Le livre d’un homme seul – Gao Xingjian

Je suis tombé chez mon fameux bouquiniste de Jérusalem sur Le livre d’un homme seul de Gao Xingjian. Je ne connaissais guère auparavant Gia Xingjian pourtant prix nobel de littérature en l’an 2000. Le livre d’un homme seul est le recit d’une vie de terreur sous Mao. L’auteur y raconte les purges et la barbarie du regime de Mao. On parle des purges staliniennes et nazies mais pas suffisement de ce qui s’est passé en Chine, pays de 600 millions d’habitants quand la terre n’en comptait que 3 milliards, soit 1 terrien sur cinq ! Sous Mao, l’homme a continué à chercher à exterminer ses congénères qui n’agissent ni ne pensent comme lui, alors qu’en Europe nombreux soutenaient et couvraient de louanges le régime communiste de Mao. Ce livre est une implacable dénonciation du systeme totalitaire chinois avec des méthodes qui n’ont rien à envier au nazisme, stalinisme et fascisme.

Il fallait trouver des ennemis. Sans ennemis, comment ce regime aurait-il pu exercer sa dictature ?

Quand les livres devenaient des fruits defendus, c’était la société qui était vraiment terrible.

Gao Xingjian était un homme seul, á l’époque même les femmes dénonçaient leur mari, son livre est dur, il nous montre l’homme malléable et manipulé par le Parti au nom du Peuple au nom de Mao. Avec la lecture de ce livre on comprend la fuite en avant vers le capitalisme des chinois sitôt Mao et la terreur disparus.

La « reforme par le travail » designe en fait les travaux forcés. L’homme est si versatile, plus maleable qu’une boule de pâte, si féroce à denoncer les autres pour se disculper.

Qui cède a la vie sauve, qui se rebelle meurt. Ce qui était faux hier était vrai aujourd’hui, tout changeait en fonction du climat pilitique, chacun était devenu un caméléon. Ce qui était vrai aujourd’hui était faux le lendemain, et si on voulait punir quelqu’un, on pouvait toujours denicher contre lui quelque chef d’accusation. C’etait ce qu’on appelait la lutte des classes, qui était en fait une lutte à la vie et à la mort.

La victoire au peuple! Pourtant ce n’etait pas le peuple qui avait remporté la victoire mais le Parti, le Parti qui avait de nouveau écrasé un groupe anti-Parti. Moins d’un mois aprés la mort de Mao, le Parti avait jeté sa veuve Jiang Qing en prison. Le Parti avait toujours raison! Il ëtait toujours glorieux! Toujours grandiose!

Excellent livre, excellent roman, excellent écrivain mais terrible de constater l’horreur sous les dictateurs, Mao en a été un des plus terribles. Le Parti avait toujours raison! Il ëtait toujours glorieux! Toujours grandiose! Note 8/10 sur l’echelle RG

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