Le fils de Philipp Meyer ou la raison du plus fort

Pour la premiere fois j’ai lu un long roman de plus de 1200 pages en édition e-book, cela change de la sensation du livre. Il faudra s’y faire mais pas de bon coeur…. Ipad oblige.

Le roman « Le fils » de Philipp Meyer est l’histoire d’une dynastie les McCullough qui ressemble étrangement à la série Dallas, elle se situe au Texas depuis les années 1850 avec le patriarche Elie lorsque les indiens qui étaient la bien avant pouvaient vous scalper ou vous kidnapper, avec son fils Peter encore au Texas de 1917 où l’on pourchassait les mexicains qui étaient eux aussi la avant et devenaient en 1950 les serviteurs de la petite fille J.A texane moderne enrichie par la découverte des puits de pétrole.

Mayer nous présente cette dynastie via trois volets, le patriarche Elie au comportement indien, son fils Peter son contraire avec son amour et respect pour les mexicains que son père aura pourchassé tué ou expulsé, et la petite fille J.A richissisme texane. Les trois auront affaire aux conséquences du dépouillement du voisin mexicain.
D’ailleurs le titre Le fils fait allusion au petit fils mexicain qui revient sur les lieux d’où son arrière grand père a été tué et sa famille dépourvue de ses terres du Texas par les McCullough.

et pendant que le Christ allait au Calvaire, les Indiens Mogollons se tapaient dessus avec des haches de pierre. À l’arrivée des Espagnols, il y avait les Sumas, les Jumanos, les Mansos, les Indiens de La Junta, les Conchos, les Chisos et les Tobosos, les Ocanas et les Cacaxtles, les Coahuiltecans, les Comecrudos… mais savoir s’ils avaient éliminé les Mogollons ou s’ils en descendaient, mystère. Tous furent éliminés par les Apaches, éliminés à leur tour – au Texas du moins – par les Comanches. Eux-mêmes éliminés par les Américains.

Un être humain, une vie – ça méritait à peine qu’on s’y arrête. Les Wisigoths avaient détruit les Romains avant d’être détruits par les musulmans, eux-mêmes détruits par les Espagnols et les Portugais. Pas besoin d’Hitler pour comprendre qu’on n’était pas dans une jolie petite histoire. Et pourtant, elle était là. À respirer, à penser tout cela. Le sang qui coulait à travers les siècles pouvait bien remplir toutes les rivières et tous les océans, en dépit de l’immense boucherie, la vie demeurait

Philip Mayer nous présente là un roman historique touchant et revoltant, par les monstruosité humaines mais aussi par la tendresse des sentiments, tout cela changeant suivant les membres de la dynastie. Une histoire de l`Amérique à travers le Texas, mais pas sur n’importe quelle Amérique, sur celle des vainqueurs, les perdants étant destinés aux oubliettes de l’Histoire. La raison du plus fort sur Terre!

Les Américains… Il laissa son esprit vagabonder. Ils croyaient que personne n’avait le droit de leur prendre ce qu’eux-mêmes avaient volé. Mais c’était pareil pour tout le monde : chacun s’estimait le propriétaire légitime de ce qu’il avait pris à d’autres.

Note: 7/10 sur l’échelle RG

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