Eux de Joyce Carol Oates ou Apocalypse Now

Partir, c’est mourir un peu disait le poète, surtout lorsqu’il faut se separer de ce qui m’est inséparable: mes livres.
En emballant, je suis tombé par hasard sur un livre, ni à prendre à tout prix, ni à donner, mais tout simplement oublié dans ma bibliothéque. Eux de Joyce Carol Oates, 534 pages en petites lettres presqu’illisibles. Le nom Joyce me disait quelque chose, mais rien de plus. Un defi que de lire cet equivalent de 1000 pages dans la pagaille de mon avant-départ.

eux

Eux c’est l’histoire chaotique d’une famille blanche et pauvre, que l’on suit de la Grande Dépression des années 1930 aux émeutes raciales de 1967. Des drames, de la violence, dans un milieu defavorisé noir de Detroit. C’est un defi constant pour les membres de la famille pour sortir de cette pauvreté, et à chaque fois se retrouver au bord du gouffre.
Dur à lire, si ce n’etait le style et la puissance de l’ écriture de Joyce Carol Oates j’aurais laché prise mais nous passons de surprise en surprise tout le long du roman style Balzac par ses menu details des choses de la vie.
C’est la fin du roman qui m’a particuliérement choqué, Maureen qui a reussi à epouser son proff de fac ne veut plus voir son frère Jules le héros du roman, qui lui malgré ses efforts ne reussit pas à sortir de son milieu pauvre. Les classes sociales sont plus fortes que les liens familiaux!

Eux est donc un roman sur la lutte des classes, sur fond du grand rêve américain aujourd’hui ce rêve n’existe plus mais l’Amerique sous Trump est en guerre civile contre les favorisés du systéme Obama-Clinton.

Donc, 1937, 1967, ou 2017, la lutte des classes se poursuit, chaque fois sous un autre visage, sous un autre angle. Il y a toujours eu et il y aura toujours ceux qui profittent du systeme et ceux qui n’arrivent pas à s’en sortir. Seulement en 2017 c’en est fini du grand rêve amèricain. Je crois même que ce rêve n’existe plus sur terre. « Eux » en 2017, c’est plus de la moitiè de la planète en pleine Apocalypse.

PS: en fait d’apocalypse, j’ai fait l’innimaginable, à la fin de la lecture j’ai jeté le livre à la poubelle. Pas question d’apocalypse, laisser moi rever, esperer que le monde est encore en accord.

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