Ces établissement qui ne pensent qu’à plumer leurs clients

Greg Smith de la célèbre banque d’affaires américaine Goldman Sachs,
dénonce le fonctionnement “toxique et destructeur » d’un établissement qui ne pense qu’à plumer ses clients.
Goldman Sachs n’est pas la seule institution bancaire dans ce cas, je crois que chacun d’entre nous identifiera sa propre institution financière. Les temps ont changé, intégrité, humilité, et service apporté au client sont remplacés par comment le vous plumer vite et bien!

Résumé: [ lire l’article intégral sur le NYTimes]

Aujourd’hui, c’est mon dernier jour chez Goldman Sachs. Après douze ans passés dans la société je crois y avoir travaillé assez longtemps pour comprendre l’évolution de sa culture, de son personnel et de son identité. Et je peux dire en toute honnêteté que l’environnement y est désormais plus toxique et destructeur que jamais.
Pour décrire le problème en termes simples, les intérêts du client continuent de passer au second plan dans la façon qu’a la société de fonctionner et de calculer comment gagner de l’argent.

Le public, sceptique, en sera peut-être étonné, mais la culture était un élément essentiel du succès de Goldman Sachs. Cette culture était affaire de travail d’équipe, d’intégrité, d’humilité, de service apporté au client. Elle était le mortier invisible qui garantissait la cohésion de cette formidable entreprise, qui nous avait permis de nous assurer la confiance de nos clients pendant 143 ans. Il n’était pas seulement question de gagner de l’argent : une société qui n’a que cela en tête ne tient pas longtemps. La fierté et la foi dans l’entreprise jouaient aussi un rôle. J’ai le regret de dire que quand je regarde aujourd’hui autour de moi, je ne vois pratiquement aucune trace de cette culture qui a fait que j’ai tant aimé travailler ici pendant des années
Autrefois, le leadership était une affaire d’idées, il importait de donner l’exemple et de faire ce qu’il fallait. Aujourd’hui, si vous rapportez assez à l’entreprise (et n’êtes pas un tueur psychopathe), vous serez promu à un poste influent.

Quels sont les trois moyens les plus rapides de s’imposer en tant que leader ?
a) Rentabiliser les « intérêts » de la société, autrement dit convaincre ses clients d’investir dans les actions et autres produits dont nous nous efforçons de nous débarrasser parce qu’ils n’ont qu’un faible potentiel de rendement.
b) Partir à la « Chasse à l’éléphant » : pousser ses clients – dont certains ne sont pas naïfs, d’autres si – à acheter ce qui sera le plus profitable pour Goldman. Vous allez peut-être me trouver démodé, mais je n’aime pas vendre à mes clients un produit qui n’est pas bon pour eux.
c) Se retrouver à un poste où l’on a pour mission de négocier des produits opaques affublés d’acronymes à trois lettres.

PS: Merci Greg Smith de claquer la porte, il n’est jamais trop tard pour nous avertir, pigeons que nous sommes! Mais avons nous une autre option, une issue de secours en ces temps de mondialisation sauvage ?

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