Chronique Coronavirus (5): la preuve que le ciel nous est tombé sur la tête

La vie continue, mais c’est un autre mode de vie, de mise en quarantaine que l’on renomme « confinement » pour faire moins peur. Être en quarantaine c’est être pestiféré, loin des autres alors qu’être en confinement c’est être comme tous les autres, bon citoyen, peut être nouveau chômeur, peut être asymptomatique, avec sa technologie pour contacter les autres, sentir que le ciel ne nous est pas encore tombé sur la tête , c’est vrai c’est un virus qui nous est tombé sur la tête, mais il est tombé du ciel ce virus, donc la conclusion est que le ciel nous est tombé sur la tête mais cela on ne se rendra compte qu’au post-corona a l’heure des bilans et catastrophes économiques.

125212241

Donc nous continuons notre train train avec beaucoup de temps libre consummé sur whatsApp et ses videos semi-débiles, semi-marrantes, encore faut il avoir envie de se marrer et fuir la réalité, réalité qui nous est propre selon nos croyances/histoires/moral/age/revenus. Chacun est encore libre dans sa prison-confiné de voir et d’imaginer, plutôt voir car l’imagination n’est pas l’apanage général, donc voir le tunnel, l’obscurité ou le faible rayon de lumière qui pointe à son extrémité.
Les prophètes ont disparus, les liseuses d’avenir aussi, les politiciens se cachent, les vrais combattants docteur(e)s et infirmier(e)s sont au front, et il ne reste que le petit écran qui annonce, répète, reannonce, ré-répète tous les malheurs du monde jusqu’à exacerber nos nerfs et nos peurs. C’est comme l’a indiqué Douglas Kennedy

Il y a une semaine, je me suis juré de ne plus regarder les nouvelles à la télé. Parce que j’en suis venu à la conclusion qu’en temps de crise, le flot incessant de l’information continue devient un peu comme la roue d’un hamster dans votre tête. Ça tourne et tourne et tourne en vous submergeant d’images d’un présent catastrophique, en vous répétant indéfiniment ce que vous savez déjà, en suscitant une panique existentielle tous azimuts. Et, comme la roue du hamster, ça ne vous mène nulle part. C’est le mythe de Sisyphe en version électronique, exacerbé par notre époque sur-connectée.
Douglas Kennedy

Alors moi aussi je vis ainsi, bon moral le matin, actif et occupé à mes besognes, l’après midi à écrire et résumer l’état des choses en écoutant le chant des oiseaux et le chat de la voisine roder au jardin, la preuve , que même si le ciel nous est tombé sur la tête, la Terre elle continue de tourner, et le soir perdu entre ces télés-catastrophes, je perds le moral et perds le sommeil. Vivement demain matin ! Vivement le Post-Corona !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :