Jim Harrison et ses “légendes d’automne”

 

Jim Harrison m’était un inconnu, je l’ai connu et lu qu’à la suite de l’annonce de sa mort.
‘Légendes d’automne » est devenu un classique du roman américain et qui mieux que S.L (qui est ce S.L ??? qui préface le livre ) nous explique pourquoi:
La littérature américaine de ces dernières années présente des personnages très vivants mais souvent trop civilisés. Harrison brise ce vernis ; « notre monde n’a de civilisé que ses apparences. Le reste n’est que massacre et compromission.”
“Les personnages de Jim Harrison sont des héros, au sens propre du terme. Ils sont d’autant plus fascinants que notre temps semble avoir relégué l’héroïsme au magasin des accessoires.”

Ces trois légendes traitent essentiellement de vengeance, de doute et de rédemption.
« Les hommes qui méritent vraiment de mourir sont finalement assez rares. » Par voie de conséquence, si la vengeance demeure une nécessité vitale, elle est aussi une nécessité maudite.
Beaucoup de doutes chez les heros de Jim Harrison, IL (le heros) est contraint d’admettre, incapable de modifier, a recu une education, comprend confusement, ect, ect…. beaucoup de « IL », beaucoup de doutes, beaucoup d’idées et de philosophie sur la vie et le hasard: “Ce monde ne vit que de manière fortuite”.

“Il avait pourtant traversé assez de batailles pour savoir que l’amour était presque une maladie, une notion issue des temps anciens, d’une époque où le monde était à la fois plus jeune et plus sage.”
“il fut contraint d’admettre qu’il s’était « convaincu » d’entrer dans cette aventure dans le seul but d’échapper à un ennui qu’il refusait de reconnaître”

“il était incapable de modifier son attitude, trop absorbé par son propre tourment pour prendre conscience de la souffrance des autres”

“Il avait reçu une éducation qui l’obligeait à ne jamais s’avouer vaincu par quoi que ce soit ; cela, ajouté au refus d’admettre sa propre stupidité, le contraignit à demeurer dans le cours”

“Il se disait qu’il est préférable de mourir lorsque les choses vont bien plutôt que mal”

.” “il comprit confusément que la vie n’était rien d’autre qu’une accumulation d’actes quotidiens et sans cesse répétés”

Il s’inquiétait surtout de la manière dont la structure démocratique commençait à avilir les êtres plutôt que de les stimuler vers un certain altruisme. La structure ne tenait plus compte des objectifs pour lesquels elle avait été créée et cela était dû en partie – selon Nordstrom – au fait que tous les politiciens et tous les bureaucrates portaient des costumes”

il n’était susceptible de commettre aucune de ces erreurs de jugement que les gens construisent sur leurs préjugés.”

Il était arrivé à un âge où sa perception généralement sentimentale des choses était maintenant remplacée par une vision ironique du monde et de ses occupants ; le passé devenait un marécage épais d’où il se sentait incapable d’extraire la moindre conclusion.”

legendes-d-automne-380

La valeur n’attend pas pas le nombres des années, heros on l’est à 19 ans, puis on veut changer sa vie, c’est frustant et plus tard on s’apercoit que même les journaux ne reflètent plus le monde que l’on perçoit.

“La prospérité acquise ne l’empêchait pas de se sentir victime de ces rêves bâtis à dix-neuf ans, à l’âge où chacun d’entre nous atteint son zénith de sottise idéaliste. Dix-neuf ans est l’âge du parfait fantassin qui acceptera de mourir sans un murmure, le cœur brûlant de patriotisme. C’est également l’âge auquel l’imagination naissante du poète s’élève à des hauteurs vertigineuses et où il subit avec une douleur heureuse les assauts de ce qui est le Dieu, en lui. C’est encore l’âge auquel une jeune femme a le plus de chances de se marier réellement par amour. Et ainsi de suite. Les rêves sont des chasseurs d’âmes”

“Pour un homme désireux de changer sa vie, rien n’est plus frustrant que l’improbabilité du changement réel.”

“Après avoir scrupuleusement consulté les journaux pendant plus de vingt ans, je m’aperçois que je deviens incapable de les lire. Pourquoi ? Probablement parce qu’ils ne reflètent plus le monde que je perçois”

3 courtes nouvelles, chacune est un roman, c’est la force de Jim Harrison de nous donner en concentré avec force et concision une vue d’un monde pas civilisé comme on se complait de croire.

Note 7/10 sur l’echelle RG 

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