sans odeur, sans couleur ou l’ennemi invisible et imprevisible.

14 mars 2011

Nous sommes habitués, nous les humains à avoir et à voir des dangers physiques, des dangers que l’on voit, que l’on ressent, dont on connait l’effet.
Ainsi un incendie nous fait fuir les flammes, un bombardement nous pousse à rentrer dans un abri pour mieux nous proteger, une inondation nous pousse a grimper vers les hauteurs. Ce sont nos instincts qui agissent car le danger a une couleur,rouge pour les flammes, une odeur de brûlée pour la fumée. Ce sont des ennemis, nos ennemis momentanés que la Nature nous a mis en face. Mais cette nature a ses lois, elle est visible et ses actions physiques sont connues et previsibles. Et nous avons pris l’habitude de nous en proteger.

Mais avec le nucléaire le danger, le vrai est qu’il n’a pas de couleur, ni d’odeur, c’est un élément invisible et imprévisible. Des lors je me pose la question, comment s’en protéger puisque nous ne le voyons pas, nous ne le sentons pas, nous ne le touchons pas, nous ne l’entendons pas et certainement nous ne le goûtons pas. Nos 5 sens qui généralement informent notre cerveau, nous donnent l’alerte sont inutiles. Alors que faire pour combattre la radioactivité quand on a aucun de nos sens pour nous alerter, qu’il n’existe pas de symptome annonciateur du danger, ce n’est qu’après coup que l’on peut s’apercevoir que l’on a été contaminé et il est trop tard.

Les dangers de la Nature prennent donc une perpective de vu et connu, donc surmontables par rapport au danger no 1 que l’homme a créé de ses propres mains: le nucleaire.
La Nature peut changer et influer au maximum une partie du Globe, le nucleaire lui peut reduire à neant le Globe entier.
Et je reviens à tous ces japonais qui errent dans cet environnement sans odeur, sans couleur invisible et imprevisible. Leur problème est le notre, aujourd’hui le Monde est UN et chaque personne/Etat influe sur tous les autres, alors decider de construire une centrale nucleaire civile en Suisse ou militaire en Iran par exemple n’est plus l’affaire des Suisses ou des Perses, il est l’affaire de tous.