Le mendiant de Jérusalem

J’ai lu « Le mendiant de Jérusalem » d’Elie Wiesel écrit en 1968 après la guerre des 6 jours.
Je n’ai pas réussi à tenir jusqu’à la fin du livre, un peu étrange, souvent incompréhensible (pour moi), mais j’y ai trouvé un morceau toujours d’actualité sur la condition humaine. le voici:

gerard rouah

Votre pays, tous les systèmes, j’en suis écœuré. Déshumanisés, les hommes se font de plus en plus mal, de plus en plus horreur.
La fraternité, la solidarité: quelle triste plaisanterie !
Montrez moi une société viable et je viendrais m’y integrer; montrez moi un seul coin tranquille et je rentre m’y établir. Il n’y en a pas et vous le savez.
Votre univers tout entier croule sous la violence, la haine. A l’holocauste d’hier succédera celui de demain, et il sera total.
…… Mais cela a toujours été ainsi ! En effet la connaissance et la douleur vont de pair. Plus en sait, plus on désespère de sa condition. Plus on avance, plus on se heurte à l’immensité du mal.
Naguère, l’homme pouvait fuir le danger, l’inhumain en changeant de ville, de province, de continent.

Aujourd’hui, il ne reste plus un endroit ou aller, ou se cacher. Et ne me vantez pas les bienfaits, les ideaux de la recherche scientifique: tous vos savants ne seraient pas capables d’assurer la sérénité, sinon le bonheur d’un seul être, alors qu’il leur serait facile d’anéantir jusqu’au dernier homme sur la planète.

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