Albert Cohen, Ô vous, frères humains

J’ai decouvert, toujours chez mon fameux bouquiniste de Jerusalem, un livre dont je ne connaissais l’existence, je croyais avoir lu tout d’Albert Cohen, comment ne pas apprécier ce poète de l’écriture, chaque phrase est un éloge de la beauté de la langue francaise.
Et voici que je découvre Ô vous, frères humains écrit quelques mois avant sa mort, ou Albert Cohen nous raconte ce qu’il a caché sa vie durant:
« Un enfant juif rencontre la haine le jour de ses dix ans. J’ai été cet enfant. »

Un acte antisémite à Marseille  sur un enfant de 10 ans qui ne peut se defendre,  des inscriptions aux murs qui crient Mort aux Juifs, ça semble connu ! nous sommes en 1905, depuis rien n’a changé malgre la Shoah, malgré les lois, les repressions.

Mais Albert Cohen lui croyait aux frères humains, ne pas haïr importe plus que l’illusoire amour du prochain, merveilleux Albert Cohen.

Dites antisémites, mes frères, êtes vous vraiment heureux de haïr et fiers d’être méchants?

 Citation:

Ô vous, frères humains, vous qui pour si peu de temps remuez, immobiles bientôt et à jamais compassés et muets en vos raides décès, ayez pitié de vos frères en la mort, et sans plus prétendre les aimer du dérisoire amour du prochain, amour sans sérieux, amour de paroles, amour dont nous avons longuement goûté au cours de siècles et nous savons ce qu’il vaut, bornez-vous sérieux enfin, à ne plus haïr vos frères en la mort. Ainsi dit un homme du haut de sa mort prochaine.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :