Lectures d’été avec Mirage de Douglas Kennedy (1)

Le dernier roman de Douglas Kennedy est surprenant, il y a des rebondissements inattendus  et son livre m’a rappelé en bien des points le film d’Alfred Hitchkok « L’homme qui en savait trop ».

Je ne serais guère étonné que ce livre devienne un film hollywoodien, on dirait que Douglas l’a ecrit dans cette optique, faisant le paralléle Douglas/Hitchkock,  Paul/James Stewart, ou Robyn la narratrice/Doris Day, avec comme fond le désert marocain. Tout semble identique.

Deuxieme point, c’est l’authenticité de l’esprit marocain que Douglas Kennedy a reussi à retransmettre dans son livre, depuis le berbère du fin fond de l’Atlas jusqu’àu policier au service de Sa Majesté.

Enfin et comme toujours on retrouve le coté psychologie et philosophie de la vie dans les livres de Douglas Kennedy même  si dans une interview dans la Presse de Montreal sur son livre Kennedy se dit ni prêtre, ni psychologue (hic).

Dans Mirage, tout bascule. Notre vie peut-elle basculer à tout moment ?

Je le cite:

Mirage, c’est la vie d’un couple qui vit une crise dans un pays exotique, le Maroc. Il y a plusieurs mirages dans ce roman. Il y a celui du désert, celui dans la tête de Robyn, mais aussi, le plus grand mirage est peut-être celui de son mariage. Le mirage c’est aussi soi-même, et c’est également l’amour. Le roman pose une question immense qui reste sans réponse parce que je ne suis ni prêtre ni psychologue : est-il vraiment possible de connaître la personne avec qui l’on vit ? Est-il possible de vraiment se connaître soi-même ? 

On se dit : « Ah, je peux le changer », mais franchement, c’est toujours une catastrophe de dire ça ! C’est faux, on ne change pas les gens. En amour, on ne voit bien que ce qu’on veut voir.

« Nous projetons sur autrui ce dont nous avons besoin et dont nous manquons à un moment précis de notre existence. »

Je vois avec une certaine clarté le sujet de la condition humaine. Il y a toujours des tensions dans un couple. Créer une vie avec quelqu’un d’autre, c’est un des plus grands défis d’une vie… et rester en couple avec cette même personne aussi, c’est un immense défi.

On vit dans un monde de l’instantané avec l’internet. On est connectés en permanence, mais à l’inverse, nous sommes aussi déconnectés. Le fait que rien n’est stable maintenant est une réelle inquiétude. Les métiers que nous pratiquons sont instables, les problèmes d’argent sont multiples, on craint toujours d’en manquer, les gens luttent tout le temps… la classe moyenne encore plus.

Comprendre que la vie est un mélange de choses merveilleuses et de moments durs. Le tout est d’avoir une vie intéressante, c’est déjà pas mal.

Jusque là la vision ou analyse directe de l’auteur,  dans un prochain article je citerai ses visions  à travers le roman, sur l’ Amour, l’Argent, les gens raisonnables, les projections, la réalité ou plutot notre vision de la réalité, la culpabilité, les idées preconcues,  l’échec ou l’espoir. Douglas  dit qu’il n’est  pas un psychologue mais  il ne fait aucun doute qu’il est  un fin analyste de l’homme, de la vie et des  aléas de l’existence.

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