D’apres une histoire vraie de Delphine de Vigan

Je ne saurais dire si ce roman est une histoire vraie ou tout simplement une histoire que nous raconte Delphine de Vigan, il y a des personnages reels comme ses enfants ou son conjoint François (Busnel de la grande librairie), mais, L. reste une voyelle, madame X , et « quoi que l’on écrive on était dans la fiction ».

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Ce qui m’a interessé dans ce roman c’est ce personnage L.

« je devais me rendre compte assez vite que L. avait un sens inoui de l’Autre, un don pour trouver les mots justes, dire à chacun ce qu’il avait besoin d’entendre.
L. ne tardait jamais à poser la question la plus pertinente, où à prononcer la remarque qui montrait à son interlocuteur qu’elle seule était en mesure de le comprendre et de le reconforter. L. savait non seulement identifier au premier coup d’oeil l’origine du dèsarroi, mais surtout cerner cette faille, si enfouie soit-elle, que chacun de nous abrite »

L. m’a fascinée tout simplement parce qu’il y a 25 ans et durant de longues années de mon histoire personnelle et familiale Rina (z »]al) de la même étoffe que L. m’a impressionné, captivé et fasciné.
Pour moi Rina c’était le génie au féminin. L. ou Rina c’est donc la même chose et je comprend dés lors pourquoi ce roman de Delphine de Vigan m’a captivé.

L. exerçait sur moi une véritable fascination.
L. m’étonnait, m’amusait, m’intriguait.
L. m’impressionnait par sa capacité à être elle-même.
Lorsque je quittais L., aprés un moment passé avec elle, ou une longue conversation téléphonique, je demeurais souvent sous l’influence de cet échange

Des personnes comme L. il en existe donc, en petit nombre , pour le meilleur ou pour le pire, psychologues ou manipulatrices ou encore les deux à la fois.

L. continuait de m’impressionner par sa capacité à capter les états d’ames de l’ autre, eu un instant et à s’y adapter. Elle savait déjouer la contrariété d’un garçon de café ou la fatigue d’une vendeuse de boulangerie, comme si elle avait perçu leur humeur au moment même de franchir le seuil de leur porte. Elle avait toujours un temps d’avance.
L. se montrait indulgente et tolérante, donnait le sentiment de pouvoir tout entendre sans porter de jugement.
L. savait trouver les mots de consolation et de l’apaisement.

Puis s’ensuit la dependance, la notre vis à vis du seducteur ou manipulateur.

L. m’était devenue nécessaire, indispensable. Elle était là. Et peut-être avais-je besoin de cela; qu’on s’interesse à moi de manière exclusive. N’abritons nous pas tous ce désir fou? Un désir venu de l’enfance auquel nous avons dû, parfois trop vite, renoncer.
L. sans doute comblait une sorte de vide dont je n’avais pas conscience, venait apaiser une peur que je ne savais pas nommer.
L. Semblait combler cet insasiable besoin de consolation qui subsite en chacun de nous.

Donc histoire vraie, histoire tout simplement ou fiction, cela n’a guère d’importance si le roman est bon et reussit à nous communiquer cette èlectricité qui illumine notre imagination.

‘C’est surtout parce que le réel a les couilles d’aller beaucoup plus loin.’

Merci Delphine de m’avoir fait découvert que des L. ou des Rina ça existe vraiment, ce sont toujours des femmes qui ont les capacités à evoquer l’intime sans pour autant être impudique

Séduction, Depression, Trahison. Delphine de Vigan reussit à nous montrer une facette des relations humaines.
Roman simplement écrit mais bien profond.

Note 8/10 sur l’echelle RG 

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