Esprit Laura Kasischke

Marathon Laura Kasischke, j’ai lu à la suite « Dans un monde parfait« , « Esprit d’hiver« ,  et « La vie devant ses yeux« .
 
Je passe sur « Dans un monde parfait » car si le monde était parfait, Laura K n’aurait pas écrit ce roman de fiction ce qui n’est pas mon genre préfèré.

« Esprit d’hiver » c’est du classique Laura Kasischke. J’ai eu une satisfaction continue tout le long du roman. Arrivé à la dernière page à cause d’une erreur d’horaire (ou de traduction d’horaire) je me suis mis à me poser des questions, mais si toute l’histoire n’était pas le recit de Holly (la mére, flashant dans le passé de sa fille bébé)  mais plutôt l’imaginatif de Holly, tout serait diffèrent. Je me suis donc aussitôt mis à relire le roman pour mieux comprendre et la encore, un vrai plasir cette relecture.
C’est la force de Laura Kasischke de prendre un simple événement un jour de Noel et de le tranformer en une histoire tragique que nul lecteur n’aurait imaginé avant la fin du livre. Kasischke est une romancière mais aussi un ecrivain de suspense à la Hitchkock. La est sa force, la est son attrait littéraire.

« La vie devant ses yeux » est dans le meme esprit, la mére et la fille comme dans le roman précèdent avec continuellement des flash de retour sur sa jeunesse, et ce n’est qu’à la fin du roman que l’on fait le parallèle avec le début de l’histoire.
La encore le tragique est plus violent ou virulent que ce que le lecteur a pu s’imaginer tout le long du roman: c’est ce que j’appelle l’esprit Kasischke.
Tout est calme dans la vie de tous les jours, on dirait que la vie est un long fleuve tranquille,  mais c’est un calme trompeur car tout fini très agité dans les romans de Laura Kaschiske.

« Prendre connaissance des horreurs de ce monde et ne plus y penser ensuite,, ce n’est pas du refoulement. C’est une libération

Pour la première fois, elle comprenait le sens d’échec et mat et ce que cela signifiait que d’être un simple pion.

Personne ne naît sans héritage.
Comment avait-elle pu croire pendant toutes ces années, qu’il en était autrement?
Holly aurait dû savoir mieux que quiconque que les gènes sont le destin.
Que le passé réside en soi.
Qu’à moins de le trancher ou de se le faire amputer par opération chirurgicale, il vous suit jusqu’au jour de votre mort
.

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