Moubarak ou le peuple veut un responsable, le peuple veut du sang.

3 août 2011


Sur une civière, dur à imaginer, dur à voir,
Le peuple veut un responsable, le peuple veut du sang.

Le printemps arabe (je me demande qui a inventé ce mot) n’aura donné jusqu’à présent que des bains de larmes et de sang, avec des touristes évaporés, des revenus à la baisse, du chomage en hausse, des illusions en Occident et le chaos en Libye, Egypte, Syrie, Yemen et la résurgence d’un anti-judaisme violent.

J’ai l’impression d’un retour en 1789, voici ce que Chateaubriand disait:
La révolution m’aurait entraîné, si elle n’eut débuté par des crimes: je vis la première tête portée au bout d’un pique, et je reculai.
Jamais le meurtre ne sera à mes yeux un objet d’admiration et un argument de liberté; je ne connais rien de plus servile, de plus méprisable, de plus lâche, de plus borné qu’un terroriste……quel moyen âge!


légèreté d’été 9/31, les enfants d’ avant la mondialisation

2 août 2011

« Le petit Anglais, le petit Allemand, le petit Italien, le petit Espagnol, le petit Iroquois, le petit Bedoin roulent le cerceau et lancent la balle.
Frères d’une grande famille, les enfants ne perdent leurs traits de ressemblance qu’en perdant l’innocence, la même partout.
Alors les passions modifiées par les climats, les gouvernements et les moeurs font les nations diverses; le genre humain cesse de s’entendre et de parler le même langage: c’est la société qui est la veritable tour de Babel.
 »

Chateaubriand – Mémoires d’Outre-Tombe 1811 ou les enfants d’avant la mondialisation, mais est ce différent 200 ans plus tard ?


légèreté d’été 4/31, l’ambition et l’hypocrisie

28 juillet 2011

Je ne réussirai jamais dans le monde, précisément parce qu’il me manque une passion et un vice, l’ambition et l’hypocrisie.
Chateaubriand – Mémoires d’Outre Tombe.


légèreté d’été 2/31, y’a de la joie

27 juillet 2011

La joie, Chateaubriand la trouve, pas en été mais en automne et avec un 35 degrés à l’ombre aujourd’hui à Jérusalem je peux le comprendre.

Un caractère moral s’attache aux scènes de l’automne:
ces feuilles qui tombent comme nos ans,

ces fleurs qui se fanent comme nos heures,
ces nuages qui fuient comme nos illusions,
cette lumière qui s’affaiblit comme notre intelligence,
ce soleil qui se refroidit comme nos amours,
ces fleuves qui se glacent comme notre vie ont des rapports secrets avec nos destinées (Mémoires d’outre tombe, Chateaubriand)

La joie que nous portons en nous, differente certes d’une personne à l’autre:
Ce bizarre mélange d’adoration de la vie, d’enthousiasmes, d’intérêt passionné pour tout, d’énergie, d’exubérance, de rire et de brusques orages destructeurs me déconcerte.
Me déconcerte, pas vous? car certainement vous avez à l’esprit une personne qui rappelle ce qu’Anais Nin évoque en Henry Miller.

Y’a de la joie c’est normal c’est l’été, qui mieux que Charles Trenet pour la chanter.


légèreté d’été 1/31

27 juillet 2011

Pour l’été rien de mieux que de se référer au passé, symbole de plus de solidité que le présent ou l’avenir, mais en légèreté. Voici donc les années 1768 (200 ans avant mai 68) avec un classique Chateaubriand et ses Mémoires, les années 30 avec les confessions d’Anais Nin et les années d’autour 68 avec la musique.
Vous le remarquerez, rien n’a changé, les mêmes idées, les mêmes hommes /femmes , les mêmes sensations psychiques mais…. le rythme était celui de la nature, des vacances. Aujourd’hui le rythme est a la vitesse du Iphone, du capitalisme ravageant, du non repos de l’esprit, donc pour ces chaleurs impossibles, pour cet été deja meurtrier je propose un rétro de légèretés d’été.


Vive les vacances ou la cure de désintoxication

30 juin 2011

Je pars en vacances avec mes concombres réhabilités.
J’oublie l’utilisation du téléphone cellulaire et la lecture des textos au volant qui font partie des pires problèmes de sécurité routière.
J’oublie mon ordinateur, mon iphone, mon ipad, mon i-ennemi sournois.

On commence à ressentir que la vitesse, l’immédiateté, la réactivité peuvent devenir des aliénations. On finit, dans nos vies ultramodernes, par n’être plus présent à rien, par n’avoir plus qu’un écran comme interlocuteur. Nous sommes des connectés permanents.
Donc un mois sans mes moi, sans mes addictions, j’oublie tout: le printemps arabe, la canicule arabe, DSK, Kadhafi, la télé réalité et les JT à la sauce Pujadas.

Et je me mets a relire des classiques: Mémoires d’outre tombe de Chateaubriand, pour m’apercevoir que la vie en 1811 n’était pas si differente de celle de 2011 à un ipod près ou à une Honda Civic prés. Pour le reste c’est le même homme, les mêmes aspirations, les mêmes défauts, avec Napoléon remplacé par Poutine.

Avant de prendre mes vacances à la recherche du temps perdu et de Xavier Dupont de Ligonnès disparu à tout jamais, un mot pour Anne Sinclair dont la force du sentiment amoureux ne peut qu’imposer du respect aux plus cyniques d’entre nous. Son courage, sa dignité et son engagement forcent notre admiration. Bonnes vacances !