Découvrir une auteure australienne, Karen Viggers

Je viens de lire « La mémoire des embruns » de Karen Viggers.

Pourquoi donc ai-je plutôt du mal à écrire une critique du livre et de donner mon avis sur ce livre?
L’histoire est intéressante, les personnages agréables malgré leurs petits caractères, on découvre les plages sauvages des iles de Tasmania au sud de l’Australie, l’Antartique n’est pas bien loin, c’est dépaysant et y vivre en hiver c’est plutot le goulag.
Pourquoi donc ? Peut être que le ton du roman est monotone contrairement à la nature environnante, et dés le debut du roman on devine ce que seront les suites.
Monotone mais agréable, et puis on découvre – c’est rare – une auteur australienne, Karen Viggers.
Le titre du roman a été traduit par la mémoire des embruns alors que l’original est « la femme du gardien du phare », mais aujourd’hui on n’est plus la femme de …. mais plutot soi-même. Imaginez que l’on surnomme Brigitte par la « femme de Macron »!

Mais au fait qu’est un embrun ? Je n’avais jamais entendu ce mot qui veut dire « Poussière de gouttelettes formée par les vagues qui se brisent, et emportée par le vent. » On est bien en Tasmania et l’Antartique n’est pas bien loin.
Je me perds… mais je recommande ce livre monotone dans une nature agitée.

Quelques citations, toutes d’une force psychologique intense.

« Les vieillards se ressemblaient tous, seul l’inventaire de leurs maux les distinguait lex uns des autres »

« C’est ce que nous sommes, luis dis-je. Des animaux. Meme si nous nous donnons beaucoup de mal pour le cacher. Il s’agit d’un fait biologique; une force supérieure à la volonté individuelle. »

« Vous aviez beau tracer des plans pour l’avenir, l’inattendu survenait toujours pour changer le cours des choses. Personne n’y pouvait rien. »

« Mais j’ai beau ne pas être tout à fait comme les autres, j’ai les mêmes besoins. L’amour, la compagnie, l’espoir, le travail, les loisirs. »

« Jeune, on pense que l’existence n’a pas de fin. Et, quand la vie vous rattrape au tournant, on regrette de ne pas avoir mieux utilisé son temps. »

« L’affection, la patience et une aptitude à bien communiquer, voilà trois pillers puissants. Les mariages dureraient peut-être plus longtemps s’ils tenaient sur d’aussi solides fondations. »

la-memoire-des-embruns_web


Et aussi,

Sur l’amour au siécle dernier:
« Il ne s’était presque rien passé en réalité: une étreinte, quelques baisers. Mais la glace était rompue; devant eux se déroulait un long chemin pavé d’intentions cachées, une graine avait germé, une promesse pointait à l’horizon. »

Sur un coté sexy:
« Mais comme il fait chaud dans le cabanon, elle a déboutonné le haut de sa chemise. Je vois sa clavicule, l’éclat satiné de sa peau, le va-et-vient de haut en bas de ses seins en rythme avec sa respiration. C’est très sexy. »

Sur une femme de caractère:
« Un Emma doit avoir auprès d’elle un assistant qui sait la prendre. Elle est autoritaire, elle a besoin de tout controler. Il faut en avoir conscience si on travaille avec elle. Si vous parvenez à eviter ce problème, vous êtes promis tous les deux à de grandes choses. C’est une gentille fille mais une forte tête. L’affronter ne vous menera à rien. »

Tiens, ça j’aurais du le savoir il y a 40 ans! Que se serait-il passé si….. Mais le passé est mort, on ne le réécrit pas dit l’auteure.

Note: 6 sur l’échelle RG

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