Lectures hivernales, la Porte de Magda Szabo

Cet hiver je me suis tourné vers la litterature étrangére, des auteurs hongrois, italien, chinois et américains.

La Porte de Magda Szabo est une confession. Magda y retrace sa relation avec Emerence sa femme de ménage. Tout les separe et les oppose, éducation, intellect, croyance, age, que l’on pourrait nommer ce roman le blanc et le noir.

« Emerence ne voit pas les choses comme moi, elle est capable de ne rien comprendre, tout comme elle peut saisir en un instant ce que personne d’autre ne peut concevoir »

Mais par sa generosité la femme de ménage est un modele et une leçon.

« Laissez moi tranquille, je n’aime pas que vous me fassiez la leçon. Si je vous demande quelque chose et que vous me l’accordez, faites le sans rien dire, sinon ça ne sert à rien de donner. »

« Qu’est ce que vous pouvez croire du Christ, de Dieu, dont vous declarez qu’il vous accorde le salut à bon compte comme s’ils étaient vos relations personnelles. »

Ce roman a été publié en 1987, avant la mondialisation mais Emerence decrit exactement nos maux de 2018, medicaments, vaccins, lobby pharmaceutiques ….

Emerence ne croyait ni aux médicaments, ni à l’efficacité des vaccins, selon elle les medecins ne les faisaient que pour gagner de l’argent et repandaient des legendes de renards et de chats enragés pour augmenter leurs revenus.

Elle exécrait particulièrement les gens de la haute, oisifs et menteurs. Le pape est un menteur, le medecin un incapable cupide, l’avocat se moque de savoir s’il défend un assassin ou une victime, l’ingenieur calcule d’abord combien il pourra mettre de briques de côté pour sa propre maison, les grandes entreprises, les usines, les instituts scientifiques ne sont que des bandes de malfaiteurs.

 

 

iimjzwiotmqhxv9zdz0ucrrjzjgUn film a été tiré du roman, il nous permet de mieux imaginer Emerence et Magda.

 

La création relève d’un état de grace dit l’auteur:

J’aurais voulu écrire, mais voilà, la création relève d’un état de grace, il faut tant de choses pour que cela reussisse, impulsion et serenité, paix interieure et émotions stimulantes, à la fois douce et amere, tout cela me manquait.

 

Ah non, rien de tout cela ne manquait à Magda Szabo en ecrivant ce livre, et c’est pourquoi j’en recommande la re(lecture)
Note 6.5 sur l’échelle RG

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