à l’esprit à moi comme je suppose à beaucoup d’entre nous.

Aujourd’hui au moins je sais pourquoi on nous présente la plaignante comme une prostituée, mais saurais je pour autant décerner le prochain bluff mediatique ? Les politiciens continueront à nous faire gober ce qu’ils veulent bien. Nous n’avons pas toutes les clés pour décrypter et malheureusement nos journalistes surtout ne font plus leur travail.

article publié en vacances sur darnna.com