Six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune

26 septembre 2016

Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

1. Fuir la routine (le cerveau se nourrit du changement)

2. Lutter contre l’infobésité

« L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété ». Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

3. Bannir anxiolytiques et somnifères (c’est evident)

4. Bouger (il existe une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones)

En cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches

5. Cultiver l’altérité (le cerveau social)

Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui.

6. Soigner le microbiote (Notre régime alimentaire a un rôle important)

Il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau.
la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones

 


Et le Pr Lledo de conclure sur une maxime de Goethe :

« Traiter les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être et vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être »

A méditer…


Qu’est ce que l’ Internet fait à notre cerveau

16 novembre 2010

Nous passons de l’ère du livre à l’ère de l’ Internet. Nicolas Carr nous apprend dans son livre « The Shallows » comment et pourquoi l’Internet nous transforme.

Les biologistes et les neurologistes avaient pensé pendant longtemps que la structure du cerveau adulte ne bougeait plus. A la fin des années 1960, Michael Merzenich découvrit qu’un singe pouvait re-câbler son cerveau -un résultat qui fut plus tard confirmé chez les humains. La théorie actuelle soutient que notre cerveau est en constante évolution, s’adaptant tous les jours à nos expériences et à notre environnement. Notre cerveau est «massivement plastique»

«Quand nous surfons», écrit Carr, «nous entrons dans un environnement qui pousse à la lecture en diagonale, à une pensée pressée et distraite, et à un apprentissage superficiel».

Un gros problème semble venir des hyperliens. Un lien nous pousse à arrêter notre lecture et à évaluer le bienfondé d’un clic, ou pas -activant les zones de prise de décision de notre esprit. Les livres nous présentent un environnement plus passif, permettant à l’esprit de se concentrer sur les mots, au lieu de voir constamment ailleurs pour chercher s’il y a en a de nouveaux, et peut-être meilleurs. Carr le résume en ces termes : «Essayez de lire un livre tout en faisant des mots-croisés; voici l’environnement intellectuel d’Internet».

Ce n’est pas que nous n’apprenons rien quand nous surfons sur nos sites et nos flux d’actualité, dit-il ; c’est que nous ne sommes plus capables de faire les connexions minutieuses que nous faisions avant. Nous pataugeons dans des eaux peu profondes.

Le problème ne vient pas forcément d’une information en ligne qui serait d’une qualité moindre que celle des livres ou des conversations. Le problème, c’est que nous la consommons dans un état de distraction. Carr cite le neuroscientifique Jordan Grafman : «L’optimisation pour le multitâche produit-elle un meilleur fonctionnement -c’est-à-dire plus de créativité, d’inventivité et de productivité? » Les études montrent que lorsque nous essayons de faire deux choses en même temps, l’attention portée aux deux activités diminue, et nous les faisons chacune plus négligemment. Faire plus de multitâche ne nous rendra pas meilleurs à faire deux choses à la fois; cela signifiera continuer à faire plusieurs choses de moins en moins bien.

Si nous ne faisons preuve que d’une moitié d’attention, si nous sommes distraits par tous les signaux et les alarmes de nos ordinateurs, ou si nous ne nous tracassons plus à être attentifs parce qu’on pourra toujours aller sur Google plus tard, nous perdons l’occasion de construire des connexions durables dans nos cerveaux. Des connexions qui pourraient un jour se mêler d’une façon inédite, des connexions qui nous permettront de voir le monde sous un autre angle et de trouver de nouvelles solutions.


Etudions donc pour mieux renforcer nos neurones

28 juillet 2010

Les personnes qui ont étudié plus longtemps sont mieux armées contre la démence, selon une étude publiée dans l’édition en ligne de la revue Brain, le 26 juillet.
Attention: le terme de démence en médecine est un terme technique qui ne doit pas être confondu avec la signification commune de ce terme dans le langage courant (folie furieuse).
La démence (du latin demens) est une réduction acquise des capacités cognitives suffisamment importante pour retentir sur la vie de la personne et entraîner une perte d’autonomie. Les fonctions cérébrales particulièrement atteintes peuvent être la mémoire, l’attention, et le langage. Dans les stades évolués de la démence, les personnes atteintes peuvent être désorientées dans le temps (ignorant le jour, la semaine, le mois ou l’année), et dans l’espace (ignorant où ils se trouvent), ne plus reconnaître des personnes familières, ou encore avoir des difficultés pour communiquer.
L’OMS prédit que «le vieillissement de la population mondiale aura inévitablement pour résultat une hausse conséquente du nombre de cas de démence. Le risque de développer cette pathologie augmente de façon importante avec l’âge, chez les personnes de plus de 60 ans et les possibilités de prévention et de traitement sont limitées.


Pour en revenir à la recherche: les études se déroulent dans l’enfance, alors que la démence est à l’autre bout de la vie! Et pourtant les études au début de la vie semblent permettre à certaines personnes de faire face à de nombreux changements dans leur cerveau.
Il semblerait qu’une plus grande éducation dans l’enfance stimule le cerveau pour qu’il développe un ‘logiciel’ de sauvegarde en excédent avec un effet allié sur le nombre de neurones et les connexions sur lesquels nous nous reposons à la fin de la vie.
De mon avis personnel, les études poussent à mieux faire « travailler ses méninges » et cela reste ancré, car le cerveau -comme c’est le cas dans l’effort physique pour les muscles- est plus entraîné. Il y aurait donc plus de nouvelles connexions de neurones qui permettent de mieux affronter cette destruction de neurones qui nous caractérise à tous des l’âge de 20 ans.

Etudions donc pour mieux renforcer nos neurones, mais n’est il pas deja trop tard ! Pour ma mère, pour moi et pour mes enfants -donc 3 générations- les jeux sont faits. Si l’étude est véridique ce ne sont que mes petits enfants (ou les vôtres) dans 70 ou 80 ans qui pourront en bénéficier.