2015, l’été meurtrier ou le choix entre Terre 2.0 et Hiroshima 2.0

Ces chaleurs avec des taux d’humidité élevés font que je ne me sens pas vivre, je me sens fondre et malgré mes decisions de fuir l’été ici, je me retrouve chaque année piégé.
Cet été est particuliérement meurtrier avec son lot de migrants que je nommerais les nouveaux envahisseurs, plus de 224000 depuis janvier,  en progression expentionnelle puisque le chiffre double chaque année malgré les mesures à leur encontre et le nombre grandissant de noyés et disparus dans ce cimetiere marin dénommé Méditerranée.
Des larmes de crocodile sont versées  chaque jour, les dernieres ce mercredi  sur les deux cents nouveaux morts naufragés.
Des   « nouvelles clôtures de sécurité » sont  érigées avec  des grillages hérissés de lames de rasoir, comme on crénelait jadis les châteaux forts pour repousser l’ennemi. Rien n’empechera les envahisseurs et dans quelques dizaines d’années l’Europe sera africaine et islamiste avec une minorité de pensionnaires  européens de souche.

Nous vivons une crise extrêmement profonde de la politique, marquée par l’incapacité générale, collective, à décider, à choisir, prendre ses responsabilités, à se donner un destin.

Ou se sauver? On nous offre la Terre 2.0 (ou Kepler 452b) comme issue. On s’excite, c’est  normal c’est l’été et l’on veut fuir mais notre terre jumelle se trouve à 1400 années-lumiére. Plus facile d’atteindre  et d’attendre le Messie!

Et les guerres intra-islamistes se poursuivent, les attentats deviennent monnaie courante, les sanctions économiques se font et se defont suivant que l’on se nomme Poutine ou Khamenei, les bombes atomiques 70 ans aprés Hiroshima se propagent et menaceront de nous expedier non sur Terre 2.0 mais plutot vers Hiroshima 2.0 .
Logique non? Il suffit de 15 secondes pour se retrouver avec Hiroshima 2.0 mais de 1500 ans pour se retrouver sur Terre2.0.

L’été 2015 est donc le triomphe du paraître sur le faire, de l’illusion sur le réel.
Ete 2015, été meurtrier, vivement l’automne et son bon souffle de fraicheur et renouveau.

 

PS sur le temps et la vitesse : Si nous étions capable de voyager à la vitesse de la lumière, théoriquement le maximum possible dans notre univers, il nous faudrait par définition 1400 ans pour parcourir cette distance. A titre de comparaison, la Terre se trouve à 8 minutes-lumières du Soleil.

Cela ne vous parle pas une « année lumière »? Suivez le calcul. Sachant que la lumière voyage à 300.000 km/s, cela veut dire 1,08 milliard de km/h, et 9460 milliards de km/an. Kepler 452b se trouve donc 1400 fois plus loin, soit 13,2 millions de milliards de kilomètres.

De toute façon, nous sommes très loin d’aller aussi vite. « Une sonde spatiale va environ à 30 km/s en sortant de l’orbite terrestre »,  soit  10.000 fois moins vite. Une de nos sondes mettrait donc… 14 millions d’années.

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