La boite noire d’Amos Oz

Avec  ce roman épistolaire (c-a-d un roman de correspondance par lettres) sur le moi intime des personnages, Amos Oz  m’a  d’abord rappellé les grands de la litterature Chateaubriand ou Dostoïevski,  mais  j’y ai découvert le coté philosophique de l’auteur sur « le phénomène de la foi, de toute croyance, non comme source de la morale mais precisément en tant que son contraire absolu« , alors que  « la vie, c’est le compromis. Et l’opposé du compromis, ce n’est pas l’idéalisme, mais le fanatisme et la mort. »

En voici un extrait, il a étè écrit bien avant la vague des terroristes islamistes, les fous d’Allah , mais ces fous ont toujours existé et l’auteur  de nous donner un exemple du XIVeme siécle, rien n’a changé c’est tout simplement notre mémoire qui s’effrite.

« Ce n’est ni l’égoisme, ni l’abjection, ni la cruauté de notre nature qui font de nous une espèce qui s’autodétruit. C’est notre faute si nous courons à notre perte (et bientot, c’est l’humanité toute entière qui va disparaitre).
Précisément à cause des « nobles aspirations » que nous portons en nous. C’est la maladie de la Religion qui en est responsable. Le désir imperieux d’être « sauvé ». L’obsession de la Delivrance. Qu’est ce donc? La carence totale d’instinct vital. Aptitude dont est doué n’importe quel petit chat. Tandis que nous comme ces baleines qui viennent spontanément s’échouer sur le rivage dans un suicide collectif, nous souffrons d’une dégénérescence avancée de l’instinct vital. De là, la pulsion populaire visant à anéantir et à supprimer ce que nous possedons afin de se frayer un chemin vers je ne sais quelle Rédemption lointaine qui n’a jamais existé et qui n’est pas même dans l’ordre du possible. A sacrifier notre vie dans l’allégresse. A exterminer les autres dans l’extase au profit de quelque vague fantasmagorie que nous prenons pouur la « Terre Promise ». Une espéce de mirage qui est considéré comme « supérieur à la vie ». Qu’est ce qui,ici-bas, n’a pas éte considéré comme superieur à la vie?
A Uppsala au XIV eme siècle, deux moines massacrèrent en une nuit 98 orphelins avant de se supprimer, pour la simple raison qu’un renard bleu etait apparu à une fenêtre, signe que la Vierge les attendait. »

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